2014, une année d’échanges sur Mars (1/4)

2014, une année d’échanges sur Mars (1/4)

Cette année encore, notre rédaction vous propose une sélection de citations que vous avez lues ou entendues sur ce site. Douze mois durant, comédiens, cinéastes, scénaristes, producteurs ou réalisateurs, musiciens ou observateurs, nous ont confié des choses qui nous ont marqué, on les laisse donc parler. Une liste à découvrir en plusieurs parties… avant la suite en 2015.

Joseph Malerba, alias Walter Morlighem. © Tibo & Anouchka / Capa Drama / Canal+

Joseph Malerba, alias Walter Morlighem. © Tibo & Anouchka / Capa Drama / Canal+

« Je me retrouve soit en face de gens qui comprennent ce que je fais, qui savent ce que j’ai déjà fait, soit face à des personnes avec qui ce n’est pas le cas. En général, lorsque cela arrive, ça ressort assez vite dans la discussion… » (François Descraques, lors de la présentation du Visiteur de futur : Néo-Versailles et au sujet des sollicitations dont il fait l’objet. Le 16 janvier)

« On se rapproche un peu des canons américains dans tout ce qui est dramédie. Sur le côté noir et comique, Simon Abkarian est assez parfait. Il conserve le côté sombre de son personnage – il connaît bien ce genre de héros – sans jamais perdre de vue la comédie. C’est la réussite de cette saison 2 et il faudrait que dans la saison 3, ce soit aussi le cas avec d’autres personnages » (Marc Victor, cocréateur de Kaboul Kitchen. Le 12 février)

« On est vraiment dans la tragédie. Avec des gens qui sont en train de subir le destin. C’est ce que les Grecs appellent le fatum. Quelque chose qui nous dépasse. Toute la série tourne autour de la façon dont le groupe et chacun de ses membres fait face à tout ça. De mon point de vue, ces questions seront sans doute au coeur du final » (Joseph Malerba, Walter Morlighem dans Braquo, qui imagine la fin de la série. Le 24 février)

« C’est un de nos rêves. On a essayé mais on n’y est pas parvenu. On a beaucoup de rêves qui se sont pris des portes. On a essayé deux années de suite, et on a un peu abandonné » (Frédéric Lavigne, du Forum des images, au sujet d’une éventuelle venue de Julianna Margulies, la vedette de The Good Wife, au festival Séries Mania. Le 17 mars)

Shaolin+Soul+Episode+2+shaolin+soul+2« Nous explorons les mêmes thématiques que Whedon. On se sent hyper-proches de ce qu’il peut proposer dans son travail parce qu’il aime profondément ses personnages et leurs trajectoires. Dans tout ce qu’il raconte, il a toujours une espèce de douceur, de tendresse très touchante pour ces garçons et ces filles. C’est le cas dans Doctor Horrible, comme c’est le cas dans Beaucoup de bruit pour rien. Tu sens qu’il a travaillé avec ses acteurs à mort » (Alexandre Philip, avant le lancement de Lazy Company saison 2 sur OCS City. Le 31mars)

« J’ai eu une super note sur Pitchfork, ce qui a fait buzzer des magasins de disques en Californie, et en Angleterre aussi, avec un magasin qui a commandé 700 vinyles. Certains journalistes en France étaient moins chauds, avec les problèmes d’image liés à certains artistes. A l’étranger, quand ils écoutent, soit c’est bon soit ça ne l’est pas, mais ils ne se posent pas la question de savoir si Pierre Bachelet est ringard ou pas. » (Uncle O, à l’origine des compilations Shaolin Soul et au sujet de son projet « Cosmic Machine ». Le 4 avril)

« Cette saison, on a finalement eu mille fois plus l’occasion de parler de ce dont on voulait vraiment parler. C’est Tolstoï qui disait que le bonheur absolu n’existe pas mais le malheur absolu non plus. Comme avec cette femme morte qui revient pour dire « Maintenant, tu peux aimer les autres ». Avec des saucisses autour du cou et un tourne-disque dans les bras » (Samuel Bodin qui décrypte l’épisode « Petits secrets » de Lazy Company. Le 8 avril)

« Je me suis servi de mon expérience dans la voyoucratie. J’en ai côtoyé des centaines de voyous ! Et meme encore aujourd’hui. J’ai rencontré des gens comme Francis le belge ou Jacky Humbert, je pourrais en faire un livre, tiens….  » (Philippe Corti, au sujet de la façon dont il a repris le rôle de Fred dans la dernière saison de Mafiosa. Le 15 avril)

« Cette scène d’enterrement n’était pas gagnée. Elle a été tournée très vite et on a modifié beaucoup de choses parce qu’on a travaillé jusque très tard. L’épisode n’a pas été écrit comme ce que l’on voit à l’écran. Sur cette scène, il a fait la proposition, il a dit « Vous allez voir : on y est allé franco ». Quand je l’ai découverte, j’ai kiffé. Vraiment. C’était une scène vraiment nouvelle. C’est un de mes épisodes préférés de la saison » (Alexandre Philip, au sujet de la dernière scène de l’épisode « Tic Tac » de Lazy Company. Le 15 avril)

lazycompany_saison2« Le mot d’ordre c’est le spectaculaire. Une des règles, c’est que le bruitage ne désamorce jamais l’action, ou prenne le pas sur ce qui est raconté. Par exemple, sur les coups de poing de la Lazy, on va partir sur des coups de poing à la Ben Burtt sur Indiana Jones. Mais on va varier sur des coups de poing donnés par La Jeanne à Niels, qui seront plus basés sur l’émotion, plus réalistes. » (Thomas Cappeau, en charge de l’illustration sonore et musicale de Lazy Company. Le 22 avril)

« Israël est une société encore très jeune. Ma grand-mère a tout quitté la Russie pour venir là-bas, notamment ses parents. Elle fait partie de ceux qui ont voulu créer une Nouvelle Israël, en laissant le passer derrière eux. Les personnes qui, comme Alma, font le choix de devenir ultra-orthodoxe, essaie de trouver un chemin vers ce passé. Un chemin vers l’avant-Holocauste » (Tamar Marom évoquant la série israélienne Mekimi, présentée au festival Séries Mania 2014. Le 23 avril)

« La guerre est loin d’être gagnée. J’étais aux Etats-Unis quand les Républicains ont remis en cause l’importance de l’égalité des salaires hommes/femmes. Il n’y a aucun pays au monde où des hommes et des femmes sont payées le même salaire pour un travail identique. Aucun. C’est la preuve que le chemin est encore long. Et pas que sur ce point ». (Oona Chaplin, au sujet de la place des femmes dans notre société, lors de sa venue au festival Séries Mania 2014. Le 2 mai)

« Quand on a préparé la dernière scène de la saison avec Antoine (Lesimple, qui joue Henry, NDLR), on l’a encouragé a revoir la fin de la saison 6 de The Shield et tout ce qui arrive à Lem. Pour se plonger dans ce genre de moments où le spectateur est à la fois choqué, dégoûté et se retrouve confronté à une émotion très forte. Jouissive même. Tu sais qu’après ça, ce n’est plus pareil ». (Alexandre Philip, à propos du dernier épisode de la saison 2 de Lazy Company. Le 2 mai)

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