2014, une année d’échanges sur Mars (4/4)

2014, une année d’échanges sur Mars (4/4)

Dernière partie de notre sélection des propos que vous avez pu lire cette année sur le site continue. Des cinéphiles, des scénaristes de série, des documentaristes acharnés… tout ça est à lire sans attendre. Rendez-vous en 2015 pour lire la suite !

Astrid Bergès-Frisbey, dans I Origins.

Astrid Bergès-Frisbey, dans I Origins.

« J’ai vraiment la sensation que le thème à l’origine du show est l’espoir. Et derrière, l’espoir, il y a l’idée de croire. Je ne pense pas que ce soit lié à une quelconque forme de foi. Il n’y a pas de motivation particulière ou d’agenda politique. C’est plutôt dans le sens large de la vie. L’idée de croire au meilleur des gens qui vous entourent. (Jennifer Morrison parle de Once Upon A Time au Festival de télévision de Monte-Carlo. Le 26 septembre)

 « Je souhaitais absolument le rencontrer, mais malheureusement je devais partir deux jours plus tard en vacances en Argentine. On s’est donc parlé le lendemain par Skype. On a discuté pendant trois heures du film et de mon personnage, de la façon dont nous aimions travailler… On a ensuite dérivé sur les thèmes du film – la vie, la mort –, bref, on a refait le monde sur Skype ! C’était un peu avant Noël et le tournage débutait mi-janvier. Mike m’a demandé de faire des essais sur Skype, mais je n’avais pas assez de Wi-Fi pour ça : j’étais en Argentine, au beau milieu du désert, totalement désespérée de ne pouvoir répondre à sa demande ! Mais il m’a fait confiance et j’ai finalement atterri sur I Origins. » (Astrid Bergès-Frisbey, évoquant la façon dont elle a rejoint le projet I Origins, réalisé par Mike Cahill. Le 28 septembre)

« Pour moi, Nathalie Baye était anecdotique dans Les Hommes de l’Ombre. C’est un beau personnage et une belle comédienne, mais le centre de l’histoire, cela reste ces fameux hommes de l’ombre » (Charline de Lepine, productrice des Hommes de l’Ombre, avant le lancement de la saison 2. Le 1er octobre)

« L’absence de la mère, le père meurtrier, ça constitue son identité. Et ça paraissait fondamental de mettre un point, qui n’est pas un point final, mais qui est une conclusion partielle à ce moment là de la série. Cela fait quand même quatre saisons qu’on est dessus et le but n’est pas d’étirer le fil rouge jusqu’à ce qu’on s’en lasse. Le but, c’est de donner des résolutions ponctuelles au fur et à mesure de la série. S’il s’agit de chercher Red John pendant quinze saisons, au bout d’un moment… » (Fanny Robert, au sujet de la façon dont a été envisagée la saison 5 de Profilage. Le 15 octobre)

Des Doyle, l'âme du documentaire Showrunners (au centre) a accordé au Daily Mars un entretien passionnant.

Des Doyle, l’âme du documentaire Showrunners (au centre) a accordé au Daily Mars un entretien passionnant.

« Rien n’était facile. Ce qu’on pouvait faire et ne pas faire dépendait des séries. Par exemple, Kurt Sutter nous avait donné l’autorisation de filmer dans la writers room avant que l’équipe ne change d’avis. Steve DeKnight et Spartacus ont été très coopératifs avec nous, tout comme Starz. Néanmoins, la chaîne a demandé à voir l’intégralité des rushes avant d’accepter. » (Des Doyle, sur les coulisses de tournage du documentaire Showrunners. Le 4 novembre)

« Même quand les enjeux sont énormes, même quand tout semble exagéré, tout est enraciné dans quelque chose de tellement humain que les gens se sentent proches de cela. Le fait de s’identifier à ça, cela vous garde captivé. Vous vous voyez dans les personnages. Même dans les situations les plus extravagantes. Vous leur criez dessus devant la télévision et vous pleurez et riez avec eux. Pour vous, ils sont réels. (Bellamy Young et Jeff Perry, au moment d’expliquer le succès de Scandal auprès du public. Le 5 novembre)

« Quand nous avons montré un extrait du film au Comic Con de San Diego, nous étions nerveux car nous savions que ce public là était constitué de fans de séries hardcore. Ils ont finalement bien réagi à l’extrait et cette bonne réception nous a soulagé. Le film a été très bien reçu à Edimbourg où nous avons fait un Q&A avec Ron Moore qui s’est vraiment bien passé. J’étais nerveux au sujet de la projo de Zurich parce que je ne pensais pas qu’on intéresserait là-bas. On a projeté le film à midi un vendredi et environ 220 personnes étaient présentes, ce que je trouve fantastique. Ils ont ris quand je voulais qu’ils rient, on été ému quand il le fallait… Ils ont très bien reçu le film.  » (Des Doyle, sur les coulisses de tournage du documentaire Showrunners. Le 5 novembre)

« (Les networks) doivent taper large. Si on regarde les audiences des grands réseaux aujourd’hui et qu’on les compare à celles des chaînes du câble, on voit bien que les premiers conservent une force de frappe unique. En France, on peut avoir la sensation que les chaînes du câble sont celles qui créent : c’est souvent le cas mais pas toujours. Et cela ne veut surtout pas dire qu’il ne se passe rien sur les networks ». (François-Pier Pelinard-Lambert, rédacteur en chef du magazine Le film français, interrogé sur la place des networks à la télé américaine aujourd’hui)

Jeff Davis, créateur de la série Teen Wolf.

Jeff Davis, créateur de la série Teen Wolf.

« Pendant des années, on a capitalisé sur l’image des femmes dans les films, il est peut être temps que ce soit au tour des hommes. Je dis ça en riant en partie, mais particulièrement en télévision, les femmes ont été excessivement sexualisées, c’est intéressant de voir enfin des hommes sexualisés à la télévision et ailleurs. Même si on ne fait plus autant de scènes torse nu qu’on le faisait avant… » (Jeff Davis, créateur de Teen Wolf parle des nombreuses scènes de la série où l’on voit des hommes torse nu. Le 14 novembre)

« On aime que notre musique comporte plusieurs couches et soit examinée sous plusieurs angles. On aime qu’un titre soit joué à faible volume, et une fois qu’on monte le son, la dynamique devient totalement différente. On aime que nos paroles aient une qualité suggestive mais ambiguë en même temps. Et concernant la finalité, il y a des choses touchant aux relations, aux choix que l’on fait, le doute qui va avec des décisions, et les conséquences d’un choix. Cela parle de beaucoup de choses. » (Svein, du groupe Royksöpp, au sujet de la vision de la finalité que porte le groupe. Le 20 novembre)

« J’ai trouvé une manière de travailler avec les comédiens qui me convient, et je ne veux plus m’emmerder avec des gens qui font ce métier pour d’autres raisons que les miennes, des gens nocifs qui ne sont pas constructifs. Ça ne m’intéresse pas, j’ai besoin de sentir qu’on a envie de travailler et de se dépasser. Ça fait quand même un petit moment que je fais des films, et pour moi c’est essentiel. Ça paraît con à dire mais ce n’est pas du tout quelque chose que je fais en dilettante. » (Fabrice du Welz, réalisateur d’Alleluiah, au Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg. Le 24 novembre)

« Plutôt que de publier une biographie de James Gandolfini ou de Kiefer Sutherland, offrons aux lecteurs une biographie de Steven Moffat ou de David Simon ! Penchons-nous davantage sur ce qui se trame derrière la caméra » (Sebastien Mirc, co-fondateur des éditions Pix’N Love, à l’origine du mook Soap. Le 15 décembre)

Partager