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Alban Lenoir « Je commence à peine à me trouver légitime d’être là »

Alban Lenoir « Je commence à peine à me trouver légitime d’être là »

 

À 32 ans, l’attachant interprète de Klaus dans Hero Corp et du Sergent Chester dans Lazy Company, deux séries cultes respectivement diffusées par France 4 et OCS, s’est bâti une solide réputation sur les réseaux sociaux. La route vers les rôles réguliers et variés au cinéma, son rêve, est encore longue pour ce self made man couteau suisse (acteur, scénariste, cascadeur autodidacte…) mais certainement à portée de main, de vue et surtout de talent. On l’a rencontré, il nous dit tout. Action !

Photo : Daily Mars

Il y a quelque chose de très touchant chez Alban Lenoir. Balèze au cœur tendre (comme le pied, encore un peu…), le vieux compagnon de route de Simon Astier offre un mélange forcément sympathique d’ultra-sensibilité, d’humilité, de pudeur extrême et de passion dévorante pour son métier. Autodidacte radical, en doute permanent quant à sa légitimité malgré la cohorte de fans qui l’adule depuis Hero Corp, ce trentenaire venu de Dijon vendrait un rein, voire les deux, pour un beau rôle dans un bon film. Pas par ambition démesurée. Juste pour le bonheur de jouer. Pas si éloigné de celui d’un Belmondo des sixties, son visage s’illumine comme celui d’un gosse à Noel quand, le temps d’une seconde, il songe à ce Graal pour l’instant à distance.

Comme il n’est pas fils de… et boude les soirées mondaines, à lui les chemins de traverse plutôt que l’autoroute. Pas grave :  grâce à ses choix aussi exigeants que possible, une vraie présence à l’écran, l’évidente sincérité de sa démarche et sa désarmante simplicité, Alban Lenoir s’est constitué une précieuse et méritée fan base sur le web. Depuis ses premières apparitions dans Kaamelott et la sitcom de M6 Off Prime (co-écrite avec Simon et Christophe Fort), ce solitaire de nature a bien mené sa barque et, en 2013, l’actu lui a souri. Entre un petit rôle remarqué dans Les Gamins, la résurrection de Hero Corp via France 4, le beau succès d’estime de la Lazy Company sur OCS et le tournage en tête d’affiche du mystérieux « zombie movie » Goal of the Dead, Lenoir voit rose ou presque… Ce pratiquant d’arts martiaux sait trop bien que la voie qu’il a choisie peut à tout moment l’envoyer au tapis et refuse de se laisser griser.

En attendant, dans l’interview qu’il nous a accordée, Alban se prête au jeu des questions un peu plus personnelles, tout en lâchant quelques bribes d’informations sur les très attendues saison 3 de Hero Corp et saison 2 de Lazy Company. Sur Hero Corp, absolument presque rien n’a filtré à ce jour sur le contenu et le dispositif de diffusion transmedia que France 4 mettra en oeuvre lors de la diffusion de la saison 3, prévue avant la fin 2013. Simon Astier a gentiment consenti à nous chuchoter que le contenu exclusivement diffusé sur le web avoisinera pas moins de 45 minutes ! Quant à ce qu’on y verra, Alban Lenoir nous l’a aussi murmuré, tout en nous faisant jurer/cracher de ne rien publier ici même. Il restera aussi très vague dans notre entretien sur l’évolution de son rôle et toute autre information. La raison ? Absolument toute la communication autour de la saison 3 de Hero Corp est étroitement verrouillée jusqu’aux deux journées qui lui seront consacrées lors du prochain Comic Con Paris. Tant mieux pour les organisateurs et instigateurs de ce choix du grand secret, tant pis pour nous !

Quant à Lazy Company, la saison 2, visiblement un peu moins potache que la première, sera diffusée bel et bien un an pile poil après la précédente, soit en janvier 2014. Le tournage aura lieu du 11 juin au 17 juillet dans les environs de Tours. Bon : et si on s’arrêtait de jacter pour vous laisser en charmante compagnie maintenant ?

John Plissken.

Photo Daily Mars

Ton actualité récente est plutôt chargée. On va revenir sur la Lazy Company et Hero Corp mais surtout, tu as décroché un rôle bien visible dans Les Gamins (joli succès en salles avec 1,5 million de spectateurs). Ca bouge pour toi !
Alban Lenoir :
Oui mais bon, comme on reste encore dans la comédie, pas tant que ça. Pour Les Gamins, j’étais en effet surtout content d’avoir, pour la première fois, un rôle visible au cinéma, c’est vrai. C’est en tout cas une des rares fois où j’ai rencontré un réalisateur qui tient parole. Il y a quelques temps, j’avais fait un clip pour dépanner Max Boublil à l’arrache,  Anthony Marciano (le réalisateur des Gamins – ndlr) était là et m’a dit : “on écrit un truc en ce moment avec Max, c’est promis on te garde un petit rôle en échange si ça se fait”. Un an après, ils l’ont fait.

C’est si rare que ça, les gens qui n’ont qu’une parole dans ton milieu ?
En fait, c’est surtout que la plupart du temps, certains ne se rendent même pas compte des promesses qu’ils t’ont faites ! Mais faut faire attention à ce qu’on dit aux comédiens qui veulent travailler, les gars ! De toute façon, j’ai toujours appelé ce métier un métier de désillusion.

Dans une interview que tu avais accordé sur le web, on t’avait demandé quelle est la scène dont tu es le plus fier… et tu disais toujours l’attendre.
Et je l’attends encore ! C’est un rôle, surtout, que j’attends. Même si je suis fier de plein de projets, je n’ai pas encore eu cette sensation  d’épanouissement artistique total. Ma plus grosse lacune, c’est que je ne sors pas, je ne vais pas aux soirées, ni aux avant-premières, je ne donne jamais d’interviews et automatiquement je le paie un peu dans ce boulot qui marche principalement sur le désir d’un réalisateur, d’un producteur ou d’une chaîne. Et c’est en se montrant qu’on peut aussi susciter ce désir.

Mais tu as pourtant un très gros public de fans qui te suivent depuis Hero Corp et maintenant la Lazy Company.
Oui : c’est génial de les faire et j’en suis hyper fier. Mais des “petites” séries comme Hero Corp ou la Lazy, hélas, la profession ne les voit pas. Hero Corp ne m’a jamais rapporté un rôle. Mais mon agent, Olivier Kahn à VMA, croit en moi et ça, ça vaut tout l’or du monde, même s’il s’arrache les cheveux parce que je ne parle pas anglais et que j’ai perdu plusieurs plans à cause de ça. Mais il voit que je tourne de plus en plus et que dans la profession, on commence à savoir qui je suis. Mais il me manque encore deux ou trois “Gamins” pour que des producteurs misent enfin sur moi.

Justement à l’avenir, y aura-t-il d’autres « Gamins » ?
Je ne sais pas, peut être que Goal of the dead, de Benjamin Rocher et Thierry Poiraud, changera tout ça. C’est mon premier « premier rôle » dans un long métrage. J’incarne Sam Lory, un footballeur de l’Olympique Parisien un peu imbu de sa personnalité, prochainement à la retraite et qui ne le vit pas très bien. Il va jouer une rencontre pour une coupe de France dans son village d’origine et le public va tellement s’énerver qu’il va se transformer en… enragés.

Ce n’est donc pas exactement un film de zombies ?
Non ! C’est une comédie horrifique avec des enragés. Il s’agit en fait de deux films de 60/70 minutes, façon « Grindhouse » et leur exploitation en salles sera très particulière. La prod’ (Capture The Flag Films) organisera une tournée en France avec des soirées événementielles sympa dans certains cinémas, puis une diffusion sur Canal+, en surfant sur la Coupe du monde de football 2014. Je ne peux pas trop en dire plus mais en tout cas le chef op’ (Mathias Boucard – ndlr), avec le peu de moyens qu’il avait, il a vraiment tout défoncé.

 

« Jouer dans un drame, je n’attends que ça ! »

 

Sais-tu quelle image tu as dans ce métier ?

Aucune idée ! Je commence à peine à me trouver légitime d’être “là”. Ca fait quinze ans que je suis monté à Paris et je suis toujours étonné quand on m’appelle pour un job. Quand je suis arrivé à Paris, je me suis inscrit au Cours Florent  mais j’ai tenu trois mois, ce n’était pas pour moi. J’ai tout appris sur le tas et j’ai bien dû tuer quatre ou cinq courts métrages où j’étais à chier.

Tu as surtout été un stakhanoviste de la figuration…
Ha ha, oui, entre 1998 et 2005, je me suis tapé dans les 300 figurations et j’ai tout fait : des pubs, des séries, des films, du Julie Lescaut à Boulevard du Palais, toutes les séries de TF1, France 2… tout pour dire au milieu que j’étais là, j’existe et sans agent ! Je patrouillais en vélo dans Paris en essayant de débusquer des tournages et dés que j’en trouvais un, je demandais à parler au régisseur ou chef de file. Et je repartais toujours avec au moins un jour de figu !

Photo Daily Mars

Et plusieurs souvenirs sympas on imagine…
Ma première figuration, je l’ai décrochée dans le film Cuisine à l’américaine, la comédie avec Eddy Mitchell, Irène Jacob et Jason Lee, mister Earl en personne s’il vous plait ! C’était en 1998, j’avais 17 ans, ils tournaient aux halles de Dijon et pour passer le cordon de police, j’y suis allé au flan : j’ai prétexté que j’étais le neveu d’Eddy Mitchell et ça a marché ! Une fois le cordon passé, je me suis infiltré dans la figuration en trichant sur mon âge et en fin de journée, je me suis réinscris pour le lendemain comme tout le monde. Regardez bien le film on me voit presque partout dans le cadre c’est à mourir de rire.  J’ai été figurant aussi sur La Vérité sur Charlie de Jonathan Demme, qui se tournait à St Ouen, j’avais un jour de figu qui s’est transformé en une dizaine de jours. A la base je devais faire un skinhead et il m’ont finalement fait faire diverses figurations : là encore, observez bien, on me voit une dizaine de fois dans le film (rires). On a bien sympathisé avec Mark Walhberg qui me filait des tuyaux sur le foot américain mais bon n’allez pas écrire que j’ai dit qu’on est potes hein, il ne m’a jamais filé son portable !

Ton premier vrai rôle, c’est dans Kaamelott ?
Oui. Alexandre Astier m’a sorti de la figuration et m’a crédibilisé aux yeux des professionnels.

Ta vocation d’acteur est vraiment venue en regardant Bloodsport, sans blague ?
Ouais, à neuf ans et j’assume ! Je suis fils unique et j’ai été élevé par ma mère qui tenait un restaurant à Dijon. Je regardais souvent seul la télé, de sept heures à minuit. Quand je revois le générique de Dream On, je me vois :  assis, enfant, tout seul devant la télé. Bref, un jour je me suis retrouvé devant ce film avec ce beau gosse qui donnait des coups de pieds partout et ça m’a donné envie de faire des films de baston. Mais ma vocation, je la dois autant aux films de Jean-Claude Van Damme qu’à ceux de Jim Carrey, hein… Je suis monté à Paris à 17 ans, après avoir quitté le collège et ma mère m’a heureusement toujours soutenu. Je reconnais que je voulais absolument devenir acteur pour être connu, être une star. Heureusement que ces raisons-là se sont dissipées totalement depuis.

C’est ce passé-là qui a forgé ta personnalité de solitaire ?
Oui, et on me le reproche beaucoup d’ailleurs. Je suis très casanier, j’ai un tout petit pôle d’amis proches mais pas plus.

Comme Tarantino, tu as aussi nourri ta cinéphilie en bossant dans un vidéo-club…
Oui à 15 ans, je m’étais fait encore virer d’un établissement scolaire, je faisais trop le con en classe. J’ai pu m’inscrire dans un CAP en me faisant embaucher dans le vidéo-club numéro un de Bourgogne et c’était le paradis pour moi, je mangeais des films toute la journée.

Si c’était la célébrité qui t’obsédait en montant à Paris, pourquoi n’avoir pas essayé de passer par la case télé-réalité…?
Ha mais on m’a appelé sur des trucs de télé réalité, genre L’Ile de la tentation, mais j’ai refusé systématiquement. J’ai quand même fini par vouloir être acteur pour les bonnes raisons, hein… Aujourd’hui, mon rêve serait d’arriver à bien vivre de mon métier en tournant trois ou quatre films par an et faire des seconds rôles… C’est pour ça qu’il m’est aussi arrivé de refuser un rôle de personnage récurrent sur une fiction de TF1. Après je ne veux pas dénigrer le travail de ceux qui le font, ce sont des choix et en  plus il y a de très bonnes séries en France. Mon choix, c’est d’essayer de m’approcher du cinéma et c’est dur, très dur. Et en étant récurrent dans une série télé, en France, j’ai peur que ça te stoppe net. Quand j’ai refusé TF1 pour faire la Lazy Company, mon agent m’a dit :  “Mais tu es fou, y a trois zéros en moins sur le chèque !”. Sauf que voilà, je fais la Lazy et derrière je fais Goal of the dead.

Photo Empreinte Digitale / Six Pieds sur Terre

Tu te sentirais autant à l’aise dans le drame que la comédie ?
Mais je n’attends que ça de faire du drame…. je n’attends que ça ! On ne me propose toujours que des comédies et j’en ai plein le cul ! (rires)  J’ai refusé de jouer dans Mes chers voisins ou une ou deux autres séries télé pour cette raison. Même au théâtre, dans Lady Oscar avec Amanda Lear, je joue encore un mec concon et baraqué. Après ça, Arthur Jugnot souhaitait m’offrir un rôle dans sa nouvelle pièce et m’a dit :  “Je suis désolé, mais tu comprends, tu es le seul acteur que je connaisse à pouvoir jouer avec un regard aussi vide” (rires). Je l’ai bien pris !

Dujardin est bien devenu une star grâce à deux beaux rôles de crétin (Brice de Nice et OSS)
(admiratif) Ha oui mais lui c’est vraiment la perfection quoi, quel talent, quelle subtilité dans sa rythmique de jeu…

T’écrire tes propres rôles, tu y as songé ?
Avec Morgan Dalibert (le chef opérateur de Hero Corp), on vient de finir le script de A.K.A, un thriller d’action qui à la base était un projet de série qu’on n’a jamais réussi à monter.  J’y jouerais le rôle d’Adam, un ex-membre de commando d’élite au passer trouble chargé d’infiltrer une organisation criminelle pour éliminer un terroriste. Ca fait quatre ans qu’on travaille sur ce scénario, au carrefour de Jason Bourne, Man on fire, Bittersweet Life et The Shield… Maintenant qu’on a fini la V1 officielle, (qui est un peu notre V25 hein…), on va commencer à l’envoyer à des productions. Mais soyons lucide :  on l’a budgété à quatre/cinq millions d’euros avec moi en premier rôle et Morgan à la réal’. Vu la situation du film de genre français, c’est un long qui sera impossible à faire dans cette économie. Quand tu vois que Le Guetteur, qui a coûté 14 millions d’euros, se ramasse à 300 000 entrées, avec pourtant Kassovitz et Auteuil à l’affiche…. moi, avec mon petit AKA, on va me rire au nez ! Il faudrait qu’on budgete AKA à pas plus d’un million d’euros pour pouvoir le faire mais à un moment donné, j’en ai marre qu’on ne nous donne pas le minimum syndical pour faire un truc vraiment bien.

 

« La saison 3 de Hero Corp ? Ca va défoncer ! »

 

Au Daily Mars, on a une rubrique qui s’appelle Les Chéris de ces geeks et on trouve que tu es l’un des très rares acteurs français qui pourrait y figurer sans problème…
Ha ben c’est clairement dû à Hero Corp, ça. Y a pas un jour où je ne me fais pas arrêter dans la rue pour cette série. L’autre soir encore, je suis allé voir Jurassic Park en 3D et après le film, un bon quart de la salle est venu me parler, par groupes différents. Je me sens tout con et tout timide à chaque fois. Je suis toujours étonné, un peu gêné, quand on me demande une photo.

Tu es aussi un des rares acteurs français qui soit aussi physique, au point d’exécuter toi-même certaines cascades ou régler tes combats.
Oui mais je ne suis pas cascadeur professionnel hein, c’est un vrai métier, moi je suis plus un acteur physique qui pratique les sports de combat et du coup je peux moi-même proposer des chorégraphies. Quand il faut faire des trucs vraiment dangereux, c’est l’affaire des pros ! C’est après Bloodsport que je me suis mis aux arts martiaux/sports de combats : karaté, krav maga, full contact, combat libre mais toujours à ma petite échelle, je n’ai jamais fait de compétition.

Tu aimes bien aussi faire le yo-yo avec ta masse pondérale ces derniers temps.
Pour la saison 3 de Hero Corp, je suis monté à 92 kg – j’étais à 88 pour la saison 2. Je viens de redescendre à 86 pour la Lazy : je ne mange plus de protéines, et seulement trois fois par jour alors que pour prendre du muscle pour Hero Corp, j’en étais à huit repas par jour. Je rêve d’un tournage avec un peu d’argent qui permettrait d’avoir un coach, un nutritionniste, tout ça… (rire)

Photo : Calt Productions

Hero Corp saison 3, parlons-en ! On sait : secret absolu jusqu’aux deux panels Hero Corp du Comic Con Paris…
On a fini le tournage à la mi-février et ça va défoncer ! Bon le nouveau format (du sept minutes quotidiennes pour aboutir à un épisode complet le samedi) me faisait un peu peur, comme à Simon. Au final, j’ai pas encore vu d’épisode entier mais les retours que j’entends sont excellents. Pour Klaus, Simon m’a vraiment fait un beau cadeau, Force Mustang est vraiment davantage impliqué dans l’intrigue, il a perdu beaucoup de naiveté et commence à prendre des responsabilités.

 

« Une saison 2 plus sombre pour Lazy Company »

 

La saison 3 reprend-t-elle exactement là où la 2 s’est terminée ?
On ne se retrouve pas trois ans plus tard, en tout cas… On est dans une quasi-continuité. (Notez bien le « quasi » – ndlr)

Cette nouvelle saison a-t-elle été écrite dans l’esprit d’être suivie d’une quatrième ?
Oui ! Il vaut mieux qu’il y ait une quatrième saison parce que si vous avez eu les boules après le cliffhanger de la saison 2, vous allez carrément pleurer avec le cliffhanger de la saison 3. On attend que ça bien sûr.

Fais-tu des suggestions pour ton personnage ?
Très peu, Simon sait tellement ce qu’il veut qu’on est vraiment en confiance. Il y a très peu voire pas du tout d’impro sur Hero Corp, c’est écrit et joué à la virgule près.

Tu débutes mercredi prochain le tournage de la saison 2 de Lazy Company. Là encore peux-tu nous en dire plus ?
Pas grand chose non plus ! Après les trois lectures qu’on a faites, je peux juste  vous dire que cette saison 2 ressemblera davantage à la seconde moitié de la saison 1. L’écriture feuilletonnante est encore plus développée, il y aura plus de cliffhangers, on va un peu plus loin dans la rupture de ton et la dramaturgie. Quelqu’un va se marier et quelqu’un va mourir…  Et je pense sincèrement que plus d’une scène restera dans les annales de la Lazy. En tout cas, j’ai été gaté et j’ai vraiment senti que Samuel Bodin et Alexandre Phillip (les deux créateurs de Lazy Company – ndlr) voulaient  m’emmener sur une plus large palette de jeu.

Propos recueillis par Julia Lagrée et John Plissken.

Crédits Photos : Daily Mars


P.S : Merci à Empreinte Digitale de nous avoir accueilli pour réaliser cette interview.

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