20 moments terrifiants de télé, épisode 4 (Doctor Who, Twin Peaks, The Twlight Zone, The Outer Limits)

20 moments terrifiants de télé, épisode 4 (Doctor Who, Twin Peaks, The Twlight Zone, The Outer Limits)

Pour fêter Halloween, la rédaction séries du Daily Mars vous propose un revival de son dossier « 100 moments de télé » avec un angle particulier : l’horreur (oui, en même temps, c’est Halloween, vous vous en doutiez). Aujourd’hui, on démarre avec Doctor Who (3/10 sur l’échelle du Spoiler), Twin Peaks (22/10), The Twilight Zone (6/10) et The Outer Limits (2/10).

13. Are you my Mommy?

Par Marine Pérot

La série : Doctor Who

L’année : 2005

L’épisode : 1×09 – The Empty Child

Les masques sont des accessoires imparables quand il s’agit de faire peur. Ici c’est encore pire, un enfant porte un masque à gaz, soit le plus terrifiant de tous les masques car non seulement il couvre et cache entièrement le visage mais, de plus, il n’augure jamais rien de bon.

L’enfant ne cesse de répéter la même phrase, inlassablement : “Are you my Mommy ?” (“es-tu ma maman”) en penchant légèrement la tête sur le côté. Il terrifie les autres enfants et il ne faut surtout pas le toucher, sinon il vous rendra comme lui : vide. Tout le monde est susceptible d’être contaminé par cette chose, et de voir son visage se métamorphoser en masque à gaz.

Le Docteur n’est pas du tout rassuré par ce qui anime cet enfant, qu’il décrit comme “effrayé” et “puissant.” Et en général, quand le Docteur a peur de quelque chose, nous aussi. Quoi de plus terrifiant qu’un enfant qui vous suit partout où vous allez en vous demandant si vous êtes sa mère ? Et le cliffhanger de cet épisode est l’apothéose de ce sentiment d’angoisse car on y voit de nombreuses personnes affublées de masques à gaz menacer le Docteur, Rose et Jack.

La conclusion de cet épisode se trouve dans le suivant, intitulé “The Doctor Dances” et en remet une couche niveau épouvante. Conclusion : les enfants, ça fout les jetons. On a beau dire que Doctor Who est une série familiale, parfois elle colle quand même bien les miquettes.

S’il y a une scène à ressortir parmi tous ces éléments de frayeurs, elle se trouve dans la deuxième partie de ce double épisode. Le Docteur et Rose qui écoutent l’enregistrement du gamin atteint du mal qui dit « are you my mommy ». Et soudain, alors qu’on s’est désintéressé de l’enregistrement et qu’on entend toujours ces mots, la réalisation : la bande a fini sa diffusion. Si l’on entend toujours « are you my mommy », c’est que l' »ennemi » est présent avec les protagonistes.

 

14. How’s Annie ?

Par Dominique Montay

La série : Twin Peaks

L’année : 1991

L’épisode : 2×22 – Beyond Life and Death

La saison 2 de Twin Peaks n’était clairement pas au même niveau que la première. Entre l’obligation de résoudre le crime de Laura Palmer sous la pression de la chaîne au vue des audiences en baisse et le désengagement progressif de David Lynch parti tourner son Sailor et Lula, il manque ce grain de folie et cette horreur sous-jacente qui faisait le sel de la série.

Au moment de tirer sa révérence, la série est de nouveau réalisée par le maître. Et la force du duo Frost / Lynch redevient soudainement une évidence. L’épisode final de la série est un monument visuel et thématique incroyable. Passé de l’autre côté du miroir, Cooper se trouve dans la forêt de Ghostwood, dans la Loge Noire. Il y part à la recherche de son ancien mentor, Windom Earle, qui s’y est enfui avec Annie, la petite amie de Dale (et Annie est jouée par Heather Graham, donc on comprend pourquoi Cooper la suivrait jusqu’en enfer).

La séquence dure près de 15 minutes. Une vision onirique étrange et qui reste en mémoire. Dale va se perdre dans cette loge, dans tous les sens du terme. L’épilogue de cette séquence qui laisse dans un état de tension totale offre une image d’horreur absolue. Dale Cooper, se regardant dans un miroir brisé, criant « How’s Annie ? ». Un miroir qui lui renvoit sa vraie image, celle qu’il a ramenée de la loge : Bob.

Une image horrible sur trois points : elle laisse la ville de Twin Peaks dans une situation de danger potentiel, elle met à mal le personnage de Cooper… et elle sera la dernière de la série.

 

15. La nuit des masques

Par Dominique Montay

La série : Twilight Zone

L’année : 1964

L’épisode : 5×25 – The Masks

Un vieil homme riche et malade, Jason Foster, est en train de mourir. Venus attendre le bon moment pour se partager son butin, sa fille, son gendre et leurs deux enfants se rendent à son chevet. Foster les déteste. Pour lui, ce sont d’horribles personnes. Et malgré tout il va leur léguer sa fortune. A condition qu’ils portent des masques hideux jusqu’à minuit.

Dans cet épisode qui réunit tous les défauts (récit délayé jusqu’à la révélation finale) et les grandes qualités de l’anthologie des années 60 (un climax visuel, mémorable et percutant), il faut attendre les dernières minutes pour être emportés.

Les personnages devisent masqués. On ne voit plus leurs lèvres bouger. Toute leur inhumanité saute aux yeux. Entre la brutalité froide d’un homme qui damne ses proches dans ses derniers instants et le choc visuel que représente le twist final, l’épisode reste gravé dans la rétine.

 

16. C’est pas la petite bête qui va manger la grosse

Par Dominique Montay

La série : The Outer Limits

L’année : 1963

L’épisode : 1×15 – The Zanti Misfits

La bonne terreur de jeunesse bien dégueu qui vous reste en mémoire pendant de longues années. Petite mise au point : j’ai horreur des insectes. Presque tous. J’avoue avoir un certain respect pour le sens de l’organisation des fourmies, je reconnaîs l’utilité des abeilles, je trouve que les papillons, vus de loin, c’est beau, et oui, les mouches ne font rien de mal.

Mais globalement, je les hais. Du coup, étant gamin, se retrouver face à un épisode de SF où l’antagoniste est une colonie de fourmies géantes à la tête d’homme, ça fait tout bonnement flipper et peut fournir des cauchemars en série pendant six mois.

Entre leur gueule grotesque, leurs mouvements symptomatiques de l’animation image par image et la sensation de danger qu’elles dégagent, ces sales bestioles sont flippantes à souhait. Ok, quand elles aparaissent plus tard dans l’épisode, sous forme de marionettes désincarnées attachées à un fil bien visibles pour leur faire descendre un mur, elles deviennent hilarantes.

Mais quand même, leur première révélation est traumatisante au possible.

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