#26 – Le coin des mangavores !

#26 – Le coin des mangavores !

Comme nos journées ne font que 24 heures et qu’il m’en faudrait 45 pour pouvoir lire et critiquer toutes les sorties manga que nous proposent les différents éditeurs français, ce coin des mangavores vous permettra d’avoir une vue d’ensemble sur les dernières sorties parues et de ne rien louper de vos titres préférés. C’est parti, suivez le guide !

 

Yûna de la pension Yuragi (T.2)

Nous voilà partis pour un second tome des aventures érotiques de Fuyuzora dans la pension Yuragi. L’auteur Tadahiro Miura enchaîne les histoires courtes sans ordre particulier dans le seul et unique but de dévêtir ses héroïnes le plus souvent possible. On ne parlera plus ici de fan-service mais bien d’un érotisme assumé et pour être parfaitement honnête carrément gratuit. Chaque scénette n’a pour autre but que de mettre les personnages féminins dans une situation critique de telle manière que l’on puisse voir leurs opulentes poitrines ainsi que leurs sous-vêtements. Le premier chapitre de ce second tome en est un parfait exemple avec un esprit dévoreur de vêtements… Voilà, voilà… !!! Pour autant, le mangaka ne se cache pas derrière son petit doigt et assume pleinement le côté voyeur de son titre. L’éditeur Pika aussi puisque qu’un « -16 » assez voyant est affiché sur la couverture. En dehors de cela, le titre ne manque pas d’humour, souvent grivois mais qu’importe tant que l’on parvient à sourire de temps à autre. Côté personnages ou histoires, il ne faut clairement pas être exigeant puisque absolument tout est réduit à sa plus simple expression. Bref, un titre pour lecteur averti et pas trop regardant sur le contenu. Certains passeront leur chemin sans même détourner le regard, les autres y trouveront leur compte et se délecteront devant autant de générosité. Qui a dit racolage ?!

Yûna de la pension Yuragi (T.2)
De Tadahiro Miura
Édité par Pika

 

Re: Load (T.2)

L’éditeur Doki-Doki poursuit la publication de son thriller hard-boiled avec ce second tome de Re: Load. Après son affrontement face au cruel Shin, l’ex-flic Inui est en bien mauvais état. Cependant, sa ténacité sans pareille lui permet de repartir à la rescousse de la jeune Makoto qui attise toutes les convoitises. Et pour cause, puisque la fillette recèle au fin fond de son esprit un secret bien gardé. C’est alors une course effrénée contre la montre qui commence, sorte de jeu du chat et de la souris entre Inui, Shin, le clan Gomon et tout un tas d’assassins. Mais personne ne s’attend à ce dont Makoto est capable et cela risque de changer quelque peu la donne. Dans la plus pure tradition du genre, Takumaru Sasaki mène son polar noir de main de maître. Sombre, violent, tendu, son seinen entraîne le lecteur dans un récit sans concession. À ce stade, nous en sommes à la moitié de l’histoire et l’auteur use de tous les codes, ne reculant devant aucun retournement de situation. Tous les regards sont focalisés sur la petite Makoto qui se révèle ici bien plus dangereuse qu’elle n’y paraît. Face à tout cela, Inui a beaucoup à faire, ce n’est pas ce psychopathe de Shin qui va lui faciliter les choses. Reste à attendre le troisième et dernier tome pour voir comment tout cela va se conclure mais une chose est certaine, ça se terminera à n’en pas douter dans un bain de sang. Tout un programme…

Re: Load (T.2)
De Takumaru Sasaki
Édité par Doki-Doki

 

Shônan Seven (T.8)

Huit tomes… ! Il aura fallu attendre huit tomes pour que le titre de Toru Fujisawa et Shinsuke Takahashi introduise un semblant d’histoire au milieu de cette déferlante de testostérone. Les sélections pour les Shônan Seven sont enfin terminées et on va donc enfin pouvoir se taper encore plus de combats et de punchlines débiles. Youpi ! Eh oui, parce qu’en fait le concours de celui qui en a le plus dans le caleçon ne fait que commencer. On a donc droit à une brève présentation des différents lycées en compétition pour se mettre sur la gueule. Entre les punks, les fils à papa, les beaux gosses, les graffeurs ou encore les adorateurs du groupe Glam Rock Kiss, autant vous dire qu’on va bien se marrer ! Mais à part cela, où c’est qu’il est le semblant de scénario dont je parlais au début de cette critique ??? Eh bien, il est dans la genèse du Shônan ainsi que dans les causes de la mort du grand frère de Kurokami. C’est à travers un flash-back que l’on en apprend un peu plus sur la création de ce tournoi stupide et sur les circonstances de la disparition suspecte de Ren. À vrai dire, c’est bien maigre et ça ne suffira pas à relancer l’intérêt d’un titre qui a plongé depuis bien longtemps dans les tréfonds de l’ennui et de la misogynie. Mais que voulez-vous, on se contente du peu que l’on a… Et à ce stade, ce n’est pas comme si on n’attendait quoi que ce soit de Shônan Seven. Vivement le prochain tome !

Shônan Seven (T.8)
De Toru Fujisawa & Shinsuke Takahashi
Édité par Kurokawa

 

Tales of Wedding Rings (T.5)

Satô et son harem voyagent en direction du Pays de la Terre à la recherche de la cinquième et dernière princesse des Anneaux. Malheureusement pour eux, le royaume des Nains semble avoir disparu depuis bien longtemps et sur place, ils ne trouvent pas âme qui vive et donc pas la moindre princesse à l’horizon. Mais les choses vont réellement se compliquer lorsque le Roi des Abîmes décide de se réveiller et d’envoyer sa horde de démons déferler sur le royaume. Seule option pour notre héros et ses princesses, retourner temporairement dans notre monde pour sauver sa peau. À mi-chemin entre la comédie romantique et l’épopée fantastique, le titre du duo Maybe est parvenu à trouver son ton et l’ensemble fonctionne très bien. La dynamique entre les personnages fonctionne, à commencer par la relation qui lie les différentes princesses à leur époux. Chacune d’entre elles a un caractère bien trempé et parvient à trouver sa place tandis que la romance entre Satô et Cristal avance à petits pas. Les premiers émois adolescents des deux tourtereaux sont attendrissants et touchent facilement le lecteur. Il faut bien dire que pour une fois, nous n’avons pas affaire à un ado pervers souhaitant sauter sur tout ce qui bouge. Au lieu de ça, nous avons un jeune homme qui se questionne et veut attendre le juste moment. Bien entendu, cela n’empêche pas au titre de jouer la carte du fan-service de temps à autre mais jamais il n’en abuse. Je le répète à chaque critique, mais je n’aurai pas parié grand-chose sur Tales of Wedding Rings et pourtant, cinq tomes plus tard, je reste toujours sous le charme et ça c’est fort !

Tales of Wedding Rings (T.5)
De Maybe
Édité par Kana

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