#Critique The Big Guy and Rusty the Boy Robot de Frank Miller et Geof Darrow

#Critique The Big Guy and Rusty the Boy Robot de Frank Miller et Geof Darrow

Note de l'auteur

Fantasme puissant des amateurs de Godzilla et des adorateurs de Goldorak, les batailles gigantesques entre monstres géants et machines titanesques explosent régulièrement à l’écran ou sur le papier. À l’heure de Pacific Rim, du retour de King Kong ou des gros monstres qui envahissent l’univers Marvel, Glénat en profite pour rappeler à notre souvenir une des œuvres de Frank Miller s’inscrivant dans son travail de fusion entre la culture américaine et la culture japonaise.

 

the big guy 1Ça raconte quoi ?

Alors qu’une expérience scientifique a mal tourné, un énorme monstre ravage la ville de Tokyo. Pour le contrer, le gouvernement japonais envoie le bijou de leur armement, le petit mais puissant robot Rusty. Ce dernier met tout son cœur dans cette première mission, mais le monstre se trouve être plus fort que lui. Au pied du mur, les Japonais font donc appel à la machine suprême, le héros de Rusty, le puissant américain Big Guy.

 

C’est de qui ?

Alors attention on ne plaisante pas. Le tandem d’Hard Boiled se reforme. Frank Miller au scénario et Geof Darrow au dessin. Autant dire qu’on ça envoie du lourd.

 

C’est bien ?

Outre son apport en tant que dessinateur, Frank Miller fut aussi un des premiers créateurs à se nourrir de la culture asiatique (et japonaise tout particulièrement) et à l’inscrire dans son œuvre. Qu’on pense au personnage d’Elektra, aux ninjas de la Main, à Ronin ou bien encore à la mini-série Wolverine écrite par Chris Claremont. C’est de plus Miller qui se chargea des couvertures pour l’édition américaine du manga Lone Wolf and Cub.

 

the big guy 3

 

 

Avec son histoire de Kaiju confronté à un duo de robot américano-japonais, Frank Miller fait état une fois encore de son amour pour cette culture sans pour autant s’empêcher de parodier les codes inhérents aux films de monstres. En jouant sur différents niveaux de dialogue et de récitatif (art dans lequel il est passé maître), Miller jongle savamment entre aventure au premier degré (les héros tentent de détruire le gros monstre) et un second degré comique.

 

La contrepartie de cet effet se ressent toutefois dans une lecture assez lourde. Combinés aux dessins magnifiques et détaillés de Geof Darrow, la lecture de The Big Guy prend du temps, soyez prévenu. Régal pour les yeux, chaque case est une histoire en soi participant également à une grande peinture. Fusion géniale de deux cultures dont on ressent l’influence encore aujourd’hui (ne serait-ce que dans le Pacific Rim de Guillermo del Toro), The Big Guy fait partie des œuvres moins connues de Miller mais diablement passionnante. On appréciera enfin la qualité de l’édition et la présence des fausses couvertures créées à l’époque pour promouvoir le personnage.

 

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The Big Guy and Rusty the Boy Robot (Glénat Comics, Glénat, Dark Horse) comprend les épisodes US de The Big Guy and Rusty the Boy Robot #1 et #2
Écrit par Frank Miller
Dessiné par Geof Darrow

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