Revue de presse : Bellisario et CBS enterrent la hache de guerre

Revue de presse : Bellisario et CBS enterrent la hache de guerre

Donald Bellisario va récupérer un nouveau paquet de billets verts.

En conflit depuis de longs mois sur le développement du spin off de NCIS, le network américain et le prolifique showrunner ont finalement trouvé un accord.

Souvenez-vous, le Daily Mars vous en parlait le mois dernier. En guerre ouverte depuis 20 mois avec CBS, le producteur de télé Donald Bellisario, créateur de NCIS, est l’initiateur de poursuites contre le network américain. Le but: faire valoir ses droits sur le spin off du show, NCIS : Los Angeles, développé après son départ de la série-mère.

S’appuyant sur une clause de son contrat affirmant qu’il est encore lié à toute extension possible à NCIS, le créateur de Magnum et JAG est venu réclamer à la chaîne une part des profits générés par NCIS : Los Angeles. Une demande à l’origine de cette longue procédure judiciaire, dans laquelles les aptitudes médicales de Bellisario, atteint d’une hydrocéphalie (affection causée par la présence d’eau dans le cerveau), ont été mises en doute par la défense.

Alors que l’on se dirigeait tout droit vers un procès, les deux parties ont finalement trouvé un terrain d’entente vendredi dernier. Dans une ambiance très « La loi d’Hollywood », tout porte à croire que le network a dépensé quelques dizaines de millions de dollars pour régler le litige.

La raison ? CBS compte lancer prochainement un spin off de NCIS : Los Angeles (en clair, une série dérivée de la série dérivée) et faire fructifier le juteux succès de la franchise. La seule façon de pouvoir le faire en toute tranquillité, c’était encore de régler ça en sortant le carnet de chèques.

Dans la foulée, un communiqué « plus langue de bois que ça, tu meurs » est sorti. Dans ce texte, David Stapf, président de CBS Television Studios, affirme que « le respect, l’admiration et la gratitude » de son entreprise à l’égard de Donald Bellisario « n’ont jamais été démentis ». Quand on sait que le network était près à exploiter chacune des infos du dossier médical du scénariste-producteur pour le faire passer pour un légume, on ne peut que rester circonspect.

De son côté, et alors qu’il avait déjà engrangé 116 millions de dollars avec ses séries pour CBS, Bellisario pourrait presque commander un nouveau matelas de billets verts. L’affection dont il est atteint oblige néanmoins à dresser un autre constat : à 77 ans passés, c’est vraisemblablement une des dernières fois qu’on le retrouve à la une de l’actualité.

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