2013, une année de rencontres sur Mars (3/4)

2013, une année de rencontres sur Mars (3/4)

Vous l’avez lu sur le Daily Mars ? Si ce n’est pas le cas, c’est le moment de le faire ! Voici la troisième partie notre sélection de propos recueillis en entretien tout au long de l’année 2013. Avec des gens croisés au festival de Monte Carlo, François Descraques du Visiteur du futur mais aussi de nombreux autres.

David Eigenberg en costume de pompier (crédit photo : NBC)

« Notre série est de la vieille école, on peut même penser à un retour en arrière en terme de programmes. On revient à des drames traditionnels, il n’y a pas de concept fort (high concept), pas de vampire, pas de voyage dans le temps, c’est un drame de papa (a meat-potato drama). Pour le bar, c’est pareil. Je suis sûr qu’il y aura plein de jolies filles à la télévision à l’automne, mais nous, on va simplement éteindre des feux ». (David Eigenberg, acteur dans Chicago Fire et modèle de lucidité – 31 juillet)

« Mais j’aime bien moi. Quand j’étais petit, j’écoutais beaucoup Lara Fabian. J’étais un petit peu amoureux d’elle. C’est un très beau compliment » (Simon Astier, créateur de Hero Corp, quand on lui demande ce que ça fait d’être la Lara Fabian des geeks – 17 août)

« On va toujours déstabiliser les gens. Mais c’est pour le bien des personnages et de la série ». (François Descraques, en plein tournage de la saison 4 du Visiteur du futur – 19 août)

« C’est une peur qui se transmet. Ça part d’en haut. Les producteurs ont peur de ne pas pouvoir vendre aux diffuseurs. Les auteurs ont peur de ne pas pouvoir vendre leur texte aux producteurs. Jusqu’aux acteurs qui ont peur de ne pas être assez formatés pour rentrer dans les textes que les producteurs n’ont pas voulu. Ça devient n’importe quoi ». (Alexandre Astier, au sujet du manque d’audace de la fiction télé française et pendant le festival de La Rochelle – 15 Septembre)

« C’est comme si vous disiez que vous allez arrêter les rendez-vous galants parce que c’est toujours la même chose. Vous rencontrez quelqu’un, vous êtes attiré par la personne, vous apprenez à la connaître, vous allez au restaurant, vous vous embrassez… Nous nous répétons constamment » (Mark Schwahn, créateur de One Tree Hill, interrogé sur le fait que sa série explore des intrigues similaires plusieurs fois – 26 septembre)

Lucky McKee.

« J’ai été élevé par des femmes fortes avec beaucoup de personnalité, qui m’ont entouré pendant mon enfance, et en grandissant j’ai éprouvé plus de facilité à m’exprimer au travers des femmes. La fille un peu en marge, eh bien… c’est un peu moi. Je me dis parfois que je suis une sorte de réalisateur travesti » (Lucky McKee, réalisateur de All Cheerleaders Die – 30 septembre)

« Généralement, on se retrouve avec Jean-Pierre Azéma au Lutétia, en raison de son caractère historique pendant la Seconde Guerre Mondiale, pour définir les sujets. Est-ce qu’on fait le maquis, comment on fait le maquis, la libération de Villeneuve, on la fait quand ou comment… L’historien est là pour dire : oui, non, c’est de la foutaise » (Frédéric Krivine, créateur d’Un Village Français évoquant les conditions de fabrication d’une saison – 1er octobre)

« D’une certaine façon, nous décrivons les saisons 1, 2 et 3 comme un même album qui a explosé en Irlande. Partout en Europe, c’est une série très confidentielle, mais en Irlande, ça a explosé » (David Caffrey, à propos de la série irlandaise Love/Hate – 4 octobre)

« Au début, la saison 4 ne devait pas finir comme ça. Je devais sauver tout le monde, désamorcer la bombe et en fait, il y a eu un revirement de situation de la production et des scénaristes » (Samir Boitard, sur la façon dont il a quitté la série française Engrenages – 7 octobre)

« Ce n’est pas seulement un héros qui guide d’autres : il doute, il a des moments où il affirme des choix, mais il a aussi de nombreuses angoisses qu’il exprime. Ce qui donne une autre dimension à ces personnages, c’est qu’ils sont dans des situations communes dans un cadre historique connu de tous, même si individuellement, pour la plupart d’entre nous aujourd’hui, nous ne n’avons pas connu ce cadre » (Martin Loizillon, évoquant son personnage qui rejoint la saison 5 d’Un Village français – 8 Octobre)

Marc Munden

« Je me vois comme un compagnon de jeu du scénariste. J’aime arriver tôt sur les projets. Parfois, je perçois du potentiel dans le scénario que l’auteur n’a pas vu. Je suis très concentré sur l’histoire, mais parfois, je peux trouver des parallèles visuels vers lesquels je peux orienter les scénaristes. J’adore travailler avec eux. Tout vient de l’écrit, au final » (Marc Munden, réalisateur sur la série Utopia – 10 octobre)

« Il y avait une grande discussion autour de la forme de l’Odysseus en lui-même. À la base, ce devait être un vaisseau bien plus gros. Au bout du compte, les producteurs se sont dit : pourquoi ne pas reprendre la forme du logo de la chaîne (le premier logo jaune de FR3, nldr) pour le créer ? Voilà d’où sort la partie centrale » (Shôji Kawamori, monsieur Mecha de l’animation japonaise – 10 octobre)

« A chaque fois que je lisais un script, je me disais: «Bon, je vais encore finir nue dans cet épisode ou pas?» Abby semble être celle qui juge le plus facilement le comportement des autres, et pourtant, de tous les personnages, c’est celle qui se déshabille le plus souvent! » (Darby Stanchfield, au sujet de son rôle au début de Scandal – 15 octobre).

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