#8 – Le coin de mangavores !

#8 – Le coin de mangavores !

Comme il me faudrait des journées de 45 heures pour pouvoir lire et critiquer toutes les sorties manga que nous proposent les différents éditeurs français et comme tout le monde le sait, nos journées ne font que 24 heures, j’ai décidé d’inaugurer une nouvelle rubrique compilant plusieurs reviews. Ce coin des mangavores vous permettra d’avoir une vue d’ensemble sur les dernières sorties parues et de ne rien louper de vos titres préférés. C’est parti, suivez le guide !

 

Trisagion (T.1)

trisagion-manga-volume-1-simple-282878Avec ce nouveau titre de l’éditeur Doki-Doki, les auteurs Mizuchi Shiki et Shibano Bancha nous balancent ce que le shônen peut offrir de plus cliché. Trisagion remplit le cahier des charges à la lettre dans un premier tome confus et sans grand intérêt. Dans sa plus tendre enfance, le jeune Levy a assisté au meurtre de ses parents par les Nihiles, des anges déchus. Du coup, bien décidé à les venger, il a intégré Trisagion, un groupe secret, chargé d’éradiquer les méchants anges qui se nourrissent de la mana des humains. Rappelant Bleach, D-Grey Man, Black Bullet et encore une bonne douzaine de titres du genre, Trisagion n’essaie même pas une seconde de se démarquer, préférant se fondre dans un moule, celui du néant créatif. Le pire, c’est qu’à défaut de faire original, ça pourrait être bien fait mais même pas. Le découpage confus et la construction du récit enfonce un peu plus le titre. On suit Levy qui, tour à tour, rencontre une sorcière (parce qu’il en faut bien… !), une serveuse de café, dans une scène ridicule et totalement artificielle et enfin, son amie d’enfance qui débarque d’absolument nulle part. Bref, les scènes s’enchaînent mais ne s’emboîtent pas et cette introduction s’enlise. Alors oui, peut-être me trouverez-vous trop dur avec ce titre mais ce premier tome est la synthèse de ce que le shônen peut nous offrir de plus paresseux et de moins imaginatif… Y’en a juste marre !

Trisagion (T.1)
De Mizuchi Shiki & Shibano Bancha
Édité par Doki-Doki

 

Fire Force (T.2)

fire-force-manga-volume-2-edition-speciale-fnac-288262On avait quitté Shinra aux prises avec un énigmatique individu se faisant appelé le Joker et qui semble savoir des choses concernant la mort de sa famille consumée par les flammes. Ce second tome de Fire Force n’est pas avare en informations et donne assez rapidement une toute autre direction au récit. La révélation autour des différentes Brigades Spéciales en charge des torches humaines nous est d’ailleurs balancée un peu vite à mon goût et aurait peut-être mérité d’être amenée avec plus d’effets. Toujours est-il que dès le deuxième tome, l’histoire et les enjeux se voient quelque peu transformés. On retrouve ici, le même grain de folie qui animait Soul Eater, la précédente œuvre d’Atsushi Ohkubo. Il affectionne particulièrement les personnages décalés, survoltés et aux profils atypiques. Bien que pour l’instant, Fire Force n’égale pas Soul Eater en termes de folie, on sent le potentiel de son univers dans ce domaine. Autour du héros, gravitent tout un tas de protagonistes savoureux, à commencer par Arthur Boyle, coéquipier de Shinra, qui se prend pour le roi Arthur et part dans des délires plus drôles les uns que les autres. La fin de ce tome introduit la 5ème Brigade des Forces Spéciales, confirmant la direction que prend le shônen. Quelques mots sur l’aspect graphique… Ohkubo affirme son style facilement reconnaissable et nous balance quelques scènes d’action bien gérées. Bref, un second tome intéressant et assez généreux qui donne clairement envie d’aller plus loin.

Fire Force (T.2)
De Atsushi Ohkubo
Édité par Kana

 

Dragon Ball Super (T.2)

601 DRAGON BALL SUPER T02[MAN].inddVoilà le second tome de Dragon Ball Super qui sort à point nommé en cette période estivale. Le premier nous avait agréablement surpris par sa qualité graphique et son rythme soutenu. Ici, même constat ! Celles et ceux qui regardent l’anime constateront que l’ensemble avance à grands pas puisque au deux tiers de ce second tome, nous voilà déjà à l’arc Black Goku qui correspond à l’échelle de la série animée, au quatrième arc, c’est à dire l’épisode 47. Autant dire que le manga scénarisé par Akira Toriyama et dessiné par Toyotaro ne se perd pas en sous-intrigues et va droit au but. On termine donc le tournoi entre les univers 6 et 7 pour le gain des Super Dragon Ball. Tout s’y déroule conformément à l’anime, les affrontements sont d’excellentes factures mais paraissent quelque peu anecdotiques par rapport à ce que l’on a pu connaître dans Dragon Ball. C’est une chose de vouloir aller vite mais c’en est une autre de se précipiter. Tout semble s’enchaîner de manière trop automatique, sans véritable contexte ou mise en condition. Un peu dommage ! Toutefois, Dragon Ball Super n’a pas la prétention de se prendre trop au sérieux grâce aux traits d’humour disséminés tout au long du tome. Bien entendu, c’est Goku qui remporte la palme de la connerie et sa naïveté et sa nonchalance fonctionnent toujours autant, mais il n’est pas le seul. Que ce soit Vegeta et sa légendaire bonne humeur ou encore un Piccolo complètement déconsidéré par ses coéquipiers, on ne peut s’empêcher d’esquisser un petit sourire face à ses personnages que l’on connaît par cœur. Dragon Ball Super poursuit sur sa lancée, en pilote automatique, il fonce sans prise de tête et finalement le lecteur n’a plus qu’à se laisser porter. Mais à un moment, il va falloir se poser un peu pour ne plus survoler les choses. Au vue des éléments exposés en fin de tome avec l’arc Black Goku, ce serait peut-être le moment.

Dragon Ball Super (T.2)
De Akira Toriyama & Toyotaro
Édité par Glénat

 

Shōnan Seven (T.5)

shonan-seven-manga-volume-5-simple-278685Les tomes de Shōnan Seven se suivent et se ressemblent… Voilà maintenant cinq tomes que l’on assiste à des combats de coqs pour déterminer parmi une poignée de lycéens qui est le plus fort… ou qui a la plus grosse… Car soyons honnête, cette déferlante de testostérone n’a d’autre but que de célébrer une violence gratuite doublée d’un sexisme hallucinant. On ne le répétera jamais assez, mesdemoiselles, Shōnan Seven ne s’adresse clairement pas à vous. Nous voilà donc arrivés à la fin des sélections et on connaît désormais les neuf concurrents de seconde, première et terminale qui vont pouvoir rivaliser de connerie et de punchlines affligeantes avant de se mettre sur la gueule. Que retenir de ce tome ? Comme pour les précédents, à peu près rien… On en reste aux basiques, de la baston, quelques plans de petites culottes et des femmes-trophées prêtes à s’offrir au premier loubard venu. En guise de maigre consolation, la téméraire Yuka, karatéka depuis sa plus tendre enfance, qui défonce un type, même si là encore, c’est en partie grâce aux sous-vêtements de la jeune femme. À part ça, Tōru Fujisawa tente de combler le vide avec des sous-intrigues sans réel intérêt et qui se terminent toujours par une espèce de « happy end » quelque peu naïf, genre, oui je sais que c’est mal la drogue… Redevenons meilleurs amis… !!! Enfin, voilà quoi ! Shōnan Seven est définitivement perdu dans les tréfonds du mauvais goût et de l’ennui. Le spin-off GTO de trop… ?!

Shōnan Seven (T.5)
De Tōru Fujisawa & Shinsuke Takahashi
Édité par Kurokawa

Partager