Black Sails, le nouvel abordage (critique du 2.01)

Black Sails, le nouvel abordage (critique du 2.01)

Note de l'auteur

Black_Sails_S2AHardi, moussaillons ! Les pirates de Nassau viennent une nouvelle fois de jeter l’ancre dans la grille 2015 de la chaîne Starz (et celle d’OCS). Avec son premier épisode, la saison deux replonge très vite les téléspectateurs dans des eaux connues. Pour le meilleur et pour le reste. De l’action, des intérêts qui se croisent, recroisent et rerecroisent mais aussi un nouveau personnage… petit coup de longue vue sur la reprise.

Partir à l’abordage de la saison 2 de Black Sails, c’est un petit peu passer d’un état à un autre en peu de temps.

Retrouver des codes connus, sourire en se disant que l’action sert la tension dramatique et faire un petit peu la moue quand la tension s’ensable quelque peu dans des dialogues censés rappeler les enjeux. Avant de sourire à nouveau quand les dialogues jouent la carte de la concision pour donner envie de voir la suite.

Avec sa scène d’ouverture, la saison 2 de Black Sails introduit intelligemment le personnage du capitaine Ned Low (Tadhg Murphy, vu dans Vikings). Dans une scène qui s’inscrit en contre-pied de la première séquence du pilote (l’abordage se fait ici en douceur), Robert Levine et Jonathan Steinberg, les showrunners, font monter à bord un personnage qui s’impose d’emblée comme une sorte d’anti-Flint. Plus sournois, faussement calme mais aussi plus dangereux.

L’introduction d’un nouveau personnage qui vient bousculer l’ordre établi est une recette classique mais elle marche bien, ici. Elle permet d’introduire une nouvelle ligne narrative en trois scènes efficaces.

C’est un des deux vrais bons points de cet épisode, avec l’intrigue qui lie Flint et Silver.

Ned Low, nouveau visage de Black Sails. Photo Starz

Ned Low, nouveau visage de Black Sails. Photo Starz

En général, quand la série met ses deux personnages principaux en mouvement, elle est rarement décevante. Cette conjecture se vérifie cette fois encore, alors que le capitaine déchu du Scarborough et le brun à bouclettes doivent sauver leur peau en récupérant un nouveau navire. C’est à travers ces scènes que l’épisode marche le mieux, jouant avec malice sur la conjonction d’intérêts qui favorise leur union de circonstance.

Ce qui n’est pas forcément le cas de tout ce qui se passe à Nassau. Si Eleanore Guthrie reste vaillamment sur le devant de la scène, la scène qu’elle partage avec Charles Vane est anecdotique (à ceci près qu’elle remplit le côté « face-à-fesses » propre à chaque série Starz). Et le triptyque Rackham/Max/Anne Bonny continue d’avoir des scènes plus bavardes que tendues.

Est-ce à dire que cette reprise est un résumé des qualités et défauts de la série ? Oui et non, parce que si l’on fait la somme de tout ce que propose cet épisode, le bilan est globalement positif. On passe plus de moments pris dans l’histoire que de séquences à soupirer. Pourvu que la suite confirme cette impression…

Partager