Bye Ayerdhal.

Bye Ayerdhal.

On le savait, Ayerdhal luttait contre un maudit crabe. Il en parlait avec ses lecteurs sur sa page Facebook. Sa compagne Sara donnait régulièrement de ses nouvelles quand il était hospitalisé. Là, ça faisait un moment qu’on traînait sur Facebook et pas de mise à jour. On craignait le pire, il est arrivé. Ayerdhal s’est battu, de nombreuses personnes se sont battues à ses côtés contre ce fichu cancer. Mais il faut lui dire « au revoir », aujourd’hui.

Pour un lecteur, saluer un écrivain, c’est aussi lui dire « À bientôt ». À chaque parution de ses livres, c’est le retrouver un petit peu. Alors, oui, il n’y aura plus de nouveauté, pas les 5 romans dont il nous a parlé en interview. Elyia, Jean-No, Audham… Il en laisse, des orphelins de papier ! Et à nous, de fantastiques souvenirs de lectures, des mondes, l’Homéocratie ou les Etats-Unis, Mytale, des animaux-villes et tant d’autres.

Cette semaine Ayerdhal, j’aurais aimé la faire de son vivant. Elle tombe à un moment où elle doit saluer, dire au revoir, à l’auteur et l’homme. Elle avait débuté comme une rétro, elle finit en hommage. Tant pis, tant mieux. Pour certains, c’est peut-être le moment de découvrir quelqu’un que la science-fiction comme le polar pleurent désormais. C’est en tout cas une autre façon de dire « À plus », de voir tout ce qu’il avait réalisé, à quel point il était visionnaire, et surtout profondément humaniste.

Alors, pour ceux qui ne le connaissaient pas : Lisez Ayerdhal. Pour ceux qui le connaissaient déjà : Lisez Ayerdhal. Parce qu’on a eu la chance d’avoir un tel homme dans nos pages d’encre.

À bientôt, Ayerdhal.
Bon courage à ta famille et tes amis.

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