A vue de PIFFF #1

A vue de PIFFF #1

C’est avec une certaine fébrilité que votre serviteur retourne, cette année, voir quelques films au PIFFF (Parisse Internationôl Fantastic Film Festivôl), après avoir bouté l’hernie qui l’avait tenu éloigné de son festoche préféré l’an passé. Pour mon grand retour (et peut-être aussi pour fêter ses 5 ans et son succès croissant), le PIFFF passe un cap en délaissant l’Opéra pour le Rex. Non, pas le canin berger germano-autrichien des mornes après-midi gériatriques de France Télévision, mais bel et bien le cinéma du boulevard Poissonnière. Encore que j’eus un petit doute en début de soirée avec la projection du morose Blind Sun de Joyce A. Nashawati. Certes, il y avait quelques indices qui auraient dû me mettre la puce à l’oreille ; une présentation du film par Fausto Fasulo comme un « film inclassable mais c’est ça aussi le cinéma fantastique » (ah bon ?) et un synopsis pas franchement emballant :

La canicule frappe la Grèce. L’eau se fait rare. La tension est totale. Un immigré taciturne doit veiller sur la luxueuse villa d’une famille française qui l’a embauché. Mais le gardiennage va tourner au cauchemar.

blind-sunUne heure trente d’ennui avec, soulignons-le, de belles images de la Grèce, mais un film mou du genou, arty et poseur qui effleure certains sujets « d’actualité » – racisme, privatisation des ressources, etc. – sans s’en emparer. Seul à sauver, Ziad Bakri, l’acteur principal, qui tire son épingle du jeu face au jeu « à la française » de Laurène Brun, Mimí Deníssi ou Louis-Do de Lencquesaing. Lorsqu’on connaît la difficulté qu’a le film de genre à être financé par le CNC, il est nullement étonnant de constater que ce film a bénéficié de son soutien.

Blind Sun, un choix totalement incompréhensible dans le cadre de ce Festival, à mon sens.

frankensteinHeureusement en deuxième partie de soirée, les programmateurs du PIFFF nous ont gâté avec, en exclusivité mondiale, le formidable documentaire, Le Complexe de Frankenstein, du duo Alexandre Poncet et Gilles Penso (déjà enthousiasmant sur le documentaire Ray Harryhausen – Le Titan des effets spéciaux). Magnifique lettre d’amour aux magiciens légendaires des effets spéciaux (Rick Baker, Phil Tippett, Dick Smith, Rob Bottin, etc.), le documentaire offre une rétrospective des maquillages, animatroniques jusqu’aux effets numériques qui ont donné vie aux créatures de nos films préférés, très largement illustré par moult interviews. Un pur bonheur.

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