En attendant… la saison 2 de Chicago Fire

En attendant… la saison 2 de Chicago Fire

La série a la confiance de la chaîne, puisqu’elle diffusera le show après son programme le plus populaire cette année.

Programmé mardi 24 septembre, le retour des pompiers de la caserne 51 de Chicago s’annonce dans le droit fil des 24 premiers épisodes. Au programme : de gros guests, des intrigues classiques et… l’espoir de voir la série grandir ?

« Notre série est de la vieille école, on peut même penser à un retour en arrière en terme de programmes (…), c’est un drama de papa (…) Notre audience n’a jamais atteint de sommet, mais on a construit sur notre audience de départ. Nous n’avons jamais perdu de spectateurs. Nous étions un outsider pour le network, et un outsider dans la télévision de networks. C’est une très bonne situation, car elle nous permet d’évoluer à partir de ça. Les personnages se sont améliorés, et nous sommes devenus meilleurs dans le développement de nos histoires, ce qui n’arrive pas si souvent« .

Cette année, Peter Mills fera-t-il des étincelles ailleurs que derrière un fourneau ? À voir…

David Eigenberg est un gars en or. Pendant qu’Isaiah Washington raconte à Michael Aussiello que The 100, un drama à venir pour la CW, « essaiera d’atteindre le niveau d’un Mad Men ou d’un Breaking Bad pour une série de science-fiction » (1), l’acteur de Chicago Fire tient un discours d’une humilité rafraîchissante.

Interrogé pendant le Festival de Monte Carlo par Julia Lagrée, l’ex Steve Brady de Sex & The City analyse assez justement le parcours du drama de NBC dans sa saison 1. Classique parmi les classiques, Chicago Fire aura consolidé son audience avec des histoires dont la qualité progresse sensiblement au fil des mois. Sensiblement mais lentement.

Avec le lancement de la saison 2, le challenge est donc tout trouvé : son récit doit gagner en densité et surprendre davantage.

Je sais : je l’ai déjà écrit au printemps dernier et on peut penser que c’est un vœu pieux. Mais je crois sincèrement que Chicago Fire n’a pas le choix. Notamment à cause du lancement de Chicago PD en 2014, un spin off qui inscrira son histoire dans un crossover permanent avec sa série-mère.

Le projet est plutôt ambitieux… et on est en droit de se demander si les scénaristes du drama avec de grosses lances ont réellement les moyens de tenir leur pari. Au-delà de l’aspect logistique cauchemardesque d’une telle entreprise, c’est son aspect narratif qui pose question. Brandt, Haas et Olmstead vont-ils enchaîner les histoires déjà vues sans rien tenter de plus ?

Sarah Shahi reviendra faire un tour en saison 2. Et il n’y a pas que Taylor Kinney que ça fait sourire…

J’aurais tendance à dire qu’ils vont encore progresser cette année. Quand on se penche sur un entretien accordé par Derek Haas au Chicago Tribune en fin de saison 1, on se rend compte que le co-créateur de la série assume complètement le fait qu’il ne vient pas du monde de la télé. Lui et Michael Brandt sont encore en apprentissage.

Du coup, si on peut tiquer en se disant que leur manque de repères originaux est parfois confondant (2), on peut aussi se dire que leur marge de progression est réelle. Et que rien n’interdit d’être surpris en bien. Après tout, la saison 1 avait son lot de bonnes idées (le crime du pompier Cruz, l’histoire familiale de Casey, l’ex de Shay). Il faut juste qu’ils aillent au bout. Sans désamorcer les problèmes en suivant la « méthode Dexter Morgan ».

Soyons clairs : tout ne changera pas du jour au lendemain. Ce qui se confirme en jetant un coup d’œil aux intrigues annoncées en ce début de saison 2.

Alors que la ville de Chicago réduit ses budgets, la caserne 51 va effectivement accueillir des pompiers d’une autre escouade qui a fermé… Ça rappelle très clairement le début de la saison 3 d’Urgences mais c’est l’occasion de voir Michelle Forbes (The Killing, En Analyse, Battlestar Galactica) rejoindre la série. John Hoogenakker et Jeff Hephner (Jeff Doyle et Ben Zajac dans Boss !)  vont faire de même.

Ah, les photos promo de NBC… du grand art.

Du coup, on verra ce que tout ça donne dans les faits : il est toujours possible de revisiter cette intrigue de façon intéressante. Et surtout, rien n’empêche de prendre déjà la série pour ce qu’elle est : un divertissement assez bien mené. Un peu trop anecdotique mais bien produit.

En résumé : laissons le camion de pompiers rouler, on verra bien où il nous mène.

(1) Oh, et puis non : rien…
 
(2) Quand Haas raconte comment ils font courir une intrigue sur plusieurs épisodes, on a l’impression d’entendre un marchand de thé qui vient de découvrir la bouilloire.

 

Partager