100 personnages de séries, épisode 3 (Troy McClure, Samantha Jones, Andy Botwin, Jaye Tyler)

100 personnages de séries, épisode 3 (Troy McClure, Samantha Jones, Andy Botwin, Jaye Tyler)

3e jour de notre dossiers 100 personnages de séries avec un acteur sur le retour, une femme à la indépendante, un stoner et une fille géniale.

 

9. Troy Mc Clure, Les Simpsons (Phil Hartman)

Par Dominique Montay

“Bonjour, je suis Troy McClure…”. Entre la saison 2 et la 10, chaque phrase débutant ainsi annonçait la couleur : on allait rire. Et fort. McClure est une ancienne gloire du cinéma complètement has-been aujourd’hui. Il tourne des séries Z, des infomerciales, des vidéos éducatives… Inspiré des comédiens Troy Donahue et Doug McClure, deux anciennes stars tombées en désuétudes, McClure était interprété par feu Phil Hartman.

S’il apparaissait fréquemment dans des vidéos, McClure aura eu trois grands moments dans la série. D’abord en tant que présentateur d’une émission spéciale sur les scènes coupées des Simpsons et sur les faux spinoffs de la série, les grandissimes « The Simpsons 138th Episode Spectacular » et « The Simpsons Spin-Off Showcase ». Enfin dans un épisode centré sur lui et son mariage avec Selma Bouvier : “Selma’s Choice”. Dans cet épisode, nous voyons évoluer Troy avec les autres personnages. Nous apprenons son terrible secret sexuel qui implique étrangement la présence de poissons. Et nous le laissons en train de tenter son come-back après avoir refusé de jouer le rôle du vilain dans le nouveau Batman avec le film “Le bénoménal phidule du Professeur Horacio Hufnagel”.

A la mort d’Hartman, McClure prendra sa retraite, sans pour autant disparaître des mémoires des fans (à noter, tristement, que la voix française de Troy McClure, gérée par l’excellent Patrick Guillemin, nous a quitté en août 2011. J’avais eu la chance de l’interviewer sur une radio web il y a une dizaine d’années).

 

10. Samantha Jones, Sex and the City (Kim Catrall)

Par Marine Pérot

Samantha Jones est l’indépendance incarnée. Elle ne rend de compte à personne sinon elle-même et mène sa vie comme elle l’entend. Une phrase prononcée par Samantha est restée dans les annales de Sex and the City et résume très bien son personnage et son rapport aux hommes : “Je t’aime, mais je m’aime encore plus.” Voilà, tout est dit.

Samantha passe avant toute autre chose. Elle aime les hommes, elle a une vie sexuelle épanouie et peu de chose ne lui font peur si ce n’est l’engagement. Car si Samantha est une femme indépendante, elle compte bien le rester et voit le fait de trop s’investir dans une relation comme une façon de se perdre soi-même. Alors elle soutient ses amies dans leur aventures diverses et variées, mais ne plonge jamais tête baissée dans le bain de l’amour. Pour elle, le sexe c’est bien plus amusant que les sentiments.

Avoir une amie comme Samantha, c’est avoir dans son entourage une personne qui n’a pas froid aux yeux, qui ne se laisse jamais faire et qui ne s’excusera jamais de sa façon d’être et de vivre sa vie. Au final, Samantha inspire ses amies Carrie, Charlotte et Miranda, car même si elles ne sont pas toujours toutes d’accord avec sa vision des choses, elles voient en elle une femme pleine de courage et de volonté d’exister.
 

11. Andy Botwin, Weeds (Justin Kirk)

Par Mathieu Poitier

Dans une série en dents de scie où le pire a côtoyé le meilleur pendant 8 saisons, Andy Botwin (incarné par Justin Kirk) fut dans une certaine mesure le point d’équilibre. Oncle, père de substitution, confident, Andy a tenu de nombreux rôles et a fini par devenir le pilier de la famille Botwin. En rattrapant les conneries des uns et des autres (coucou Nancy), son personnage s’est affirmé au cours des années et a réellement gagné en épaisseur.

Tandis que Nancy, sa belle-sœur dont il est éperdument amoureux, enchaîne les mauvaises décisions et enfonce sa petite famille dans une spirale destructrice, le personnage d’Andy est presque salvateur. Il se sacrifie entièrement pour sauvegarder ce qu’il peut de la cellule familiale dont il est lui-même prisonnier.

Sa non-relation toxique avec Nancy lui donne des airs de «beautiful loser» et le voir se débattre pour s’en affranchir le rend particulièrement humain et touchant. Les scènes qu’il partage avec elle à l’écran sont pour la plupart très finement écrites et les dialogues donnent au duo quelques-unes des meilleures séquences du show. Même dans les heures les plus sombres de Weeds, lorsque l’ennui et le nawak atteignent leur paroxysme (essentiellement les saisons 4 et 5), Andy Botwin brille et illumine cette série boiteuse mais tellement attachante.

 

12. Jaye Tyler, Wonderfalls (Caroline Dhavernas)

Par Dominique Montay

Elle a un boulot sans avenir. Elle vit dans une caravane. Elle parle à des animaux en plastique parce qu’elle est persuadée qu’ils interagissent avec elle. Et malgré tout, il est quasiment impossible de ne pas tomber éperduement amoureux de Jaye Tyler.

Déjà, rien qu’en la regardant. Jaye Tyler est à la fois excentrique et taciturne, nihiliste et fondamentalement humaine, charmeuse et distante. Un beau condensé de contradictions emballée dans un manteau fourré.

Par son regard bleu perçant, elle va séduire le personnage d’Eric, jeune homme qui a fraîchement quitté sa femme pendant son voyage de noce (et après l’avoir vue pratiquer une fellation sur le groom).

Jaye est aussi, et surtout, une jeune femme perspicace, très intelligente qui a quelque part refusé d’évoluer normalement dans la société (consciemment ou inconsciemment). Effacée derrière un frère qui excelle dans ses études, une sœur avocate, un père médecin et une mère écrivain, Jaye est celle qui n’a pas réussi dans la vie. Elle se cherche toujours, la trentaine approchant.

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