#5 – Le coin de mangavores!

#5 – Le coin de mangavores!

Comme il me faudrait des journées de 45 heures pour pouvoir lire et critiquer toutes les sorties manga que nous proposent les différents éditeurs français et comme tout le monde le sait, nos journées ne font que 24 heures, j’ai décidé d’inaugurer ici, une nouvelle rubrique compilant plusieurs reviews. Ce coin des mangavores vous permettra d’avoir une vue d’ensemble sur les dernières sorties parues et de ne rien louper de vos titres préférés. C’est parti, suivez le guide !

 

Les Enfants de la Baleine (T. 7)

les-enfants-de-la-baleine,-tome-7-876673Abi Umeda poursuit son récit et plonge dans le passé de ses personnages pour mieux nous faire comprendre les origines de la Baleine de Glaise. Alors qu’il navigue sur la mer de sable, le vaisseau traverse un mirage, vestige du passé, où les habitants se retrouvent confrontés aux apparitions fantomatiques de leurs ancêtres et de leurs défunts. Suite à cela, Chakuro se met en tête de retrouver la mystérieuse chambre de Midén, semblant contenir les réponses à de nombreuses questions. Ce septième tome est donc l’occasion de découvrir le passé trouble des habitants de la Baleine de Glaise et d’en apprendre plus sur Ohni, puissant utilisateur du Saimia. Appelé « Daimonas » par l’Empire, ce personnage ô combien secret et complexe se dévoile au travers de flash-back passionnants et les pièces du puzzle semblent enfin trouver leur place. Voici donc un tome charnière pour le titre d’Abi Umeda qui lève enfin une partie du voile sur les habitants maudits. Une fois encore, Les Enfants de la Baleine nous subjugue par sa poésie, par sa beauté et par une certaine forme de mélancolie. À chaque début de tome, nous voilà totalement aspirés par un récit aussi énigmatique que foisonnant d’idées. L’auteur fait de nous les spectateurs privilégiés d’une cruelle mais flamboyante destinée, celle de ces femmes et ces hommes condamnés pour les pêchés de leurs ancêtres. Bref, n’attendez plus et embarquez à bord de la Baleine de Glaise !

Les Enfants de la Baleine (T. 7)
D’Abi Umeda
Édité par Glénat

 

Nirvana (T. 2)

prd_55715Après une entrée en matière assez convaincante, le shônen édité par Doki-Doki revient dans un second tome toujours aussi prenant et qui laisse entrevoir les blessures de son héroïne. Suite à un crash d’avion à bord duquel elle se trouvait, la jeune Yachiyo Hitotose se réveille dans un monde fantastique appelé le Gurgrah. Sur place, elle apprend qu’elle n’est autre que la réincarnation de Sakuya, la déesse de l’harmonie, rien que ça… ! Sa mission : rassembler les Douze Signes afin de vaincre les forces du mal qui ravagent le pays. Si la jeune fille a toujours fait preuve d’altruisme et de compassion, on découvre ici, les raisons qui l’ont poussée à devenir comme ça. Les auteurs Jin et Sayuki explorent son passé et mettent en avant les douloureuses épreuves qu’elle a eu à traverser lorsqu’elle était plus jeune. Ce tome est également l’occasion de faire la connaissance de nouveaux protagonistes. Après les Signes du Sanglier et du Singe, c’est celui du Coq, sous les traits d’un homme appelé Lark West, qui fait son entrée dans l’histoire. Mais c’est surtout l’arrivée de Tenka Landgraff, détenteur du « Diselveda » qui attire ici toute l’attention. Accompagné lui aussi de Signes, notamment ceux du Chien, du Cheval et du Lapin, il s’oppose farouchement à la réincarnation de la déesse, affirmant être le seul à pouvoir sauver le Grugrah. Ce nouveau tome, tout comme le précédent, maintient un rythme soutenu pour nous porter d’un bout à l’autre et en bon shônen qu’il est, il y parvient parfaitement. La collaboration entre Jin et Sayuki fonctionne très bien et Nirvana atteint son but. Un début des plus prometteurs !

Nirvana (T. 2)
De Jin et Sayuki
Édité par Doki-Doki

 

Devil Devised Departure (T. 1)

devil-devised-departure-1Nouveau venu dans le catalogue de l’éditeur Pika, D.D.D. est un titre fantastique qui comptera trois tomes au total. On pourrait le ranger dans la catégorie shônen-up en raison de son univers « Dark Fantasy » rappelant celui de Blue Dragon: Ral Grad. Julius et son frère Michael vivent avec leur sœur dans le bidonville du royaume de Garlonia. Depuis toujours, le jeune garçon rêve de devenir membre du célèbre Escadron des Chevaliers Noirs. Du coup, lorsque l’occasion se présente, il saute dessus et passe l’examen d’entrée. Mais il va découvrir la terrifiante réalité qui se cache derrière l’Escadron. En effet, ces héros qu’il admire, ne sont autres que des êtres démoniaques appelés « Devil Devices ». Lors de l’examen, Julius subit lui aussi une étrange transformation et pour cause, un démon prend possession de sa main gauche… Un premier tome efficace qui installe les enjeux à venir qui s’articuleront autour d’un affrontement fratricide. Aux commandes du titre, on découvre Shinsen Tokugawa avec son récit lovecraftien et son trait vif et maîtrisé. Même si en soi D.D.D. ne révolutionne rien et même si les personnages de Julius et Michael répondent un peu trop aux archétypes du genre, le titre reste un divertissement solide à côté duquel il serait dommage de passer. On ne s’ennuie pas et on sera donc là pour la suite, si tant est qu’elle soit du même acabit.

Devil Devised Departure (T. 1)
De Shinsen Tokugawa
Édité par Pika

 

Mushoku Tensei (T. 1)

614F1+QMRbLUn trentenaire loser et sans emploi qui se retrouve dans le corps d’un enfant, dans un monde magique… Voilà ce que propose le nouveau shônen de l’éditeur Doki-Doki. Dans sa première vie, il était un anonyme, un « neet » comme on dit au Japon, c’est-à-dire « not in education employment or training », un individu célibataire, introverti, non inséré dans le système et n’ayant aucune vie sociale ou professionnelle. Suite à une bien triste mort, il se voit octroyé une seconde chance et se réincarne dans le corps d’un nouveau-né, Rudeus Greyrat, tout en ayant conservé les souvenirs de sa misérable et courte existence. Dans un monde fantastique, le voilà alors enfant dans une famille aimante où il partage son temps entre apprentissage de la magie et maniement de l’épée. Grâce à une bonne dose d’humour, des personnages attachants et un graphisme soigné, Mushoku Tensei parvient à trouver sa place. On se laisse vite porté par un récit fluide et agréable, parfaitement mené par Fujikawa Yuka, d’après l’œuvre de Rifujin na Magonote. Ce premier tome fonctionne notamment grâce à l’idée d’un otaku de 34 ans se retrouvant dans le corps d’un jeune enfant, avec tout ce que cela entraîne. Même s’il joue le jeu auprès de sa famille, son esprit est souvent traversé par des pensées inappropriées pour un enfant de son âge. C’est ici réellement le ressort comique du titre, qui reste cependant absolument tout public dans son contenu. Bref, plutôt une bonne surprise qui trouvera, à n’en pas douter, ses lecteurs.

Mushoku Tensei (T. 1)
De Fujikawa Yuka
Édité par Doki-Doki

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