20 moments terrifiants de télé, épisode 3 (X-Files, The Outer Limits, The Kingdom, Doctor Who)

20 moments terrifiants de télé, épisode 3 (X-Files, The Outer Limits, The Kingdom, Doctor Who)

Pour fêter Halloween, la rédaction séries du Daily Mars vous propose un revival de son dossier « 100 moments de télé » avec un angle particulier : l’horreur (oui, en même temps, c’est Halloween, vous vous en doutiez). Aujourd’hui, on démarre avec X-Files (4/10 sur l’échelle du Spoiler), The Outer Limits (1/10), The Kingdom (7/10) et Doctor Who (2/10).

9. Tant que ça reste dans la famille

Par Dominique Montay

La série : The X-Files

L’année : 1996

L’épisode : 4×02 – Home

Ouh qu’il est dégueu celui-là. Terrifiant… un peu. Mais dégueulasse, oui ! Pour rappel, on est sur la FOX, une chaîne de tradition plutôt réac, il est 22h. Deux agents du FBI vont faire une enquête chez les bouseux car on a retrouvé le corps d’un bébé possédant quasiment toutes les malformations existantes dans les bouquins médicaux.

Dans la ligne de mire, une famille américaine rurale. Un peu… spéciale. Tous sont des dégénérés issus d’unions consanguines, possèdent eux aussi des malformations qui feraient passer Elephant Man pour Ryan Gosling, et la maman des trois gosses est un tronc, allongée sur une planche à roulettes, cachée sous le lit, et prête à forniquer avec les fistons quand l’envie les prend.

Je réalise un peu tardivement que j’aurais dû vous prévenir avant qu’il fallait avoir le cœur accroché. Cet épisode a même été diffusé le plus tard possible sur M6, et pas certain qu’il ait été rediffusé depuis, la série étant, avec une grande preuve de discernement, diffusée en fin d’après-midi.

X-Files, grande recycleuse de films d’horreur de la grande époque renvoie avec cet épisode à la colline à des yeux et sa bande de dégénérés armés jusqu’aux dents. Ici, cependant, les antagonistes de Home, s’ils tuent, ne le font que pour protéger leur « way of life ».

Vous avez des haut-le-cœur, vous trouvez ça ignoble ? Rassurez-vous, il y a un happy end ! A la fin, le fils le plus vieux s’enfuit avec sa mère et continue de se la taper dans le coffre de leur bagnole.

Je réalise un peu tardivement qu’en fait c’est tout aussi dégueulasse.

 

10. L’évolution, ce sera sans les cheveux

La série : Au-delà du réel / The Outer Limits

L’année : 1963

L’épisode : 1×05 – The Sixth Finger

Un homme, William Griffiths (joué par David McCallum, bien, bien avant NCIS), est volontaire pour suivre une expérience d’évolution accélérée piloté par le professeur Mathers (joué par Edward Mulhare, avant K2000). Il développe aussitôt une grande puissance mentale ainsi que des particularités physiques saisissantes.

Dans le genre “épisode qui fiche une trouille bleue à un gamin de dix ans”, celui-ci n’est pas mal. J’ai dû le voir un samedi après-midi à l’époque de “La Une est à vous”… et je peux vous dire que je n’ai pas bien dormi la nuit d’après. Il faut dire que tout est là pour que ça marche.

McCallum, qui jouera quelques années plus tard dans Des Agents très spéciaux, est prodigieux de justesse. Tour à tour très humain puis carrément inquiétant, il accompagne complètement l’avancée du récit par son jeu. Le maquillage de son personnage, qui évolue au fil de l’histoire, est très bien pensé… et l’histoire écrite par Ellis St Joseph, est un modèle du genre.

Ce mois-ci, l’épisode fête ses 50 ans (il a été diffusé le 14 octobre 1963). Il n’a pas pris une ride.

 

11. Naissance

La série : The Kingdom

L’année : 1994

L’épisode : 1×04 – De levende døde

On a mit une photo de l’hôpital. Parce que celle concernée, c’était juste pas possible.

Issue de l’esprit du manipulateur (ou dérangé) Lars Von Trier, la comédie horrifique Riget (The Kingdom, ou L’Hopital et ses Fantômes) aura offert une belle cargaison de scènes à fort potentiel de pétoche. Le temps, souvent, de plans fugaces. La série n’a pas d’effets chargés, juste des filtres, quelques effets pratiques, des superpositions de pellicules. A l’ancienne.

L’horreur, le plus souvent, on la trouve dans l’attitude des médecins, arrogants et sans considération pour leurs malades. Un tout-à-l’égo qui masque presque la présence de l’horreur science-fictionnelle. Bâti sur des anciens marais qui provoquèrent la mort de milliers de lavandières, le Riget est un hôpital hanté, qui renferme des portes qui ouvrent sur l’enfer.

Un enfer qui se retrouve personnalisé en cette fin de saison 1 par un enfant qui vient au monde. Car entre les jambes de Judith, médecin et future mère célibataire, on ne voit pas poindre la tête d’un bébé joufflu, mais celle, disproportionnée d’Udo Kier.

Et ça n’a rien de rassurant.

 

12. Silence

La série : Doctor Who

L’année : 2011

L’épisode : 6×02 – Day of the Moon

A l’époque où Moffat n’était pas encore trop empêtré dans sa mythologie, il nous a servi des épisode absolument brillants. Depuis le retour de la série en 2005, il est peut-être celui qui gère le mieux la peur dans les aventures du Time-Lord.

Il aime avant tout créer de nouveaux ennemis aux Doctor. C’était le cas avec les Weeping Angels, ça l’est encore avec The Silence. Ils sont une dérivation autour du même thème, l’anticipation de l’horreur plus que l’horreur elle-même. Les Angels avancent quand on ne les regarde pas, The Silence ne laisse aucune trace de leur passage dans votre mémoire.

Alors quand on les croise, on est malin : on le note. Sur soi, une petite trace de stylo noir. Quand Amy Pond fait des recherches, seule, dans un vieil orphelinat, elle suit la procédure. Dans un plan de l’épisode , elle possède quelques traces… puis encore plus… pour enfin en être recouverte.

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