Bioshock, une saga qui prend de la hauteur !

Bioshock, une saga qui prend de la hauteur !

Pour la plupart des gamers, Bioshock c’est avant tout un diptyque de FPS horrifiques, se déroulant dans une cité sous-marine délabrée et hantée : Rapture. Et bien le jeu de tir à la première personne multi-récompensé revient le 26 mars prochain dans un épisode nommé “Infinite” et semble prôner un changement radical !

 

En 2007, lorsque le 1er Bioshock sort sur Xbox360, c’est un phenix renaissant sur les cendres d’un ancien titre peu connu : System Shock (qui a aussi inspiré Deus Ex). Les aficionados des jeux de tir qui vont se jeter dessus pensant avoir affaire à un banal FPS à l’esthétisme un peu étrange (type années 50 où des savants fous seraient les maîtres) vont se tromper. Critiqué pour son challenge un peu trop simple (ennemis peu intelligents, linéarité, système de résurrection…), le jeu sera surtout encensé pour son ambiance SteamPunk et son scénario très prenant, dont la ville fantastique de Rapture est le personnage principal.

L’inquiétante ville sous-marine de Rapture

Excités par un panel inédit d’armes et de pouvoirs, torturés par des choix moraux qui auront des impacts à long terme, la grande majorité des joueurs prendront surtout un malin plaisir à errer dans les couloirs humides et inquiétants de cette cité autrefois moderne et novatrice, mais désormais uniquement hantée par des créatures qui n’ont plus grand chose d’humain, les Chrosômes. La dualité entre la facilité et le risque d’utiliser les trop rares plasmides* ajoute au dilemme perpétuel du joueur… et ceci jusqu’à la toute fin du titre.

Le double épilogue  aurait pu laisser croire qu’aucune suite n’était envisageable (2 fins différentes ont été prévues, selon vos prises de positions dans le jeu)… pourtant, en 2010 sort Bioshock 2, censé se dérouler 10 après le 1er opus et faisant le choix de ne prendre en compte qu’une des 2 fins (la ‘vraie’ fin d’après les créateurs). Les rares critiques du 1er titre ayant porté sur l’action un peu ‘plan-plan’ et les ennemis à l’IA** mollassonne, les concepteurs de chez 2K Games décident de privilégier le côté action-shooting. Cette fois-ci aux commandes d’un Big Daddy ayant perdu sa Petite Soeur (no spoil : voir le scénario complet de Bioshock), vous retournez explorer Rapture avec vos grosses chaussures en fonte, armé comme pour une 3e Guerre Mondiale.

Une Petite Soeur et son Big Daddy

Et c’est à nouveau le succès ! Même s’il demeure moins étudié que dans sa genèse, retrouver les bases du scénario qui avait fait le succès de Bioshock “1”, ainsi que son ambiance typique, relance l’attrait des joueurs… et son challenge plus corsé en séduit de nouveaux. La bande-sonore toujours aussi immersive couvre à peine les hurlements des êtres qui tenteront de ralentir le “protecteur” dans sa mission d’adoption (les Petites Soeurs ne sont pas regardantes : il suffit d’occire leur Gros Papa pour qu’elles vous suivent et vous indiquent les sources d’Adam), dans ce simili parc d’attraction de plus en plus glauque.

On retrouve aussi les choix moraux délicats : que faire de ces petites filles zombies et de leur précieux trésor une fois qu’elles ne vous servent plus ? Faut-il toutes les retrouver au risque de se retrouver face à leurs cruelles grandes soeurs ? Comment réagir devant les Chrosomes rendu fous par le manque ? A vous de trouver la réponse.

Le génial Ken Levine

Entre temps, le succès de la franchise avait généré l’idée d’en faire un film. Et comme souvent sur les grosses adaptations vidéo-ludiques au cinéma, le long métrage, de par sa violence, aurait demandé un budget que la Paramount n’avait pas vraiment envie de lui allouer (les films classés “R” ayant une diffusion moindre que les “tout public”). Après moult revirements, Ken Levine – créateur de Bioshock  – a récemment tranché : pas de film Bioshock pour le moment, pas dans ces conditions… et c’est tout à son honneur (quand on voit les piètres adaptations de ces dernières années, autant préserver son oeuvre) !

Mais alors, qu’allait devenir la licence ? On pensait un temps qu’elle allait finir par disparaître dans la mémoire Ô combien volatile des gamers (un nouveau jeu remplaçant souvent l’ancien), 2 boîtiers plastiques poussiéreux comme derniers témoins. C’était sans compter sur 2K Games et Ken Levine ! En 2011, ils annoncent qu’un 3e volet est en cours et que niveau ambiance ça sera le GROS changement : on quitte les profondeurs obscures de Rapture pour s’élever vers la ville flottante de Columbia, baignée d’un soleil brillant sous un ciel d’un bleu qui semble au premier abord protecteur.

Magnifique (la ville ou la demoiselle ?) !

Ce petit nouveau, baptisé Bioshock Infinite, prend le risque de se désolidariser de ce qui avait fait le succès de la franchise : son atmosphère sombre et claustrophobe. Les premières vidéos d’Infinite montraient en effet un environnement clair et lumineux, ouvert, donnant une véritable sensation de liberté. Toujours patiné de son ancestrale tendance SteamPunk mais se déroulant 50 ans plus tôt (juste avant la 1ere Guerre Mondiale), le jeu, dans son intro, fait faire à notre nouveau héros nommé Booker (un chasseur de primes) le chemin exactement inverse de celui emprunté par Jack dans le 1er opus : il part de la surface et prend un ascenseur qui cette fois-ci montera vers le ciel et la ville volante de Columbia (petit clin d’oeil aux fans du 1er).

Hormis cet énorme changement de lieu, on remarque de suite que le gameplay semble avoir repris les bases de Bioshock premier du nom : il privilégie l’exploration, la collecte et semble repartir vers le genre FPS-aventure, plutôt que vers le shooter pur et dur (comme dans le 2). Là encore, l’introduction laisse présager un scénario très prenant : une secte dont il faut se méfier, une jeune fille à retrouver (qui apparemment ouvre des brèches entre les époques et les dimensions !) et la dépendance à certaines substances puissantes mais dangereuses à maîtriser. Accessoire clé, le crochet magnétique est ici propulsé en symbole de cette liberté d’action. Celui-ci vous permet à la fois de vous accrocher et de glisser sur les nombreux rails qui relient les différentes îles flottantes, mais c’est aussi une arme de contact brutale et sanglante.

Etant moi même fan de cette licence, je me doute que toi – ô lecteur – tu n’as pas très envie que je te spoile sur ce nouveau Bioshock tant attendu, alors je m’arrêterai là… mais sache que de ce que j’ai pu en voir (une petite heure de jeu), ce titre est selon moi le FPS de l’année ! Wait and see…

Bioshock Infinite – sortie française le 26 mars 2013
Genre(s) : FPS-Aventure
Plateforme(s) : PC, PS3, Xbox 360
PEGI : 18+

* Les plasmides – ou Adam – sont une substance rare qui a les effets enivrants qu’une drogue (avec la dépendance) tout en octroyant au preneur des capacités hors-normes, comme la pyrokinésie, une rapidité ou une force accrue. Dans Bioshock, la source principale de plasmide est la collecte dans des cadavres infectés.

**I.A. : ou Intelligence Artificielle qui dans le domaine du jeu vidéo désigne la façon plus ou moins ‘intelligente’ et prévisible dont réagissent les personnages dirigés par l’ordinateur.

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