• Home »
  • MUSIQUE »
  • #Concert : Frank Carter & The Rattlesnakes – Le Trabendo – 13/03/2018
#Concert : Frank Carter & The Rattlesnakes – Le Trabendo – 13/03/2018

#Concert : Frank Carter & The Rattlesnakes – Le Trabendo – 13/03/2018

Petit roux fluet au pantalon bien trop serré, Frank Carter aurait tout de la punchline grinçante s’il n’était pas ce que le metal compte de plus sérieux… et de plus talentueux. La preuve est encore gravée sur les murs poisseux de sueur du Trabendo, et le plus beau c’est qu’on y était !

Exit la scène exiguë et le photo pit fantôme auxquels adeptes du Trabendo – et photographes – sont habitués. Ce mardi 13 mars, Frank Carter & The Rattlesnakes ont vu les choses en grand. Ce n’est donc pas après une mais deux premières parties (l’électrisant Demob Happy et les Écossais de The Woes) que le rouquin entre en scène. Si la fosse n’avait fait que s’animer, il aurait pu s’agir d’une entrée en matière classique, mais le public – étonnamment hétéroclite – est déjà déchaîné. Tout aussi ramassé que savamment équilibré entre deux albums acclamés, son set distille hymnes prompts au headbang et morceaux plus enlevés avec une précision quasi chirurgicale. S’il est circoncis aux plus grands succès des Serpents à Sonnette, il ne fait que gagner en puissance jusqu’à un gigantesque rappel que l’on aurait souhaité éternel.

Franck Carter and The Rattlesnakes

© Jessica Saval

S’il pourrait presque paraître surfait de s’épancher sur la qualité des compositions de Frank Carter, vanter la maîtrise scénique de l’ancien frontman de Gallows est loin d’être superflu : presque chacune de ses performances étant agrémentée d’une introduction adéquate, souvent chargée en émotions. À peine monté sur scène, il annonce la couleur : tout le monde est le bienvenu ce soir. S’il est bien triste qu’un artiste ressente le besoin de le préciser, il apostrophe ses fans féminines en leur assurant qu’ici, elles sont libres de se jeter dans la foule sans risques. En 2018, il serait temps…

Ayant récemment souffert de dépression, Carter n’hésite pas à également s’étendre sur les troubles mentaux ainsi que sur l’absolu nécessité d’en parler. Quelques chansons plus tard vient la traditionnelle pique à nos dirigeants politiques. Si « le monde est de plus en plus déglingué »,  la seule échappatoire serait-elle le pogo ? À tout prendre, on valide !

Un gigantesque micro atterri sur la petite scène du Trabendo. Une paire de lunettes égarée retrouve son propriétaire au détour d’un couplet. Voilà le concert déglingué qu’il nous fallait !

23 heures. Le rappel touche à sa fin. Frank Carter & The Rattlesnakes dédient une dernière chanson aux fans de liberté et d’amour ayant perdu la vie lors de concerts.

Les lumières se rallument. La nuit parisienne attend. On se revoit au Download messieurs !

Partager