Gros plan sur The Crimson Field (en direct de Séries Mania)

Gros plan sur The Crimson Field (en direct de Séries Mania)

Présentée par l’actrice Oona Chaplin et la scénariste Sarah Phelps, la série de la BBC remonte dans le temps pour raconter la vie d’infirmières mobilisées pendant la Première Guerre mondiale. Un period drama bien bâti mais avec un côté mélodramatique qui peut déplaire.

L'équipe de The Crimson Field. Photo Todd Anthony

L’équipe de The Crimson Field. Photo Todd Anthony

L’histoire

1914, sur les côtes françaises. Docteurs, infirmières et volontaires travaillent dans un hôpital de fortune. Démarcation symbolique entre le front et l’arrière, entre l’ancien et le nouvel ordre social naissant, l’établissement compte plusieurs fortes personnalités, comme la sœur Margaret Quayle et Grace Carter. Celles-ci ont fort à faire avec l’arrivée de trois nouvelles volontaires : Kitty Trevelian,  Flora Marshall et Rosalie Berwick.

Autour de la série

Créée par la scénariste Sarah Phelps, qui a notamment signé des adaptations télé d’Oliver Twist et De Grandes Espérances, The Crimson Field est notamment mis en scène par David Evans, qui a travaillé sur Downton Abbey. Toujours au générique, mais côté distribution, Kerry Fox (Un ange à ma table, Intimité) et Hermione Norris (MI-5) partagent la vedette avec Oona-s’il-te-plaît-épouse-moi-Chaplin (Game of Thrones).

Notre avis (en quatre points)

1. C’est un beau period drama. Alors que l’on célèbre cette année le centenaire du début de la Grande Guerre, la série de la BBC, lancée au début du mois, séduit par la qualité de la reconstitution qu’elle propose. Plus que par les décors et les moyens mobilisés, c’est dans sa capacité à retranscrire une période charnière de l’histoire (notamment dans les mentalités : « le XXe siècle a véritablement débuté en 1914 », explique Sarah Phelps) que The Crimson Field tire son épingle du jeu.

Oona Chaplin est (encore une fois) parfaite. Photo Nick Briggs

Oona Chaplin est (encore une fois) à son avantage. Photo Nick Briggs

2. La série pose d’entrée de jeu de solides personnages féminins. Avec ses trois nouvelles infirmières qui ont tout à prouver, The Crimson Field reprend des figures archétypales mais les exploite avec une efficacité certaine. Mention spéciale à la sublime Oona Chaplin, qui tient quand même le rôle le plus intéressant dans les deux premiers épisodes, projetés samedi soir.

3. C’est un peu un mélange de Downton Abbey et Grey’s Anatomy (oui, Downton A Grey si vous voulez). Il y a clairement une dimension mélodramatique forte dans cette série. Si vous cherchez une épopée à la Band of Brothers, oubliez ça tout de suite. Sans tomber dans l’hyper-soap, la série explore d’abord les conditions émotionnelles de la Première guerre mondiale, beaucoup plus que l’aspect matériel.

4. C’est un peu longuet, aussi. Les deux premiers épisodes duraient une heure chacun. Si les premières audiences enregistrées par la BBC sont encourageantes (la série tourne pour l’instant autour des sept millions de téléspectateurs), il n’empêche que plus d’une fois, on a trouvé le temps long.

La suite ?

Pas vraiment. Pas parce que ce n’est pas bien fait mais parce que le ton ne me correspond pas réellement. Mais il y a lieu d’être séduit, j’imagine.

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