A vue de PIFFF, la fin

A vue de PIFFF, la fin

Voilà, c’est fini. Le public et le jury ont rendu leur verdict au PIFFF après 5 jours de festival achevé sur le formidable Green Room de Jeremy Saulnier (hors compétition, heureusement pour les autres films).
Avant de vous donner le palmarès, revenons sur la journée de samedi, dernière journée de compétition, qui fut déterminante puisqu’elle accueillait la sélection de courts-métrages français et internationaux, ainsi que l’Œil d’Or du public.

Si vous en doutiez, la France et le monde ont du talent à revendre et la sélection de courts-métrages a largement écrasé sa grande sœur des longs-métrages (nous y reviendrons). De l’humour, de l’animation, du slasher, du poétique, du gore, etc. : tous les genres étaient représentés dans cette sélection, avec une qualité de production admirable. Nos petits Frenchy se sont hissés à la hauteur de leurs homologues internationaux. Bravo R-One Chaffiot pour cette anthologie. (Voir ici l’ensemble des courts présentés)

dont-grow-up-2Côté longs-métrages en compétition, le samedi fut la meilleure journée du Festival, marquée par un bon Don’t Grow Up de Thierry Poiraud, intéressante déclinaison fantastique sur l’adolescence et le passage à l’âge adulte dans un survival en territoire infecté. Un brin contemplatif mais un Œil d’or bien mérité. Le dernier film présenté, Bridgend de Jeppe Rønde, quoi qu’intéressant, pose question sur sa sélection dans un festival de films fantastiques, évoquant plutôt un drame à la Larry Clark mâtiné de Ken Loach : l’histoire vraie d’une vague de suicides d’adolescents mal dans leurs baskets à Bridgend (ville située à peu près dans le trou du…hum, perdue, du Pays de Galles) …

 

Si le PIFFF nous a ravi avec de formidables projections hors compétition, parmi lesquelles The Thing, Le Complexe de Frankenstein et Green Room, la sélection longs-métrages, cette année, m’a semblé trop sage, dans le genre, avec beaucoup trop de films contemplatifs, fantastique « light », comme s’il fallait encore prouver que le cinéma fantastique était aussi un cinéma d’auteur. Dommage, quand en 2015, The Mind’s Eye, The Witch, High Rise, The Devil’s Candy, Darling et Demon sont dans les tuyaux de nombreux festivals et que le pilote de la série infectée Reset commence à tourner. Le PIFFF n’en demeure pas moins un festival de cinéma fantastique incontournable à Paris (mais non soutenu par la ville de Paris !?!), d’une organisation sans faille, attendu chaque année avec impatience. Votre serviteur espère qu’il grandira encore afin d’offrir plusieurs projections de chaque film.

LE PALMARÈS

ŒIL D’OR – LES PRIX DU PUBLIC

Œil d’Or du Public : long-métrage
DON’T GROW UP de Thierry Poiraud

Laissés à l’abandon par leurs surveillants, de jeunes délinquants traînent dans leur centre. Mais la situation va dégénérer : frappés par un virus, les adultes attaquent les moins de 18 ans…

Distribué par Version Originale/Condor – en salles au printemps 2016

Œil d’or du Public : court-métrage français

OF MEN AND MICE de Gonzague Legout

La crise économique ronge la ville de Detroit. Neil et Nicholas, deux anciens salariés d’une usine automobile, décident de braquer la Motorcity Bank, et se retrouvent piégés par la police. S’engagent alors des négociations dont ils n’auraient jamais soupçonné l’issue…

Prix du Public court-métrage international

L’OURS NOIR de Xavier Seron et Méryl Fortunat-Rossi (France/Belgique)

Règle #1 : ne jamais nourrir les ours. Règle #2 : restez à une distance d’au moins 100 mètres. Règle #3 : ne surprenez pas les ours. Règle #4 : gardez votre chien en laisse.

LE PRIX DU JURY DU MEILLEUR COURT-MÉTRAGE FRANÇAIS

Le jury des courts-métrages français, constitué de Joyce A. Nashawati (réalisatrice et scénariste), Fleur & Manu (réalisateurs/clippeurs), Run (auteur, illustrateur et réalisateur) et Seth Gueko (musicien), a choisi de récompenser :

Prix du jury court-métrage français

PHANTASMS OF THE LIVING de Jean-Sébastien Bernard

Durant un après-midi à la piscine, une jeune fille va vivre son premier flirt. Un partage des sens inattendu qui restera à jamais gravé sur ses lèvres.

Mention spéciale

L’APPEL d’Alban Ravassard

Benoît, 50 ans, est un lieutenant de police meurtri par la disparition de son épouse. Incapable de faire son deuil, il voit sa santé physique et mentale décliner lorsqu’elle refait mystérieusement surface.

 

LES PRIX DU JURY CINÉ+ FRISSON

Le jury de notre partenaire Ciné+ Frisson, constitué de Myriam Hacène (directrice générale) et Christophe Commères (directeur adjoint), a élu :

Prix spécial Ciné+ Frisson – long-métrage

EVOLUTION de Lucile Hadzihalilovic

Sur une petite île coupée de tout et dont l’organisation matriarcale tourne autour d’un étrange centre d’expérimentations sur jeunes garçons, Nicolas, 10 ans, commence à questionner son environnement…

Distribué en France par Potemkine – en salles le 16 mars 2016>

Prix spécial Ciné+ Frisson – court-métrage

JULIET de Marc-Henri Boulier

Dans un futur proche, la société SEED lance avec succès JULIET, la première génération d’êtres synthétiques de compagnie. Mais à mesure que la technologie évolue, l’Homme peine à trouver sa place…

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