American Freaking Story (critique du 3.01 de American Horror Story: Coven)

American Freaking Story (critique du 3.01 de American Horror Story: Coven)

Note de l'auteur

Photo FX

Après une maison hantée et un asile de fous, la troisième saison d’American Horror Story nous emmène cette année dans une école de magie pour jeunes sorcières inexpérimentées, à la Nouvelle-Orléans. Et une fois de plus, Ryan Murphy et Brad Falchuk nous ont concocté une saison pleines d’images perturbantes au possible, histoire de dégoûter les gens par pur plaisir de l’exercice. Retour sur un season premiere qui se repose sur ses acquis.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce démarrage d’American Horror Story Coven était plutôt faible. C’est comme si chaque année Murphy et Falchuk nous ressortaient exactement les mêmes thèmes, dans une ambiance différente. Alors nous faire le coup deux fois, c’était déjà gonflé, mais là, ça commence à faire beaucoup. Les relations sexuelles tordues, la torture, la drogue, l’alcool, les ados perturbés, les ingrédients sont toujours les mêmes et le goût de la sauce n’est que vaguement différent. Et puis mon dieu que c’est cliché. On est des sorcières alors on s’habille en noir, on est à la Nouvelle Orléans, alors on pratique le vaudou… La subtilité et la finesse n’ont jamais été les marques de fabrique du duo Murphy/Falchuk, mais visiblement, ils ne font visiblement plus du tout dans la dentelle.

L’énorme défaut de ce season premiere, c’est qu’il ne fait rien pour véritablement lancer cette saison. De maigres bases sont installées, comme cette étrange école de magie et le passé du personnage de Kathy Bates, mais à part planter un décor et présenter des personnages, on n’a qu’une très vague idée du type d’intrigues qui nous attend cette saison. Et c’est là tout l’art d’American Horror Story : finalement peu importe ce que les scénaristes ont en réserve pour nous, puisque dans tous les cas une chose est certaine, ça sera du grand n’importe quoi totalement dérangeant.

Photo FX

Du côté de la distribution, on prend les mêmes et on recommence. Jessica Lange et Evan Peters rempilent pour la troisième fois tandis que Taissa Farmiga revient dans la série pour être à nouveau au centre de l’attention. En effet, ce premier épisode d’American Horror Story Coven s’est grandement focalisé sur son personnage, une jeune sorcière qui ne peut pas coucher avec un homme sans le tuer. Quand je vous disais que cette année encore, Murphy et Falchuk ont tapé dans le trash. Sinon Kathy Bates est géniale comme toujours mais son personnage est horrible, Denis O’Hare ne sert pour l’instant à rien et Emma Roberts joue une starlette agaçante et fait plutôt bien son travail.

American Horror Story serait tellement mieux si la série était capable de faire plus peur que de révulser. Après, tout dépend peut-être de notre conception du mot « horreur. » J’ai toujours envisagé un film d’horreur comme étant quelque chose de supposément effrayant. Alors j’attends la même chose d’une série d’horreur (ou d’une série avec le mot horreur dans son titre). Le problème avec American Horror Story, c’est qu’elle me fait horreur. Non pas en me donnant envie de me cacher sous ma couette et de laisser la lumière allumée, mais en m’exaspérant par une narration médiocre et des redondances lassantes. Cette édition Coven ne semblant même pas essayer d’apporter une sorte de renouveau à la série ou de la faire progresser, les chances que je continue d’y accorder plus de 40 minutes de ma vie par semaine sont minces.

Partager