2013, une année de rencontres sur Mars (2/4)

2013, une année de rencontres sur Mars (2/4)

Notre sélection des propos que vous avez pu lire cette année sur notre site continue. Avec un certain Quentin Tarantino indirectement à l’honneur… mais aussi plein d’autres.

 

Ovidie, qui parle de Tarantino depuis Mars . Photo Cyril Lesage

« J’ai fait une seule lecture avec Quentin (Tarantino), en live, dans une cuisine, rue de Rivoli Nous avons joué, face à face, la scène d’ouverture de M. LaPadite. C’était TRES impressionnant. J’adorais déjà ses films, alors le rencontrer, c’était déjà énorme, un vrai cadeau. On a lu la scène une seule fois, il m’a dit bravo, et je suis parti sans rien dire ; j’étais persuadé que c’était mort. Trois semaines plus tard, j’étais en Bretagne. On m’appelle pour me dire que je suis pris : je suis tombé par terre » (Denis Ménochet, qui revient sur son expérience sur Inglorious Basterds ; série « Quentin Tarantino vu par… »- 28 mai)

« Le cinéma de Tarantino est très coloré, très dense, original ; pour moi, c’est le Hitchcock des années 00″ (JonOne, figure du Street Art, série « Quentin Tarantino vu par… » – 29 mai)

« Dans Kill Bill, Jackie Brown ou Boulevard de la mort, la femme ne se laisse pas emmerder, elle sait se battre, c’est une figure forte, qui sort des clichés du cinéma mainstream américain » (Ovidie, ex star du X ; écrivain, scénariste, réalisatrice, documentariste ; série « Quentin Tarantino vu par… » – 29 mai)

« Tarantino reste un fou de pellicule, il ne veut pas entendre parler du numérique. Il est en cela l’exact opposé de David Fincher. Fincher bosse en numérique depuis années, et il adore ça ; QT ne veut pas décrocher du 35. Fincher est dans les lumières très basses et les plans très peu éclairés ; QT est dans les lumières hautes, clinquantes. Avec un plan d’un Fincher ou d’un Tarantino, on sait vraiment où l’on est. Cela s’appelle le style… (Renaud Chassaing, directeur de la photographie, série « Quentin Tarantino vu par… » – 30 mai)

Alban Lenoir, de Hero Corp à Lazy Company.

« Il y a un paradoxe chez Tarantino : le gangster est réaliste, crédible, et dans le même temps, il est magnifié, sublimé. Aussi étrange que cela puisse paraître, les gangsters qui devisent sur le cheeseburger et qui fument un mec, c’est très crédible » (Jérôme Pierrat, scénariste, série « Quentin Tarantino vu par… » – 4 juin)

« Ma première figuration, je l’ai décrochée dans le film Cuisine à l’américaine, la comédie avec Eddy Mitchell, Irène Jacob et Jason Lee (…) ils tournaient aux halles de Dijon et pour passer le cordon de police, j’y suis allé au flan : j’ai prétexté que j’étais le neveu d’Eddy Mitchell et ça a marché ! Une fois le cordon passé, je me suis infiltré dans la figuration en trichant sur mon âge et en fin de journée, je me suis réinscris pour le lendemain comme tout le monde. Regardez bien le film on me voit presque partout dans le cadre c’est à mourir de rire » (Alban Lenoir, comédien tenace – 6 juin)

« Je pensais vraiment que Last Resort allait durer. Parce que c’était un des meilleurs, si ce n’est le meilleur, scénario de cette saison de pilotes. Et avec Shawn Ryan, qui est un grand showrunner… J’étais très déçue quand ça s’est arrêté. J’avais emmenée toute ma famille avec moi, à Hawaï. Je pensais qu’on allait y rester longtemps » (Autumn Reeser, au Festival de Monte Carlo – 10 juin)

« Il faudrait que vous demandiez à Atlantique Productions » (Rene Balcer, producteur et scénariste de Jo, interrogé sur le montage des épisodes de la série qu’il a créé : une réponse revenue trois fois dans l’échange organisé lors du Festival de Monte-Carlo – 11 juin)

Aden Young.

« Il y a du Ray dans Daniel. Au début il voulait qu’un ami à lui, Walton Goggins, joue le rôle. Mais le temps que la série soit lancée, Walton était sur un autre projet. Ray est parti à la recherche d’un nouveau Daniel. C’est comme ça qu’il m’a trouvé » (Aden Young, acteur principal de Rectify, qui parle de son rôle et du créateur de la série, Ray McKinnon, au Festival de Monte Carlo – 12 juin)

« Le monde de Revolution nous rapproche d’une attitude plus basique, un retour aux sources. Connecté à la nature. Avant, je pouvais me rappeler d’une quinzaine de numéros de téléphone. Maintenant, j’en retiens à peine deux. Dans le premier épisode, on voit que les familles travaillent dans des fermes, qui cultivent leur propre nourriture, lavant leurs propres vêtements. Au bout du compte, les liens qui les unissent sont très différents. Très puissants. J’aime cette idée. (Giancarlo Esposito, acteur de Revolution qui défend sa série. Tellement bien qu’on aimerait qu’il l’écrive. Festival de Monte Carlo – 12 juin)

Christophe Lambert dans la saison 3 de NCIS Los Angeles (crédit photo : CBS)

« Ce que je voulais dire avec ce discours, c’est que si à une époque on a été capable de faire, on peut toujours être capable de faire. Les séries que j’ai pu citer, comme Les Saintes Chéries, ou Globe-trotter, Thierry la Fronde, Les Chevaliers du Ciel… étaient de grande qualité, parce qu’on essayait de garder notre identité, plutôt que se dire : « ah tiens, ça marche aux États-Unis, essayons de faire la même chose ». Même si le public s’internationalise, on a besoin de fictions qui gardent une identité ». (Christophe Lambert, président du jury du Festival de la télévision à Monte Carlo – 13 juin)

« Pour les Largo Winch, ils m’envoyaient les scénarios. Alors je leur répondais par mail que ça ne tenait pas debout… XIII, personne ne m’a tenu au courant. Apparemment, ça a plus ou moins bien marché. (là, un journaliste intervient pour dire que la série est arrêtée, NDLR) Et bien, c’est bien fait ! J’ai vu deux épisodes de la saison 1, mais je n’ai pas vu la suite parce que ça m’a emmerdé… » (Jean Van Hamme, scénariste belge remonté comme un coucou suisse, festival de Monte-Carlo – 14 juin)

Gregory Fitoussi. Photo : Isabelle Ratane. Tout droit réservé à AlloCine.

« Bizarrement, les journalistes commencent toujours par me parler de Sous le Soleil, alors que les gens dans la rue me parlent d’Engrenages. J’ai fait plein de choses, donc oui parfois, ça peut m’agacer qu’on parle de Sous le Soleil » (Gregory Fitoussi, au générique de la série Mr Selfridge – 24 juin)

« (Pour produire de la science-fiction à la télévision) Il faut d’abord que le diffuseur ait le courage de tenter cette expérience : j’ai eu un mal fou à réunir l’argent nécessaire à la production d’Akta Manniskor. Personne ne voulait prendre de se lancer là-dedans. Et à côté de ça, quand vous trouvez finalement un diffuseur, il ne faut pas s’attendre à obtenir des scores d’audience particulièrement élevés. Notre chance avec cette série, c’est que nous sommes parvenus à capter une partie de l’audience qui n’était jusqu’ici jamais devant sa télévision » (Stefan Baron, producteur de Real Humans saison 1 et dirigeant de chaîne en Suède, au festival Série Séries – 8 juillet)

« Sur le front du box office, si Gravity réalise entre un et deux millions d’entrées France, on aura fait notre boulot » (Emmanuel Durand, heureux vice-président marketing de Warner Bros France – Gravity flirte avec les 4 millions d’entrées France fin 2013 – 26 juillet)

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