On a Lu… Les chroniques du Roi Vagabond de Martin,Prieto, Sedyas et Moreno

On a Lu… Les chroniques du Roi Vagabond de Martin,Prieto, Sedyas et Moreno

Note de l'auteur

Dans un monde au trait enfantin, de guildes et de désert, de villes-oasis, un homme, chasseur d’artefact, apprend la mort de son père, le roi écarlate.

chroniques-du-roi-vagabond-01-le-premier-mensonge_2L’histoire : Ori est un vagabond. Or, pendant une de ses escapades, en compagnie de son amie Angelina, il apprend la mort de son père à la tête de la secte rouge. Le voilà obligé de rentrer chez lui, dans la cité des échangeurs. Mais avec cet assassinat qui remet en cause l’équilibre des forces en présence, c’est toute la famille de l’héritier du roi écarlate et ses alliés qui sont en danger.

Mon avis : Dans les premières pages, nous pouvons être charmés, face à un dessin que l’on retrouve plus dans des BD pour enfants, des tons pastel et des couleurs assez douces. Ori est sur un arbre, lui-même sur la tête d’un géant, au milieu du désert, alors qu’Angelina est sur un petit scooter des airs. Il y a des aspects du Château dans le ciel de Miyazaki dans ces premières planches, avec des angles en plongée, la poésie d’un géant et de la technologie moderne. Un peu trop d’inspiration peut-être, mais une certaine délicatesse qui ne prépare absolument pas à la suite des événements.

Car si ça commence avec une certaine poésie, la violence arrive de façon très crue et assez surprenante finalement. Pas vraiment d’avertissement, c’est sale, glauque et cruel. Le dessin, les couleurs, tout contraste. C’est terrifiant, cruel. Et assez dissonant. Si la ville présentée est magique, très inspirée des villes de fantasy avec ses guildes et son orientalisme romanesque, sa propre météo et son apparition soudaine, tout devient assez graphique rapidement. Et c’est dommage ! Ça n’apporte pas forcément grand-chose à l’histoire (à part, les méchants sont très méchants) et le décalage est assez désarçonnant.

chroniques-du-roi-vagabond-01-le-premier-mensongeC’est dommage, car l’univers reste séduisant, les couleurs, le dessin sont attrayants, mais… on est trop rapidement plongés d’un univers onirique à un meurtrier, tout en passant de l’un à l’autre, d’Ori à la réalité de sa vie, dans une volonté peut-être choquante, mais qui peut sembler inutile.

Si vous aimez : Mademoiselle Legourdin dans Matilda, de Roald Dahl.

Autour de la BD : Au scénario, nous avons Alvaro Prieto, Sergio Sedyas aux couleurs et Raul Moreno à l’illustration. Oscar Martin est au story-board et est aussi l’auteur des aventures de Solo (critique de mon confrère Jérôme Tournadre ici)

Extrait : « Putain arrogante… Bientôt il commencera à te modifier pour s’exciter. À la fin, tu ne seras plus la « nouvelle » épouse, mais la dernière d’entre nous et tu ne nous feras plus d’ombre. »

Sortie : le 24 février 2016, éditions Delcourt, 48 pages, 14,50 euros

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