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100 moments de télé, épisode 19 (Breaking Bad, Terminator TSCC, L’Homme qui valait trois milliards, The Office, Bob’s Burgers)

100 moments de télé, épisode 19 (Breaking Bad, Terminator TSCC, L’Homme qui valait trois milliards, The Office, Bob’s Burgers)

Avant-dernière partie de notre sélection de grands moments de télévision avec, ce jeudi, Breaking Bad saison 4 (Indice spoiler : 6/10), Terminator : The Sarah Connor Chronicles saison 2 (Indice spoiler : 9/10), L’Homme qui valait trois milliards saison 3 (Indice spoiler : 5/10), The Office saison 3 (Indice spoiler : 3/10) et Bob’s Burgers saison 1 (Indice spoiler 4/10).

91. Walter White dans le crawl space

La série : Breaking Bad
L’année : 2011
L’épisode : 4 x 11 – Crawl Space

par Dominique Montay

Walter White veut fuir. Il s’est mis un homme très puissant et déterminé à dos, Gus Fring. Sa dernière chance: récupérer tous ses gains, embarquer sa famille avec lui, et partir. Loin… Mais voilà, il a confié son argent à Skylar, et elle a tout dépensé pour venir en aide à un vieil ami.

Walter White est dans l’entresol de sa maison, entre le parquet et la terre ferme, un espace que les américains appellent « crawl space », littéralement, espace où l’on rampe. Et Walter White rampe vers la folie, dans cette scène. Complètement dos au mur, sans échapatoire, il reste là… et éclate de rire.

Un rire qui vient de loin, un rire de terreur. Un homme sous pression qui craque. Skylar, qui n’a pourtant aucune raison d’avoir de l’empathie pour Walter après tout ce qu’il lui est arrivé en presqu’un an, essaie de le tempérer, de calmer sa folie. Rien n’y fait. Le téléphone sonne alors. C’est Marie.

Elle est désespérée, en larmes parce que Hank vient de recevoir de nouvelles menaces du cartel. Elle se demande quand tout ça va s’arrêter. Ca. Cette machine que Walter a mis en route et que personne ne semble pouvoir arrêter.

Et pendant que Walter rit comme un Joker au bout du rouleau, pendant que Marie crie sa détresse et sa terreur, le thème musical de la série retentit, ralentit, distordu, à peine reconnaissable. Une scène de terreur quasi-parfaite.

92. Le T-1001 Weaver dévoile ses objectifs et crée un futur alternatif inattendu

La série : Terminator : The Sarah Connor Chronicles
L’année : 2009
L’épisode : 2×22 – Born to Run

par Sullivan Le Postec

Le finale de Terminator : The Sarah Connor Chronicles

La Fox ayant annulé les Sarah Connor Chronicles au terme de cette deuxième saison, Born to Run restera son ultime épisode. Il fut avant tout conçu comme un (assez dément) cliffhanger, mais il peut tenir le rôle de finale parce qu’après une trentaine d’épisodes assez mystérieux, il dévoile finalement où le showrunner Josh Friedman voulait en venir et apporte beaucoup d’explications. C’est un de ces moments marquants où les pièces du puzzle s’emboîtent enfin sous les yeux du fan excité et récompensé de son attention et de sa patience.

Pourquoi le John Connor du futur avait envoyé dans le passé, pour protéger la version adolescente de lui-même, une terminatrice aguichante qui jouait à fond la carte de la provocation sexuelle ? Que voulait Weaver, T-1001 aux objectifs obscurs ? Dans les scènes finales de Born to Run, Friedman nous amène à comprendre comment John Connor compte parvenir à la paix. Non pas en éradiquant les machines, mais en créant des machines qui aiment et respectent la vie humaine – c’est le petit frère de Skynet, ‘‘John-Henry’’, que Weaver a conçu à sa demande – et en permettant que des humains s’attachent aux robots, comme John avait déjà trouvé un père de métal dans T2. John Connor est si proche de sa protectrice Cameron qu’il est prêt à voyager dans le temps pour la retrouver, accompagnant Weaver qui veut rattraper John-Henry.

Mais ce faisant, il créé un futur alternatif qui retourne totalement l’Univers de Terminator. Un futur où John Connor n’a pas existé au début de la guerre, où il n’est pas le leader des Humains, et où personne, pas même Derek ni Kyle Reese, ne le connaît. Franchement, aujourd’hui encore, je rêve parfois de découvrir la troisième saison qui aurait exploré ces bases follement excitantes. Mais cette ligne alternative restera circonscrite aux dédales de mon imagination.

 

93. Steve Austin Vs Bigfoot

La série : L’Homme qui valait trois milliards
L’année : 1976
L’épisode : 3×17/3×18  – The Secret of Bigfoot

par John Plissken

L’homme (des bois) qui avait trois milliards de poils… et l’homme qui valait trois milliards.

Haaaa la consommation de séries télé dans les seventies en France… Trois chaînes et pas une de plus pour s’enfiler notre dose à l’époque, aucune “séries mania” ni hype geek envahissante, pas de web, une couverture médiatique en sourdine… Mais déjà, des souvenirs gravés à jamais dans les mémoires des minots de l’époque et, sans replay d’aucune sorte possible (même pas en vidéo !), chacun de ces rendez-vous avec sa série fétiche n’en avait que plus de prix : Les Mystères de l’Ouest, Chapeau melon et bottes de cuir, Cosmos 1999, Mission : impossible… et L’Homme qui valait 3 milliards. “Steve Austin” qu’on disait dans la cours de récré pour causer de cette série qui affolait les gamins émerveillés, courrant au ralenti avec leurs copains en imitant le “tch.. tch…tch..tch…tch” mythique des sprints bioniques du major Austin. Et ce générique putain, mais ce générique de OUF’ qu’on se repassait dans la tête en jouant à Steve Austin ! Bref, tous ces égarements pour vous dire que The Six million dollar man (et oui traduit en “3 milliards” de francs de l’époque, un peu surévalué le taux de change mais passons) joua un rôle matriciel dans l’imaginaire SF des futurs fanboys ciné/séries.

Et si la série reste aujourd’hui un summum de kitsch, certains de ses épisodes aux scripts totalement délirants ne sont pas prêts de s’effacer des mémoires de ses accros de l’époque. Témoin, le double épisode The secret of Bigfoot, tiré de la saison 3. Steve Austin s’y retrouve en face à face avec un colosse monstrueux terrifiant et tout poilu, le Sasquatch ou Bigfoot (en fait le catcheur frenchy André le géant maquillé en brun dans un costume en pilou pilou XXXL), qui terrorise les environs d’une forêt californienne. Cet épisode fut pour moi un grand moment de trouille et sa dinguerie me hanta de longues années : au cours de cette rixe jubilatoire avec Bigfoot (on adorait quand Steve se frittait avec du lourd), Austin finit par lui arracher un bras…. et bon sang, le monstre était en fait un fucking robot !!!

Stupéfaction devant l’écran entre deux Granola descendus d’un verre de lait. Mais le meilleur était à venir : coursant le monstre en cavale, Steve Austin découvre une grotte qui le mène à un corridor cylindrique tout bleu et phosphorescent, tandis que de mystérieux individus le surveillent sur un écran de contrôle. Le corridor tourne sur lui même, Austin tombe dans les pommes…. et se réveille au milieu de ses observateurs qui s’avèreront être… une race extra-terrestre dissimulée sur Terre pour je ne sais plus quelles expériences scientifiques risquant de provoquer un séisme majeur qui pourrait rayer la Californie de la carte !!!! Et le Sasquatch était donc un robot de leur fabrication !!! Ha mes aïeux, c’est trop ! Entre le monstre qui me colla une pétoche de dingue et les aliens à forme humaine complotant depuis une salle toute blanche avec des effets de flou sur la caméra, comment voulez vous qu’on ne soit pas marqué à vie par L’Homme qui valait trois milliards ?

94. Jim envoie un fax au Dwight du futur

La série : The Office
L’année : 2006
L’épisode : 3 x 07 – Branch Closing

par Nicolas Robert

Les pérégrinations de Future Dwight…

The Office, pendant un peu plus de trois saisons, c’était une magnifique comédie romantique. C’était aussi une satire particulièrement mordante sur la vie de bureau pendant à peu près… trois saisons aussi. Pendant un peu plus longtemps, c’était un ensemble show avec des personnages souvent loufoques. Et pendant encore plus de temps, c’est la série qui a érigé la séquence en cold open (l’ouverture à froid, en VF) au rang d’art.

A ce petit jeu, les scènes qui réunissent Dwight et Jim font partie des plus savoureuses. Comme celle-ci : muté à Stamford, Jim continue d’asticoter son ex-voisin de bureau en lui envoyant un fax signé… le Dwight du futur. Héros dans l’âme (du moins le croit-il) et geek ultime, il ne faudra pas trois secondes au commercial de Dunder Mifflin pour suivre les indications du message.

Court, efficace et complètement cohérent par rapport à ce que l’on sait des personnages. De l’art, on vous dit.

95. Gene ne se souvient pas du nom du restau de son père

La série : Bob’s Burgers

L’année : 2011

L’épisode : 1×13 – Torpedo

par Dominique Montay


Pour ceux qui se demandent pourquoi j’adore Bob’s Burgers et pourquoi j’en parle aussi souvent : disons que cette scène y est pour beaucoup. Pour situer : Gene participe à une course de mascotte afin de promouvoir le restaurant de son père (Bob), qui se nomme assez justement Bob’s Burgers. Sauf qu’au moment de faire de la pub pour le restau… eh bien… voilà ce qu’il se passe.

(Au passage, désolé si l’extrait choisi n’est pas d’une qualité sans faille… mais comme on dit dans les rédactions sans le sou, ce qui compte, c’est surtout la valeur du document.)

 

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