Gros plan sur Ceux de 14 (en direct de Séries Mania)

Gros plan sur Ceux de 14 (en direct de Séries Mania)

Série produite pour France 3 et revisitant la Grande Guerre, Ceux de 14 est une production soignée avec une bonne distribution. Et c’est tout. En tout cas pour les deux premiers épisodes proposés lundi soir à Séries Mania.

L’histoire

Sous-lieutenant français, Maurice Genevoix nous raconte sa guerre de 14/18. Celle des hommes de sa compagnie, ouvriers ou paysans, qui ont tous 20 ans, et qui, en partant au combat, n’ont aucune idée de ce qui les attend.

Photo Jean-Claude Roca

Photo Jean-Claude Roca

Autour de la série

Minisérie de six épisodes, Ceux de 14 ans est l’adaptation de l’ouvrage du même Maurice Genevoix. Ce recueil de récits de guerre est considéré comme une référence lorsqu’il est question de la Première Guerre mondiale.

Ce que l’on a retenu de la projection

1. C’est long. Et très lent. On n’est pas rentré dedans. Du tout. Evoquer un conflit loin dans les mémoires et pas évoqué à la télévision depuis un moment impose de développer un récit avec des personnages bien définis. Avec des enjeux clairs. C’est tout ce que la série ne propose pas. Pendant deux épisodes, la 106e du sous-lieutenant Genevoix marche. Encore. Et encore. Sans que l’on ne s’attache vraiment aux personnages. 2. On a eu l’impression de voir une adaptation ultra-planplan. Proposer l’anti Band of Brothers tout en restant à hauteur d’homme était une bonne idée. A condition de vraiment un effort en terme de structure pour emmener le téléspectateur dans l’aventure. Ici, on en est loin. Ceux de 14 enchaine les séquences de façon anecdotique et peu probante. 4. Michael Abiteboul et Michael Cohen ne se quittent plus. Ils étaient au générique de Maison Close saison 2, ils le sont aussi pour Le Passager et voilà que les deux compères sont encore mobilisés sur Ceux de 14. C’est rigolo,  ce côté inséparables. Cette fois, c’est d’autant plus appréciable que c’est Abiteboul qui est sur le devant de la scène. Dans l’un des seuls rôles (avec Théo Frilet, qui limite la casse) qui marquent un tant soit peu.

La suite ?

Si vous avez tenu pendant les deux premiers épisodes (on dit ça sans méchanceté : plusieurs personnes croisées pendant le festival ont décroché pendant la projection), la suite peut vous plaire : elle semble plus tendu. Mais pour nous, ce sera non.

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