24 en 24 moments « n’importe quoi » (partie 2)

24 en 24 moments « n’importe quoi » (partie 2)

Afin de saluer le retour de 24 à l’antenne pour une saison spéciale de 12 épisodes, Dominique Montay revient sur 24 moments « n’importe quoi » de la série, histoire de rire un peu. Mais aussi de se préparer au pire en attendant le meilleur ? On espère.

Un dossier en deux parties, retrouvez la première en cliquant ICI.

13. Une bombe nucléaire explose à LA (Saison 6, épisode 4 : 9:00am – 10:00am)
"oops, my bad"

« oops, my bad »

Fallait bien que ça arrive un jour. La CTU est une des organisations gouvernementales les moins efficaces de l’histoire des fictions, l’une des moins fiables, l’une des moins bien gérées. La preuve, entre les agents doubles qui semblent s’y reproduire et le fait que, hors Jack Bauer, personne ne semble capable de proposer une gestion convenable des situations de crise, il fallait bien qu’une menace aille au bout. Donc boum, une explosion nucléaire dans un quartier de Los Angeles. Une explosion qui forcera à peine Jack à déménager, en saison 7 à Washington et en 8 à New York. Sachant qu’en début de saison il est censé retourner à L.A. avec Kim et sa petite fille. Comme quoi les retombées après une explosion de cette ampleur, c’est pas si violent que ça.

 

14. Mais tu es mon frère ? (saison 6, épisode 6 : 11:00 a.m. – 12:00 p.m.)
Dans une série qui a déjà coupé le bras d'un de ses personnages, Paul McCrane ne devrait pas faire le malin

Dans une série qui a déjà coupé le bras d’un de ses personnages, Paul McCrane ne devrait pas faire le malin

Le consortium de méchants qui embête Jack depuis cinq saisons (ceux qui faisaient bosser Mia Kirshner, entre autres), est dirigé dans l’ombre par un gugusse qui gère tout par téléphone. Et le gugusse, c’est Graem Bauer, le frérot de Jack. Tout ça dans le seul but de nous faire une saison où s’opposent Kiefer et Donald Sutherland qui joue son père… attendez… Ah, non, Donald a refusé de jouer le rôle parce qu’il ne voulait pas être l’”ennemi” de son fils. Mais ils ont gardé l’idée quand même, chapeau bas…

15. Jack peut plus sortir avec Audrey (saison 6, épisode 24 : 5:00 a.m. – 6:00 a.m.)

Bouhou, pauv’ Jack. Il peut plus sortir avec Audrey parce que son papa lui a dit non. Bouhouhou. Snif snif (renifle bruyamment).

Non, sérieusement, cette séquence débile qui voit Jack se barrer dans la nuit après avoir dit au revoir à Audrey et la scène qui m’avait fait lâcher la série (à l’époque) définitivement.

 

16. Zombie-Almeida (saison 7, épisode 1 : 8:00 a.m. – 9:00 a.m.)

almeidaNon, parce qu’en fait, je ne suis pas vraiment mort. Rappel des faits : en saison 5, Tony Almeida meurt dans les bras de Jack Bauer. En saison 7, il revient, toujours en vie, mais bosse pour les méchants. Au moment de l’annonce du retour de Tony, les supputations vont bon train. Deux possibilités : soit ça n’a aucun sens, soit c’est un zombie, une seconde possibilité étrangement qui aurait plus tenu la route. Selon Tony, c’est très simple. Une fois mort, son corps a été récupéré par des méchants qui l’ont ramené à la vie afin de bosser pour eux. Ah. Hein ? Mais pourquoi ils te voulaient “mort” ? Et ça n’a gêné personne que ton corps disparaisse ? Il s’est passé quoi à l’enterrement ? Et pourquoi les méchants arrivent à te réanimer et pas les gentils ? Parce qu’ils ont des méthodes de méchants pour le faire ? Genre “je peux te ramener, mais tu seras méchant aussi” ? Bref, zombie ça passait mieux, en fait.

 

17. Tony la girouette (saison 7)

Alors il est mort gentil, mais en fait il est vivant méchant. Mais en réalité il est vivant gentil avant de re-devenir vivant méchant. Et au final il va être mort méchant. Quelle évolution !

 

18. Jack Bauer est un Allemand avec un accent américain (saison 8, épisode 5 : 8:00 p.m. – 9:00 p.m.)
24 luftballoons

24 luftballons

Ah, la saison 8, quelle… quelle… quelle… (je ne trouve pas mes mots, mais vous imaginez le concept). Jack Bauer vient d’accepter de retourner à la CTU mais juste un peu, pour rendre service. Pour se faire, il fait équipe avec son ex, qui vient d’accepter de bosser à la CTU mais juste un peu, pour rendre service. Ils infiltrent la mafia russe, elle en utilisant une ancienne couverture. Et Jack… là on touche au génie absolu : Jack est un acheteur allemand. Mais il n’a aucun accent germanique. Aucun. Et quand on lui demande pourquoi, il affirme : « Parce que je travaille avec beaucoup d’Américains ». Voilà. Alors mec, si t’as un accent méridional alors que tu bosses que avec des Parisiens, sache que ça n’est pas normal ! Sinon ça voulait dire que Jack racontait n’importe quoi à ce moment là… et ça…

 

19. Dana Walsh est méchante-euh (saison 8, épisode 13 : 4:00 a.m. – 5:00 a.m)

sackhoffchristensenChaque saison on y a droit. Au CTU, la boîte la moins regardante sur le CV de ses collaborateurs, il y a toujours « a mole ». Il y a tellement de « moles » au CTU que ça me donne envie de créer une app pour smartphone, dérivée du Whack-a-mole, mais que avec des « moles » du CTU. Et là, c’est une sacrée « mole ». D’habitude, au moment où les « moles » sont révélées, on se demande poliment « mais ça tient la route ou pas ? ». Mais avec Dana Walsh, c’est le pompon. Il n’y a aucune logique dans tout ce qu’elle fait avant la révélation. Rappel : son ancien mec, malfrat, la retrouve et la fait chanter pour voler le CTU. Dana étant une “mole”, elle aurait dû régler le problème en 10 secondes : buter le gars et le dissoudre dans de l’acide. Au final elle le fait aller chez lui, l’invite au CTU pour voler la salle des objets saisis, et finit par se demander s’il ne fallait pas mieux le tuer, lui et son complice. Mais elle ne le fait pas, non. C’est son mec, chef des opérations au CTU qui le fait pour elle. Et c’est encore plus drôle quand elle essaie d’expliquer tout en fin de saison, en revisitant les premières heures et en réécrivant une partie de l’histoire pour donner un aspect cohérent à l’intrigue. Et n’oublions pas la performance remarquable de Katee Sackhoff, son interprète, qui est donc allée à la même école qu’Hayden Christensen : “quand tu deviens méchant, regarde par en-dessous, ça suffira”.

 

20. Jack n’a ni Dieu ni maître (saison 8, épisode 17 : 8:00 a.m. – 9:00 a.m.)

La fabuleuse saison 8 aura accouché d’une flopée de moments crétins et l’un d’entre eux est savoureux sur plusieurs niveaux. Jack se fend, pour éconduire un malotru qui lui donne un ordre, d’un “je ne prends mes ordres que du président”. Ok. Ca va bien Jack, tranquille ?

“- Madame le Président, j’ai le responsable de Jack Bauer en ligne, il veut savoir si vous pouviez demander à Jack de remplir son rapport de fin de mission.

– (exaspérée) Passez-le moi.”

Oubliez tous les organigrammes, on en répond tous à nos présidents respectifs, maintenant. The Jack Way.

Et sinon, quelques épisodes plus tard, Jack nous prouve que même le président, il ne l’écoute pas. Ni Dieu ni maître, on vous dit. Juste Jack.

 

21. Le président Taylor fait n’importe quoi (saison 8, épisodes 17 à 24)

24_president_taylorLe président Taylor est un modèle de droiture. Elle ne se compromet pas, perçoit dans toutes ses nuances la force évocatrice de sa fonction. Oui, mais voilà, en fin de saison 8, elle pactise avec le Richard Nixon de 24, Charles Logan, qui lui laisse le champ libre pour cacher l’implication du gouvernement russe dans l’assassinat du président d’un pays du Moyen-Orient, le tout afin de conserver une chance de signer un accord de paix. Au-delà du fait qu’on ne comprend rien de rien aux raisons qui poussent le président Taylor à agir de la sorte (à part qu’elle a l’air super pressée), c’est une trahison totale du personnage, à des fins scénaristiques. Et ça, c’est moche.

 

22. IronJack et d’autres conneries du genre (saison 8, épisodes 18 à 24)

C’est bientôt la fin, et vu qu’il s’est passé plein de trucs débiles pendant 18 épisodes, va falloir muscler pour les 6 derniers. Alors il faut que Jack aille plus loin que d’habitude, repousse les limites, en fait. C’est vrai que, jusqu’ici, Jack était plutôt un garçon calme et mesuré, le genre à suivre les procédures, tout ça… mais là il faut aller plus loin. Donc il tue de sang-froid une hostile non armée, il se revêt d’une armure pour dézinguer le service de sécurité de Logan, et il assassine deux diplomates russes. Le tout muni d’un document censé prouver la culpabilité des gens qu’il pourchasse. Un document qu’il essaie de donner à une journaliste mais ne pense jamais à METTRE EN LIGNE SUR INTERNET. Genre avec l’aide de Chloé, ça aurait été possible, non ? Ou celle de son fournisseur en fin de saison, joué par Michael Madsen. Il n’y avait pas moyen de faire quelque chose ? Ah si, tuer des gens et risquer de se faire tuer au final. Ok.

 

23. Toutes les fois où Jack a fait comprendre que la torture, c’est bien (toutes les saisons)

Le plaisir sadique des auteurs de 24, républicains convaincus, est total. Jack, c’est le démon sur l’épaule des démocrates, celui qui les convainc que la torture est la seule solution à leur problème. Dans 24, Jack serait capable de convaincre des vertus du waterboarding à un altermondialiste.

 

jack hacksaw24. Non c’est bon, ça va, j’ai rien ! (toutes les saisons)

Jack Bauer est mort plusieurs fois. Il s’est administré des actions de chirurgie, s’est fait tirer dessus, a subi des radiations mortelles… Il est tombé, s’est fait poignarder, on l’a même torturé en lui stoppant le cœur avant de le faire repartir. Mais à chaque fois, tout va bien. Jack, c’est ce type qui se viande tout le temps, se redresse en levant la main et en criant “ça va, j’ai rien”. A côté de Jack, James Bond est un douillet.

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