#Berlinale Critique de #T2 Trainspotting

#Berlinale Critique de #T2 Trainspotting

Note de l'auteur

134800.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxxSacré Danny Boyle, autant te dire qu’on t’attendait au tournant mon p’tit gars. Il y a 20 ans tu nous as presque tous mis d’accord en signant, Trainspotting, un film qui a marqué une génération. Alors imagine notre réaction à tous lorsque tu as annoncé que tu faisais une suite ! Y’a eu les blasés, ceux qui pensaient « c’est vraiment de la merde toutes ces suites », les enthousiastes « trop hâte de savoir ce qu’ils sont devenus » et puis la catégorie à laquelle j’appartiens, les méfiants « Pourquoi pas mais bon c’est pas gagné ! ». Et puis, c’était quand même une adaptation du roman d’Irvine WelshPorno. Alors on a fini par se dire : pourquoi pas ?

Nous nous sommes installés dans la salle à la Berlinale, festival où tu n’avais pas mis les pieds depuis 17 ans avec La Plage. On a regardé, avec attention, avec quelques émotions. Ne faisons pas durer le suspens plus longtemps car on était plutôt heureux de revoir tous les copains : Mark, Sick Boy, Spud, Begbie. Eux aussi ils avaient l’air content de se recroiser dans le film, enfin presque tous. Personne n’a vraiment changé au final : Spud prend toujours de l’héro, Begbie est toujours aussi violent, et Sick Boy est un arnaqueur. Seul Mark fait du running en salle à Amsterdam, livin’ la vida loca quoi. Mais heureusement, il revient à Edimburgh pour reprendre contact avec tous ses copains qu’il avait plantés il y a des années.

Alors tu nous replonges dans les souvenirs tandis que le film avance. Tu nous aguiches avec les réminiscences musicales de la BO du premier film, en la remixant, en la modifiant, en la coupant brutalement. Cette réunion amicale d’anciens drogués donne lieu à une célébration du passé, à un culte nostalgique des expériences vécues. Malgré les quelques souvenirs traumatisants (souvenez-vous du bébé) qu’ils évoqueront dans leur pèlerinage, tous ont l’air de regretter cette époque, celle d’une jeunesse planante.

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Les personnages ressemblent à cette génération qui tente de comprendre une époque qu’ils n’ont pas vu venir. Ils utilisent leurs smartphones et leurs applications comme des ados déchaînés : snapchat, faceswap, tout y passe.

Mais le film est trop long, se perd constamment dans son autoréférencement, et fait preuve d’un sentimentalisme un peu mièvre. T2 n’est pas un mauvais film, mais il semble déjà daté, comme si le monde allait trop vite pour lui. Reste quelques instants cracras (le coup du sac plastique et du vomi) qui nous rappelleront le premier opus de manière plutôt comique et positive. Le montage, lui, est toujours aussi énergique et sauve le film de l’ennui.

Trainspotting 2 reste une comédie noire qui divertit sans jamais s’ancrer dans nos mémoires, contrairement au premier.

Alors mon cher Danny, merci quand même, on se donne rendez-vous dans 20 ans ? Pour T3 ?


T2 Trainspotting : bande-annonce #1 VOST von inthefame

T2 Trainspotting
Réalisé par Danny Boyle
Avec Ewan McGregor, Robert Carlyle, Ewen Bremner, Jonny Lee Miller,…
Sortie prévue en France le 1er mars 2017

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