Cinq studios à la lutte pour remporter les droits de James Bond

Cinq studios à la lutte pour remporter les droits de James Bond

Dans un long article qui ne fait l’économie d’aucun détail, le New York Times nous plonge dans la bataille qui fait rage en coulisses pour savoir qui remportera les droits de distribution du prochain James Bond.

James Bond et Sony, c’est une histoire qui dure depuis plus de dix ans. Après Casino Royale (2006), trois films se sont succédé avec Quantum of Solace (2008), Skyfall (2012) et Spectre (2015), les deux derniers ayant été réalisés par Sam Mendes. Si chaque œuvre a connu une réception critique différente, globalement l’affaire s’est révélée bien juteuse avec près de 3,5 milliards de dollars récoltés au box-office mondial.

Aujourd’hui, le contrat de Sony (qui englobe la distribution et le marketing) est arrivé à expiration. Et à en croire le NY Times, les deux compagnies aux manettes de la franchise – Metro Goldwyn-Mayer et Eon Productions – multiplient les rencontres en coulisses pour nouer un nouvel accord. Ce mardi, ce sont donc les dirigeants de Sony, épaulés par leur grand patron Kazuo Hirai, qui ont passé une heure à plaider leur cas. Au menu des arguments : le lien qui unit le studio à la franchise et leurs idées pour étendre son influence. Pour l’occasion, Sony a récréé un plateau vu dans James Bond 007 contre Dr No, histoire de complètement séduire son auditoire.

Mais Sony n’est pas seul sur ce dossier puisque pas moins de quatre autres studios convoiteraient la marque James Bond : la Warner, Universal Pictures, la 20th Century Fox et Annapurna. La Paramount, pas au mieux de sa forme, et Walt Disney Studios, focalisés sur ses propres franchises (Star Wars, Marvel) se tiennent pour leur part loin des discussions.

Contrairement au précédent accord qui portait sur quatre films, il faut signaler que cette fois-ci les tractations concernent un seul film. Si les différentes réunions n’ont pas permis d’élucider le devenir de la tête d’affiche, il semble que les producteurs espèrent toujours faire rempiler Daniel Craig pour une ultime collaboration.

Comme le précise le Times, la personne qui détient les clés et doit être convaincue se nomme Barbara Broccoli, la figure toute puissante à la tête d’Eon Productions. C’est à elle et son demi-frère Michael G. Wilson que reviendra la décision finale, eux dont le contrôle s’étend à de très nombreux niveaux : des dialogues au casting en passant par les séquences de cascade et toutes les formes de marketing (publicités TV, posters, panneaux d’affichage).

Source : NYT

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