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100 badass du cinéma, épisode 10 : Bernard Giraudeau, Noomi Rapace, Michael Madsen, Vin Diesel, Hugo Weaving

100 badass du cinéma, épisode 10 : Bernard Giraudeau, Noomi Rapace, Michael Madsen, Vin Diesel, Hugo Weaving

On finit la semaine 2 du dossier des « Badass » avec du Lisbeth Salander, de l’Agent Smith, du Riddick, un Mr Blonde et… Bernard Giraudeau ? Et ouais, Bernard Giraudeau. A la semaine prochaine pour la suite !

46.“Chet” (Bernard Giraudeau)

par David Bianic

FILM : Rue Barbare, de Gilles Béhat (1984)

Si Jean-Paul Belmondo commençait à se rouiller au début des années 80, usé par les cascades et préférant désormais s’auto-parodier à renforts de “youplabadaboum”, il avait assuré sa relève. Leurs noms seraient Gérard Lanvin et Bernard Giraudeau, et à l’occasion ils formeraient un tandem de buddy badass à l’américaine dans Les Spécialistes de Patrice Leconte. Giraudeau, c’est pas un badass de composition : militaire dans la Marine nationale depuis ses 16 ans, il servira sur la Jeanne d’Arc, avant d’arracher ses galons pour bourlinguer sur les mers en homme libre. Mais sa palette de jeu ne le confinera pas aux rôles de gros bras et, de La Boum à Et la Tendresse ? Bordel !, il joue le caméléon.

En 1983, sort La Lune dans le Caniveau de Jean-Jacques Beneix, une adaptation de The Moon in the Gutter, un roman noir de l’américain David Goodis. Si le film se veut fidèle à l’œuvre littéraire, Beneix y met sa patte visuelle, trop belle pour traduire la dureté du récit. Étonnamment, au même moment se produit une autre adaptation du roman de Goodis en France, réalisée par un quasi-inconnu, Gilles Béhat. Rue Barbare. Rien que le titre sonne autrement plus badass que le film de Beneix, et il ne ment pas sur la marchandise. Violent, jusqu’au-boutiste, nihiliste, Rue Barbare emprunte à Mad Max et aux Guerriers du Bronx sortis peu avant, mais ici dans une banlieue française fantasmée.

Giraudeau y joue Daniel Chetman, dit Chet, un ancien membre d’une bande de barbares des rues, désormais rangé des bourre-pifs. Jusqu’au jour où il s’interpose lors d’un viol, et ses vieux amis de le rappeler à son passé. Fuir ou se battre, jusqu’à la mort, Chet n’a que peu d’options. Toute la différence avec les films de baston, du moins français, réside dans la déshumanisation de l’univers de Rue Barbare. Cette noirceur fait que les coups portés frappent encore plus fort dans l’esprit du spectateur, le tout souligné par la bande-son oppressante de Bernard Lavilliers.

Face à Giraudeau, le film aligne un beau panel de gueules cassées, de Bernard-Pierre Donnadieu à Jean-Pierre Kalfon, Jean-Claude Dreyfus et même une apparition du jeune Jean-Claude Van Damme. Le perso de Chet porte son histoire sur le visage et dans sa “panoplie” : une moustache de gitan, des tatouages de docker, un bracelet de force et un poing américain iconique de la rudesse du film. Totalement crédible, Giraudeau livre une prestation physique incroyable. Très crus, les fist fights ne nous épargnent rien et s’achèvent dans une battle royale sanglante avec Hagen (Donnadieu). Bestial, ce combat désignera le nouveau mâle alpha de la rue, car seule la loi du plus badass vaut dans les rues barbares.

Badass-line : “Merci, ma pute. C’était court mais c’était bon.” (en achevant un loubard d’un high kick)

 

 

47. Lisbeth Salander (Noomi Rapace – Rooney Mara)

par David Brami

FILM : Millenium, de Niels arden Oplev (2009) et David Fincher (2011)

Plus un personnage est mémorable, plus il est difficile pour un acteur ou une actrice de se détacher de ce rôle d’une vie. Alors quand ce rôle est celui de Lisbeth Salander, autant dire que c’est presque mission impossible. « Mais qui est Lisbeth Salander ? » me diront les deux du fond. Ils ont de la chance, je ne sais pas bien viser avec mes craies. Lisbeth Salander est une enquêtrice underground tirée de Millénium, une trilogie de romans policiers écrits par le suédois Stieg Larsson. Dans celle-ci, un reporter accusé à tord, Mikael Blonkvist, est engagé pour résoudre la disparition 36 ans plus tôt, de la nièce d’un riche industriel. Il sera tout d’abord passé à al loupe par Lisbeth, avant que celle-ci ne le rejoigne dans son investigation.

Grand succès littéraire, Millénium l’a été pour plusieurs raisons. Bien sûr l’intrigue du premier tome est saisissante, bien construite, menée de main de maître  et lance la trilogie sur de bons rails. Mais certains de ses éléments sortent du lot. Romancier, Stieg Larsson fût également un reporter engagé. De nombreux éléments de ce premier tome, « Les hommes qui détestaient les femmes« , sont issus de sa vie, comme sa participation au magazine Expo (renommé Millénium dans la saga). L’intrigue est également guidée par sa volonté de dénoncer l’actuelle tétanisante montée du nazisme au cœur de sa Suède natale. Face à cette bête sans nom, Larsson place son avatar Mikael au beau milieu d’un drame familial et lui adjoint donc Lisbeth, à travers laquelle il va exorciser ses démons et faire passer un message féministe et humain. Je dis exorciser car Lisbeth, c’est avant tout une jeune fille violée devant les yeux du romancier quand celui-ci avant 15 ans, une jeune fille qui a refusé d’accepter ses excuses rapport à son inaction. Lisbeth, c’est également une version adulte de Fifi Brindacier, l’héroïne pour enfant que Stieg a réinventée, imaginant comment cette petite fille a pu devenir asociale dans un monde adulte rigide. L’excellent livre « Stieg Larsson avant Millenium » pose également en inspiration visuelle une reporter punk ayant le même tatouage de dragon que l’héroïne. A l’arrivée, Lisbeth ressemble à une punk goth (un look souvent associé au nazisme alors ses adeptes en sont souvent l’antithèse flagrante), hackeuse surdouée et pupille de l’état au passé trouble, forte et indépendante.

Hit littéraire international, Millénium touchera un bien plus grand publique lorsque la trilogie sera adaptée sur les écrans. Dans le rôle de la belle, Noomi Rapace crève l’écran sous la caméra du suédois Niels Arden Oplev. Regard profond, ton sec, elle porte parfaitement le collier de pics, les piercings, le tatouage, le blouson en cuir et le skinny jean qui font d’elle une panthère urbaine prête à tout pour arriver à ses fins, quitte à filmer son propre viol par un nouveau tuteur dégueulasse afin de s’en affranchir. En informatique comme en relations humaines, elle ne fait confiance qu’à ce qu’elle connait. C’est sans doute pour cette raison que, lorsque Blonkvist se sentira dans une impasse, elle l’aidera, tout d’abord par Mac interposé, puis en rejoignant l’enquête à la demande du journaliste. Si ça la démange, elle baise Blonkvist puis retourne dormir sur le canapé. Mais Lisbeth sait également prendre soin de lui quand on tente de le tuer, quitte à poursuivre les agresseurs, club de golf à la main et la gorge déployée, les poussant à l’accident en les coursant à moto. 7 nominations et 3 trophées (dont l’Empire et le Satellite Award de la meilleure actrice) attestent de cette magnifique performance ayant permis à l’actrice de débouler à Hollywood dans les péloches de Guy Ritchie, Brian de Palma ou Ridley Scott. un succès mérité d’autant que les deux suites de la trilogie se sont focalisées sur son personnage, lui permettant de faire preuve de l’étendue de son talent. Noomi a d’ailleurs récemment retrouvé le réalisateur de ce premier opus aux US pour participer à Dead Man Down, actuellement sur les écrans.

Seconde adaptation de Millénium et second avatar de Lisbeth Salander à l’écran, Rooney Mara a repris le rôle dans la version américaine du film, cette fois mise en scène par David Fincher. Le sujet et le personnage collant particulièrement aux thématiques du cinéaste (un whodunit bien ficelé teinté de message et porté par une Suède et une Lisbeth très graphiques), tout était réuni pour faire un chef d’oeuvre, et c’est bien heureusement ce qu’on a eu. Ici, Fincher livre sa version féminine du Tyler Durden qu’il avait mis en scène dans Fight Club. Bien que le rôle ne change pas en essence, le script de Steve Zaillian et la direction de Fincher aident à faire de cette Lisbeth un personnage bien moins monolithique, plus sensible, plus subtil. Au lieu d’apprendre par téléphone que son tuteur a subit une attaque cardiaque, c’est elle qui le découvre et appelle la police. Au lieu d’aller le voir à l’hôpital  elle le veille. Victime d’une attaque dans le métro, elle fuit ses agresseurs au lieu tenir ses positions, une bouteille de verre à la main.

Ces éléments font une Lisbeth plus fragile mais lui permettent d’évoluer et de proposer une protagoniste moins monocorde. Au fur et à mesure, portée par la musique d’Atticus Ross et de Trent Reznor, Lisbeth grandi dans cette version au lieu de simplement s’adapter et réagir. Du coup, quand après son viol elle se venge sur son nouveau tuteur abusif, elle semble imprévisible, aliénée, primale, et bien plus dangereuse. Lorsque Blonkvist vient lui demander son aide, elle ne met pas du temps à révéler son envie de mettre les mains dans le cambouis. Elle a plutôt un déclic quand celui-ci lui annonce son envie de partir à la recherche d’un « tueur de femmes ». Elle impose également sa volonté d’aller jusqu’au bout de ce qu’elle a besoin de faire face à une archiviste revêche et bornée dans des séquences qui sont absentes de la version suédoise. De quoi attester d’une véritable évolution, d’une construction de personnage sorti de sa zone de confort, et donc de la transformation d’une Lisbeth au bord de l’asperger, mais qui tente de s’ouvrir quand elle trouve enfin une connexion humaine qu’elle ne semble n’avoir jamais eu. Du coup, Ronney se démarque de la panthère solidement campée par Noomi en incarnant une louve loyale mais rageuse, ne demandant qu’à se déchaîner sur sa proie, si tant est que son nouveau compagnon l’y autorise. Sauvage, subtile, véritablement bestiale, badass. Sa sensibilité la rend d’autant plus touchante quand cette loyauté sera trahie par l’amour que Blonkvist porte à quelqu’un d’autre.

Deux Lisbeth, deux versions bien différentes pour deux aventures similaires sur le papier, mais totalement différentes dans le ressenti et la badassitude. Dommage que Stieg Larsson, terrassé par une attaque cardiaque, ne put être profiter de la réussite de ces romans et de leurs adaptations. Un quatrième roman a été écrit (la trilogie devait à l’origine être le début d’une saga de 10 tomes). On espère toujours lire cette suite un jour, tout comme on espère un jour voir les remakes des suites de la saga, même si pour le moment on reste sans nouvelles.

Badass line (après s’être fait défendue d’une agression) : « Jävla fittor, kom igen då! » («Aller venez, bande de cons !»)
Badass line (à Blonkvist, prête à courser l’agresseur de ce dernier) : «May I kill him ?»

 

48. Mister Blonde – Vic Vega (Michael Madsen)

par Intheblix

FILM : Reservoir Dogs, de Quentin Tarantino (1991)

Le premier film et chef d’oeuvre de Tarantino, Reservoir Dogs, doit énormément au rôle de M. Blonde interprété magistralement par Michael Madsen. Lequel d’entre vous oserait me dire qu’à l’écoute de “Stuck in the middle with you”, il ne pense pas à l’interlude musicale du film et à la « scène de l’oreille » ? Qui ne simulera pas la petite danse de M. Blonde dès les premières notes de ce tube des seventies ? Pas toi, je le sais, fidèle lecteur et cinéphile qui a le bon goût de lire ces chroniques.

M. Blonde, Vic Vega de son vrai nom (ça ne vous rappelle rien ?), est un type à la cool. Charpenté, la tête toujours un peu penché, l’oeil clair et la voix lente et grave, il transpire le héros de Blackxploitation…en blanc. Il sort de 4 ans de prison mais continuerait bien sa vie dans le larcin pour avoir un « vrai boulot » (oui, bosser comme docker n’est pas un vrai boulot). Joe et son fils Eddie lui proposent un petit casse, tranquille, pépère, dans une diamanterie avec cinq acolytes. Evidemment, ça dégénère car “ces idiots d’employés de la boutique ont déclenché l’alarme”. La nonchalance de “Cure-dent”, son autre petit nom, a laissé place à son côté psychopathe. Il a fait un carton et la diamanterie s’est muée en boucherie (Le casse a foiré, les flics les attendaient, quelqu’un les a balancé). Les braqueurs survivants se retrouvent dans un vieil entrepot. Tandis que M. White et M. Pink (fantastiques Keitel et Buscemi) paniquent et s’énervent devant le corps ensanglanté de M. Orange, M. Blonde se pointe tranquillement sirotant son coca à la paille (il est passé au Taco Bell pour un encas, le meurtre, ça creuse).

Et là tu me vois venir, toi qui a déjà vu ce formidable film: Blonde a réussi à prendre un flic en otage qu’il va “torturer rien qu’un peu, pour la rigolade”. Non, mon esprit n’est pas malade et je ne me réjouis nullement de la souffrance d’autrui, mais passé le choc de la violence brute de Blonde (c’est un film, hein, c’est du faux, pas pour de vrai, quoi), c’est la marrade intégrale. Le “Coolest Bad Guy” sort de sa santiag un rasoir et au son des Stealers Wheels entame une petite danse en chantonnant puis brutalement s’attaque à l’oreille du pauvre flic et s’amuse avec le bout de chair en parlant dedans ! Quentin Tarantino nous amène dans des montagnes russes émotionnelles et nous rend ce personnage sympathique malgré sa cruauté…du grand art.

Badass line: “Est ce que t’aboies tout le temps, petit roquet ou est ce que tu mords”

 

 

 

49. Riddick (Vin Diesel)

par Intheblix

FILM :  Les Chroniques de Riddick, de David Twohy (The Chronicles of Riddick, 2004) 

Est il besoin de vous présenter Riddick , The Ultimate Badass des années 2000 ? Non ? Je vais quand même vous en toucher deux mots, après tout, il mérite amplement sa présence dans les colonnes de cet estimable web-mag. Sorti de l’imagination de Jim et Ken Wheat et surtout transcendé par l’interprétation de Vin Diesel (son unique vrai grand rôle, avouons le), Riddick est un extra-terrestre de la planète Furia. Pas un Petit Gris ou un petit homme vert avec des antennes, non, c’est un humanoïde comme vous et moi… avec un physique bodybuildé et des yeux lui permettant de voir la nuit.

Revers de la médaille, il doit porter des lunettes de soudeur en plein jour. Il y a pire comme inconvénient. L’origine de cette nyctalopie est obscure (ah ah ah) . Dans Pitch Black, le premier volet de ses aventures, il dit avoir subi une greffe dans la prison de Butcher Bay afin d’avoir ces yeux particuliers, ce qui semble se confirmer dans Les Chroniques de Riddick, où il apprivoise des « panthères-pangolins » (ne rigolez pas, elles vous bouffent un mec en 3 secondes !) qui présentent un regard similaire. Selon certaines sources, il s’agirait plutôt d’un trait propre aux Furiens, un pouvoir qui se serait révélé à Riddick lors de son passage dans la prison…

Riddick est un solitaire, une machine à tuer intelligente, agile et puissante guidée par son seul intérêt personnel. Il est plutôt mutique à l’exception des quelques punchlines qu’il balancera de sa voix de stentor. Dans Pitch Black, suite au crash de la navette qui devait le ramener en prison, il fait face, avec les quelques survivants, à des créatures nocturnes ailées particulièrement voraces. Sa survie aura un prix et ce sont ses compagnons de mauvaise fortune qui paieront l’addition. A l’exception des rescapés (Jack, l’adolescente et de l’Imam) ce sera un carnage.

Ce sont ces survivants qui mèneront Riddick à sa deuxième aventure filmique. L’anti-héros se retrouve parachuté comme sauveur de l’Univers et de ses habitants par une vieille prophétie. « Seul un Furien pourra arrêter les Necromongers ». Pas de bol, il est le seul représentant de sa race. Par simple vengeance personnelle (et non pour sauver l’Univers dont il se contrefout) et pour Jack, il s’embarque dans un combat contre les Necromongers, un peuple conquérant et dévastateur. Et devinez quoi ? Il va leur faire la misère et finir roi installé sur le trône façon Conan (avec un petit interlude dans la prison de Helion Prime où il leur fait la misère, aussi, avec une tasse à thé, entre autres exploits gymniques). Il est vraiment trop fort ce Riddick et vivement la suite.

Badass line: « There’s gonna be one speed: mine. If you can’t keep up, don’t step up. You’ll just die » 

 

 

50. Agent Smith (Hugo Weaving)

par David Brami

FILM :  Matrix, la trilogie, de Andy et Larry/Lana Wachowski (The Matrix trilogy, 1999-2003)

 

Qu’il soit législatif ou informatique, tout système est régi par des règles, une administration et des agents de fonctionnements. Un bon système vous aide à vivre, à faire ce que vous avez envie de faire et, dans le meilleur des cas, vous y aide. Que se passe-t-il quand le système décide de ne plus vous servir, de vous mettre des bâtons dans les roues, ou pire, décrète que vous êtes la chose à éliminer pour qu’il tourne mieux ? Et que ce passe-t-il quand ce système, corrompu, se retrouve dirigé par un de ses agents, devenu fou ? Cette métaphore lourde de sens, les Wachowski lui ont donné un nom : Smith. Un véritable coup de génie scénaristique !

A une époque où le monde entier est encerclé, géré et surveillé par l’informatique, l’agent Smith, admirablement incarné par l’excellent Hugo Weaving, représente le pire cauchemar de tout un chacun : être épié, analysé, jugé et pourchassé sans répit. Un écran, un téléphone, une personne se trouve à proximité et c’est l’ennemi qui vous retrouve et cherche à vous éliminer. Neo (Keanu Reeves) va faire l’expérience de ce tortueux cauchemar, mais va bien heureusement trouver sur son chemin une résistance, un virus vivant, pensant, virus qui représente le salut du système. Dans notre monde, cette situation s’est déjà vue. En informatique, c’est déjà plus rare. On préfère formater, réinstaller de zéro (la même chose ou non) et repartir sur des base fraîches. Mais on a pas encore la possibilité de stocker des gens dans nos disques durs. Auquel cas les choses seraient bien différentes.

Ce qui fait de Smith un agent si dangereux, c’est qu’il est impossible d’aller contre son ADN puisqu’il n’est pas un humain mais un programme. Un programme avec des lunettes noires, un costume impeccable, et un sourire sardonique déformant le visage de folie. Impossible de le raisonner, impossible de le faire changer d’avis ou d’attendre de sa part une quelconque compassion. Pas tant qu’il reste un simple programme en tous cas. Son contact fusionnel avec Neo à la fin du premier opus change cela, mais au lieu de le pousser à comprendre les humains, il va en tirer les pires traits : Volonté de se reproduire pour noyer le monde par sa masse, céder à l’égoïste envie de conformité, formater le monde à son image, tels sont les désirs de cet anti-virus ayant pris pour cible le système. Au final seul le sacrifice, couplé à une alliance extérieure, capable d’une sauvegarde et d’un partitionnement des données, permettra d’en venir à bout. Déjà sur un pc, c’est une plaie, mais un anti-virus personnifié qui part en sucette dans un monde physique, difficile de trouver pire badass. Y’a pas, ca change de Priscilla, Folle du désert (quoique dans un autre genre…).

Badass Quote : I killed you, Mr. Anderson. I watched you die… with a certain satisfaction, I might add. And then something happened. Something that I knew was impossible, but it happened anyway. You destroyed me, Mr. Anderson. Afterward, I understood the rules, I understood what I was supposed to do, but I didn’t. I couldn’t. I was compelled to stay, compelled to disobey. And now, here I stand because of you, Mr. Anderson. Because of you, I’m no longer an Agent of this system. Because of you, I’ve changed. I’m unplugged. A new man, so to speak. Like you, apparently, free.
But, as you well know, appearances can be deceiving, which brings me back to the reason why we’re here. We’re not here because we’re free. We’re here because we’re not free. There is no escaping reason, no denying purpose, because as we both know, without purpose, we would not exist.
Copie 1 : It is purpose that created us.
Copie 2 : Purpose that connects us.
Copie 3 : Purpose that pulls us.
Copie 4 : That guides us.
Copie 5 : That drives us.
Copie 6 : It is purpose that defines us.
Copie 7 : Purpose that binds us.
Agent Smith : We are here because of you, Mr Anderson. We’re here to take from you what you tried to take from us… Purpose !

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