13 choses à retenir de la conférence Sherlock à Monte-Carlo

13 choses à retenir de la conférence Sherlock à Monte-Carlo

54ème Festival de Monte-Carlo (2014)

Photo Isabelle Ratane

Sue Vertue et Steven Moffat était dans la patrie du Prince Albert pour parler Sherlock. Après une troisième saison qui n’avait pas enchanté Sullivan le Postec, le duo faisait face aux journalistes présents en principauté. La conf’ en 13 points.

 

Mary Watson, une grande femme pour un grand homme

« On a toujours voulu que Mary soit dans le show. Dans les romans, le docteur Watson est marié mais Mary parle peu, n’est pas trop active. Ce n’est intéressant pour personne. On voulait la mettre au centre de l’histoire. »

 

Quand les têtes pensantes de Sherlock ne la jouent pas The Walking Dead en annonçant 12 saisons

« On ne sait pas combien de saison on va encore faire. Tout le monde est toujours partant pour se retrouver occasionnellement dans le mode de production actuel. Nos deux acteurs sont devenus des stars internationales, mais ils veulent toujours revenir. On continuera tant qu’on fera de bonnes choses. Le fait qu’on ne fasse que 3 épisodes joue en notre faveur. Si on en faisait 13 par an, je suis sûr que ça marcherait, mais on aurait dû arrêter, car Benedict et Martin ne seraient pas revenus. »

 

Dans les dents, Conan Doyle, fallait écrire plus

« Il y a 60 nouvelles de Sherlock Holmes et une seule qui ait assez de matière pour faire un 90 minutes : « The Hounds of Baskerville ». »

 

Sexyboys

« Les sex-symbols sont rarement ceux qui sont conventionnellement beaux. Ces gens-là se ressemblent tous. Il faut un petit quelque chose de différent. Martin et Benedict sont très beaux, mais ils ne suivent aucun archétype de beauté traditionnelle. »

 

Quelle est la différence entre Coupling et Sherlock ? Pour Steven Moffat, il n’y en a pas

« Ma méthode d’écriture est toujours la même : je veux toujours pousser les gens à tourner les pages, ou à rester devant leur écran. Que j’écrive Coupling ou Sherlock, écrire est toujours pareil. »

 

Sherlock, on le régénère quand ?

« L’acteur qui joue le Docteur change toujours mais celui qui joue Sherlock, dans notre série, sera toujours Benedict. »

 

On ne rit pas plus parce que c’est plus drôle. C’est Steven qui le dit

« Je ne suis pas sûr que la saison 3 soit plus drôle. C’est comme pour une sitcom. Au début d’une sitcom, on ne rit pas forcément, on ne sait pas si c’est drôle ou pas, ça vient plus tard. Quand Sherlock s’apprête à faire son speech de témoin dans l’épisode du mariage, on rit d’avance parce qu’on le connaît. »

 

Éternels insatisfaits que nous sommes

« L’apparition de Moriarty en fin de saison 3, ce n’était pas assez fort, comme teasing ? Il y a de grandes chances que pour la première chose que vous ayez dans la saison 4 de Sherlock soit la dernière que vous ayez pu imaginer. »

 

3 seasons and a movie ?

« Il n’y aura pas de film prévu entre les saisons 3 et 4 »

 

Quand Steven est triste d’avoir lâché Steven

« Pour Tintin, j’étais entouré de gens que je respecte et adore, Steven Spielberg, Kathleen Kennedy… J’ai juste démissionné parce qu’on m’offrait Doctor Who. Je suis le « vilain » dans cette histoire, et encore aujourd’hui je suis mal à l’aise. Je n’aime pas laisser tomber les gens. »

 

Mark Gatiss et Steven Moffat partagent rarement l’ordi, mais leur cerveau, oui

« Avec Mark Gatiss on était amis bien avant d’être collègues. C’est arrivé de temps en temps qu’on travaille ensemble dans la même pièce, mais la plupart du temps, on écrit chacun de notre côté après avoir discuté. Étrangement, on a toujours été d’accord sur Sherlock. Parfois on a l’impression de partager un seul cerveau, l’un ayant une idée que l’autre vient juste d’avoir. »

 

Allô Los Angeles ? Steven Moffat a une chose à vous dire…

« On peux toujours faire des thrillers dans le monde moderne. On a tendance à dire qu’à cause des téléphones, ça devient dur, je n’y crois pas. Regardez Jack Bauer dans 24, son téléphone marche tout le temps. Et pourtant, vous êtes déjà allés à Los Angeles ? On ne capte jamais, là-bas ! »

 

Le bon sens du casting, par Steven Moffat

« On ne pouvait pas ne pas faire appel aux parents de Benedict pour jouer les parents de Sherlock. Ce sont des acteurs tous les deux, ils sont excellents et ils lui ressemblent ! Cela aurait été quasiment pervers de ne pas le faire. »

Propos recueillis par Marine Pérot lors de la conférence de presse Sherlock au 54ème Festival de Télévision de Monte-Carlo.

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