• Home »
  • 100 badass »
  • 100 badass du cinéma, épisode 17 : Dennis Quaid, Kirk Douglas, Bruce Lee, Russel Crowe, William Devane
100 badass du cinéma, épisode 17 : Dennis Quaid, Kirk Douglas, Bruce Lee, Russel Crowe, William Devane

100 badass du cinéma, épisode 17 : Dennis Quaid, Kirk Douglas, Bruce Lee, Russel Crowe, William Devane

Plus de 80 badass au compteur et nous continuons cette épopée sans relâcher la pression une seule seconde. Au menu aujourd’hui : un cow-boy décharné, un gladiateur bien huilé, un moine très musclé, un flic torturé et un vengeur amputé. Bon appétit !

81.Doc Holliday (Dennis Quaid)

par Sheppard

FILM : Wyatt Earp, de Lawrence Kasdan (1994)
John Henry Holliday est sur les écrans depuis 1937. Il est probablement le badass le plus vieux et le plus récurant de l’histoire du cinéma, et si les prestations de Victor Mature dans My Darling Clementine (John Ford, 1946), et de Kirk Douglas dans Règlement de compte à OK Coral (John Sturges, 1957) sont toutes deux fondatrices du mythe Holliday, il faut bien avouer que la performance livré par Dennis Quaid dans le magnifique Wyatt Earp de Lawrence Kasdan est en tout point exceptionnelle.

Rachitique, courbé, pâle, boiteux, jamais un acteur n’avait approché la condition de ce « sportif » tuberculeux d’aussi près. Quaid fait de Holliday un véritable mort ambulant. Bien sûr il n’omet en rien son rôle de sidekick idéal et incarne à merveille la décontraction, la désinvolture, l’élégance et l’humour du personnage. Mais il parvient aussi à rajouter dans chaque scène une touche de tension et de désespoir.

Western oblige, la rencontre entre Wyatt Earp (Kevin Costner) et le Doc se déroule dans un bar. Holliday se montre d’abord provoquant, dédaigneux mais poli, toujours poli. Puis sur un geste malheureux il renverse une bouteille. La frontière invisible qui se dressait entre les deux hommes a été franchit. Earp rattrape la bouteille, silence. Les deux hommes se regardent, ils se connaissent, ils se sont déjà vus, ils sont les deux faces d’une même pièce. C’est à ce moment précis que la réelle amitié entre les deux hommes va naître, sur un regard. Earp rend la bouteille au Doc. « Do you believe in friendship, Wyatt Earp? », lui demande-t-il. La suite appartient à la légende.

C’est cette combinaison de désespoir et d’humour qui a fait sa popularité, mais la prestation de Dennis Quaid ajoute tant de choses au personnage qu’il faut bien reconnaître qu’il en devient presque le Doc Holliday définitif. Sans compter que le reste du film est un sacré putain de western.

 BADASS LINE : « My mama always told me never put off till tomorrow people you can kill today. « 

 

 

82. Spartacus (Kirk Douglas)

par Gilles Da Costa

FILM : Spartacus, de Stanley Kubrick (1960)

Lorsque Kirk Douglas passe à deux doigts du rôle-titre du Ben-Hur de William Wyler et laisse cette place tant convoitée à Charlton Heston, sa frustration est telle que monter son propre projet ayant pour cadre l’antiquité devient pour lui une obsession et une question d’honneur à l’échelle hollywoodienne. Il acquiert donc les droits du roman Spartacus d’Howard Fast, adapté de l’histoire authentique d’un esclave et gladiateur thrace ayant fomenté une révolution massive contre l’empire romain entre -73 et -71, et approche David Lean (Le pont de la rivière Kwai, Lawrence d’Arabie, Le Docteur Jivago) afin de lui proposer la réalisation du métrage. Ce dernier refuse et c’est finalement Anthony Mann (Winchester 73, Le Cid) qui occupera ce poste durant une petite semaine avant d’être remercié par Douglas qui lui préféra finalement le jeune Stanley Kubrick avec qui il avait déjà travaillé quelques années plus tôt sur Les Sentiers de la gloire.

Gladiateur surdoué, soldat émérite, fin stratège, icône vivante pour des millions d’opprimés à travers tout l’empire romain, le mot badass ne mérite pas Spartacus. Sa noblesse d’âme et sa bonté n’ont d’égales que son courage et sa ténacité. Capable d’immobiliser un garde en lui déchirant le talon d’Achille avec les dents, d’en occire un autre en le noyant dans un chaudron de soupe s’il n’a pas de glaive sous la main, de défier la puissance armée la plus importante au monde ou de rallier à sa cause des milliers d’hommes, il incarne un idéal révolutionnaire immaculé. Côtoyant dans l’inconscient collectif des figures mythologiques telles Héraclès, Samson, ou Maciste, Spartacus atteint dans le film de Kubrick une dimension christique le portant bien au-delà d’une simple figure héroïque.

Alliant conscience politique, intelligence militaire, charisme et force physique, il ne laisse rien ni personne se mettre en travers de son chemin pavé de cadavres vers l’abolition. Guidé par un idéal, sa force réside dans sa détermination sans faille et dans la loyauté des siens. Un rôle en or taillé sur mesure pour et par Kirk Douglas dans un film qui remporta pas moins de quatre Oscars et dont le succès au box-office permit à Stanley Kubrick de réaliser en 1962 un projet dont le financement aurait été impossible dans un contexte différent : Lolita.

BADASS LINE : « When a free man dies, he loses the pleasure of life. A slave loses his pain. Death is the only freedom a slave knows. »

 

 

83. Lee (Bruce Lee)

par Gilles Da Costa

FILM :  Opération Dragon, de Robert Clouse (1973)

Bruce Lee, de son vrai nom Lee Jun-fan, exsude naturellement la badasserie par chaque pore de sa peau. Son regard perçant, son corps sec comme un coup de trique, sa gestuelle féline, ses cris aigus accompagnant chaque coup, toutes ses spécificités font de lui un combattant unique dont l’aura le porte d’emblée au-dessus de ses adversaires avant même qu’il se décide à utiliser son redoutable kung-fu. Ce performer légendaire au charisme inégalé a laissé une trace indélébile dans le cinéma d’action en seulement cinq films marquants. Imposant un personnage à la fois sérieux par son code moral et excentrique par ses mimiques, il symbolise encore aujourd’hui à l’échelle mondiale la noblesse et les valeurs humaines du Kung-fu. Formé très jeune au théâtre par sa famille et au Wing Chun par le légendaire maître Yip Kai-man (dont un énième “biopic” signé cette fois-ci Wong Kar-Wai, The Grandmaster, vient de sortir dans les salles), ce businessman de génie sera le premier à exporter le film d’action asiatique dans le monde entier.

Longtemps cantonné (no pun intended) à de petits rôles secondaires, il connaîtra la gloire grâce à la série Le Frelon vert et à des films comme La fureur du dragon ou La fureur de vaincre mais c’est réellement grâce à Opération dragon qu’il deviendra une star de classe internationale après sa mort. Dans ce film de 1973 réalisé par Robert Clouse (également metteur en scène du Jeu de la mort, dernier film officiel de la filmo de Bruce Lee) il incarne un moine – avec cheveux – recruté par une agence de renseignements afin d’aller espionner les méfaits du maléfique Han sur une île accueillant un tournoi d’arts martiaux. Dans une ambiance à la James Bond relevée par une excellente bande originale signée Lalo Schifrin, Lee (car c’est aussi le nom de son personnage, plus pratique à l’export) impose sa présence magnétique d’une scène à l’autre. Réduisant ses camarades de jeu Jim Kelly et John Saxon à l’état de personnages bidimensionels caricaturaux, il irradie l’écran de sa présence et le moindre de ses mouvements capte le regard.

A la différence de ses précédents films, Bruce Lee parvient ici à distiller sa philosophie et sa vision du combat à travers de nombreuses répliques dont il est l’auteur. Il y démontre aussi sa capacité à se débarrasser d’un adversaire par la ruse sans utiliser la violence, et n’hésite pas à inculquer quelques principes de vie inspirés entre deux coups de latte bien placés. Son style de combat est également plus épuré, plus fluide. Dans Opération Dragon, comme dans la pratique de l’art martial dont Bruce Lee est l’inventeur, le « Jeet Kune Do », l’esbroufe et les fioritures n’ont pas voix au chapitre. Tout est question d’efficacité et de simplicité. C’est en recherchant cette ligne claire que Bruce Lee atteint le sommet de la badassitude. Il n’annonce jamais sa puissance et ne cherche pas à asseoir sa domination sur l’autre. Il n’est pas le plus puissant, le plus grand, ni même le plus volubile et c’est justement son point fort. Lorsque son adversaire le sous-estime, la moitié du travail est fait. C’est ainsi qu’il se permettra, lors d’une scène de combat dantesque de se débarrasser d’une quarantaine de sbires du vil Han (parmi lesquels figure celui qui deviendra quelques années plus tard une autre star du film d’action : le jeune Jackie Chan), en profitant par la même pour démontrer sa maîtrise bien connue des nunckakus.

Dans Opération Dragon Lee contrôle totalement son image et impose un personnage qui lui ressemble enfin. Plutôt cérébrale et d’une classe absolue, même lorsqu’il écrase la nuque d’un adversaire en sautant dessus à pieds joints, le regard habité d’une rage animale, ll personnifie à lui seul la sagesse et la fougue des arts martiaux. Cette violence contenue par des préceptes bien intégrés et une maîtrise technique étourdissante n’ayant jamais pour but de nuire. Film testament à plus d’un titre, bien plus que le très charcuté Jeu de la mort, Opération Dragon illustre avec force les prouesses d’un athlète au sommet de son art. Le film le plus complet d’un pionnier qui n’a toujours pas trouvé, 40 ans après sa mort, d’héritier digne de ce nom.

BADASS LINE : « Boards don’t hit back. »

 

 

84. Wendell « Bud » White (Russell Crowe)

par John Plissken

FILM :  L.A Confidential, de Curtis Hanson

Magnifique adaptation du colossal roman de James Ellroy, L.A Confidential fit découvrir la virilité à fleur de peau de Russell Crowe au public du Festival de Cannes en 1997. Projeté en compétition, le film ne remporta pas un pet de lapin (c’est du genre, faut pas déconner…), mais sauva l’honneur aux Oscars avec une statuette pour Kim Basinger (qui opérait là un spectaculaire come back) et une autre consacrant le travail d’adaptation du tandem Helgeland/Hanson. Acteur depuis l’enfance, Russell Crowe apparu quant à lui vraiment sur les radars en 1992 dans le film australien Romper Stomper où il incarnait un skinhead.

Il se fera remarquer un peu plus tard en amant de Sharon Stone dans le Mort ou Vif de Raimi mais sa notoriété explose réellement avec L.A Confidential. A l’écran, son Bud White est phénoménal : puissant, brutal, intimidant, machine à briser les importuns exploité sans vergogne par le chef de la police Dudley Smith (James Cromwell)… Ses accès de fureur évoquent un Hulk qui resterait humain et, lorsque Bud brise le dossier d’une chaise à mains nues, se jette sur Ed Exley (Guy Pearce) pour lui refaire le portrait ou quasi-défenestre un proc’ marron (Ron Rifkin) pour obtenir des aveux, le spectateur se fait tout petit dans son siège. Habilement dirigé par Curtis Hanson, Russell Crowe, au fil de l’intrigue, bouleverse nos repères moraux en passant du statut de méchant cogneur à celui de victime, révolté par les sombres agissements de sa hiérarchie corrompue.

Parallèlement, le chevalier blanc Ed Exley perd singulièrement de son lustre au nom de son ambition dévorante mais pas au point de fermer les yeux sur l’immense réseau de pourris gangrénant le LAPD. L’alliance progressive et contre nature entre ces deux homme est proprement jubilatoire, jusqu’à l’extraordinaire climax en forme de guet-apens dans une maison abandonnée. Dans L.A Confidential, Crowe défouraille, tabasse, éructe mais il est aussi ce mâle rongé par des blessures d’enfance, piquant une colère incontrôlable lorsqu’une femme est brutalisée et trahissant parfois, dans ses moments de détresse, un regard de petit garçon perdu. Bref un badass au coeur pur qui a tout ce qu’il faut pour faire fondre celui de Lynn Bracken (Kim Basinger) et de toute la gente féminine lorsque sortira le film.

BADASS LINE :  » What do I get if I give you your balls back, you wop cocksucker? « 

 

 

85. Major Charles Rane (William Devane)

par David Mikanowski

FILM : Légitime Violence, de John Flynn (Rolling Thunder, 1977)

Si vous êtes une ménagère de moins de 50 ans, fans de réunions Tupperware, vous connaissez forcément William Devane à travers ses apparitions régulières dans le soap opera des années 1980 Côte Ouest (Knots Landing) produit par Lorimar (tout comme la série Dallas, dont il est le spin-off). Dans ce soap télé, Devane incarnait, avec son sourire Colgate, le bellâtre Gregory Sumner.

Si, en revanche, le nom de William Devane vous évoque plutôt des thrillers sévèrement burnés comme Marathon Man ou Légitime violence, bravo, on vous laisse le droit de poursuivre cet article (les autres, sortez ! Ce qui va suivre n’est, à vrai dire, pas destiné aux fans de brushings et manucures – oh que non !).

Devane a donc été le héros de Légitime violence (pas le film avec Claude Brasseur et Véronique Genest, hein, l’autre, le vrai !), une série B bien badass, que l’on a découvert en VHS en 1984 (inédit dans les salles françaises, ce long métrage était sorti aux États-Unis depuis déjà sept ans). Il a également été diffusé sur Canal + en janvier 1986.

Basé sur une histoire de Paul Schrader – qui a failli réaliser le film – et un scénario coécrit par Heywood Gould (Ces garçons qui venaient du Brésil ; Le policeman avec Paul Newman), ce polar très noir a été une source d’influence majeure pour nombre de cinéastes comme Tarantino et Eli Roth (qui commente d’ailleurs la bande annonce sur le site Trailers from Hell).

De quoi s’agit-il ?

1973. Après huit ans passés dans un camp de prisonniers à Hanoï, le major Rane rentre chez lui, au Texas, pour retrouver sa femme et son fils auxquels il n’est plus qu’un étranger. Il est reçu comme un héros au pays, mais très vite, ce vétéran du Vietnam bardé de médailles a du mal à se réadapter à la société (tiens, comme Travis Bickle, l’autre personnage culte créé, un an plus tôt, par Schrader dans Taxi Driver). En effet, Rane souffre d’un trouble de stress post-traumatique. De sinistres flashbacks en noir et blanc nous montrent d’ailleurs la manière avec laquelle les sadiques Viêt-Cong traitaient leurs détenus.

Un soir, dans son garage où il emmagasine les armes à feu, Charlie discute avec le gars qui fricotait avec sa femme durant son absence. Soudain, le major à moitié coucou se met à genoux et demande au type, médusé, de lui attacher les bras dans le dos avec une corde à sauter, puis de serrer le plus fort possible… jusqu’à ce que ses os se mettent à craquer ! But de la manœuvre : ressentir de nouveau ce que les gooks lui infligeaient deux fois par jour lors de sa captivité. Et satisfaire, du même coup, ses pulsions masochistes (“You learn to love the rope”, avoue l’ex-pilote de l’Air Force. Oui, ce dernier a appris à AIMER LA TORTURE). À ce stade, on commence à renifler le grand film malade, bizarre, malsain. La suite est bien pire…

Rane se fait agresser sous son toit par quatre desperados, à la recherche d’une valise pleine de silver dollars que l’armée lui a offert en cadeau lors de son retour au pays. Tabassé, le “macho motherfucker” ne bronche pas. Excédés, les ploucs lui passent la main au broyeur, dans l’évier de sa cuisine (yes, the garbage disposal !). Puis crible de balles sa famille ! Laissé pour mort, Charlie se retrouve à l’hôpital, armé de sa haine et du crochet qui lui sert désormais de main. C’est sûr, le vengeur manchot va tirer dans le tas ! Il sera aidé dans sa tâche par une jolie serveuse (Linda Haynes) et surtout, son compagnon d’armes, Johnny Vohden (Tommy Lee Jones à 30 ans, dans son premier rôle marquant).

Le capitaine crochet retrouvera les ordures qui ont massacré sa femme et son gosse dans un bordel d’El Paso, qui sera le théâtre de l’un des plus grands gunfights de l’histoire du cinéma. Un final “Peckinpah-esque” dans lequel Tommy Lee Jones, tout sourire (!), empoigne un fusil à pompes Winchester pour le décharger, avec une sécheresse inouïe, sur des hordes de mexicains hurlants. Tandis que Devane termine la sale besogne au Smith & Wesson modèle 28. Danger kids !

Il faut saluer ici la performance du lippu William Devane dans le rôle du soldat impassible et névrotique (prévu à la base pour Kris Kristofferson). Mâchoire serrée, il est sidérant derrière les Ray-Ban bulbeuses du héros. Un mort en sursis, détruit par la guerre et mutilé par la société.

Au départ, cette production Lawrence Gordon doit être distribuée par la Fox qui, devant le degré de violence ahurissant du produit fini, hésite à le sortir. En 1977, l’avant-première du film se passe extrêmement mal. Une partie du public s’en prend même physiquement aux membres du studio présents dans la salle ! Les executives de la Fox jettent l’éponge et revendent ce long métrage sans une once d’humour à AIP (American International Pictures), la boîte de Samuel Z. Arkoff, spécialisée dans les films indépendants à petit budget.

La suite, on la connaît : Rolling Thunder influencera des bandes comme Le droit de tuer (The Exterminator, 1982) avec Robert Ginty mais aussi le premier Rambo (pour les flashbacks traumatiques) et même Way of the Gun en 2000 (pour son gunfight final dans un bordel mexicain). Le film culte donnera aussi son titre à la première société de distribution de Tarantino, coachée par Miramax, Rolling Thunder Pictures. Un label qui sortira pendant trois ans de nombreux films d’exploitation comme L’au-delà de Lucio Fulci, Switchblade Sisters de Jack Hill ou encore le très drôle Colosse de Hong Kong de Ho Meng Hua.

N’oubions pas aussi que le lieutenant joué par Brad Pitt dans Inglourious Basterds se nomme Raine. Comme Charles Rane !

Impossible enfin de parler de Rolling Thunder sans évoquer son réalisateur, le regretté John Flynn. Ancien assistant de Robert Wise, cet Irlandais alcoolique et colérique avait déjà signé en 1973 pour la MGM l’excellent Échec à l’organisation (The Outfit) avec Robert Duvall et Joe Don Baker (que Wild Side éditera normalement en octobre prochain dans sa collection Classics Confidential, accompagnée d’un livre du grand Philippe Garnier, édition magnifique en perspective). Flynn tourna aussi un vigilante flick Les massacreurs de Brooklyn (Defiance, 1979) avec Jan-Michael Vincent et Danny Aiello. Puis Pacte avec un tueur (Best Seller, 1987) avec James Woods et Brian Dennehy. Sans oublier Haute sécurité (Lock Up, 1989), un film carcéral avec Stallone. Et Justice sauvage (Out for Justice, 1991), le polar le plus violent de toute la carrière de Steven Seagal (il fut interdit au moins de 16 ans en France).

Pour l’anecdote, j’ai la chance de compter parmi mes amis proches le fils de ce réalisateur, Tara Georges Flynn, qui me raconte maintes anecdotes sur les tournages mouvementés de son pater. Et si au fond le vrai badass de l’histoire, c’était John?

BADASS LINE : “You learn to love the rope. That’s how you beat ’em. That’s how you beat people who torture you. You learn to love ’em. Then they don’t know you’re beatin’ ’em.

Et aussi ce beau dialogue entre William Devane et Tommy Lee Jones :

Major Charles Rane : I found them.

Johnny Vohden : Who ?

Major Charles Rane : The men who killed my son.

Johnny Vohden : I’ll just get my gear.

Major Charles Rane : They’re in a whorehouse over in Juárez right now. There’s the four that came into my home, and there’s eight or ten others.

Johnny Vohden : Let’s go clean em’ up.

Partager