#Critique Akira (T. 2)

#Critique Akira (T. 2)

Note de l'auteur

AkiraIl s’est fait attendre ce second tome ! Mais une fois en main, c’est le kiffe le plus total, c’est l’impression pour de nombreux fans de détenir une partie du Saint-Graal. Et il faudra se montrer patient pour pouvoir contempler la collection complète dans nos bibliothèques mais qu’importe, le titre de Katsuhiro Ōtomo le mérite amplement. Cette nouvelle édition d’Akira, copie quasi conforme de l’édition japonaise permet enfin de découvrir le manga culte dans une version la plus authentique possible et cela vaut bien la peine d’attendre ! Quelques années de plus ou de moins…

 

Tetsuo commence à maîtriser peu à peu ses pouvoirs et ne fait pas dans la demi-mesure. Après avoir appris l’existence d’Akira, le voilà qu’il décide d’aller le réveiller sans prendre conscience des événements qu’il va mettre en branle. De son côté, Kaneda, accompagné de Kei, tente de mettre la main sur son pote devenu hors de contrôle, pour en finir une bonne fois pour toute avec lui. Dans un néo-Tokyo toujours autant en proie au chaos le plus total, ce second tome d’Akira poursuit son récit à un rythme soutenu. Pour celles et ceux qui ont déjà lu le titre, rien de bien nouveau, si ce n’est le plaisir de se replonger dans l’univers cyber-punk de Katsuhiro Ōtomo. La redécouverte de ce monument du manga dans son sens de lecture original avec des dialogues retraduits fait toujours autant d’effets même après le premier tome. Notre patience est récompensée par l’excellent travail de l’éditeur Glénat qui offre enfin à Akira l’édition qu’il méritait. On reste toujours aussi impressionné par le travail incroyable de l’auteur et à quel point son œuvre est matricielle. Elle a ouvert tout un univers « post-apo » qui a nourri et continue de le faire, tout un pan de la culture SF mais elle a surtout contribué à faire du manga ce qu’il est aujourd’hui, une culture à part entière exportée dans le monde entier.

 

akira-2263551Au-delà du récit dystopique et du propos politisé et punk de Ōtomo, c’est bien son style graphique inimitable qui est vertigineux. Sa mégalopole tentaculaire, son site olympique en construction, tout l’environnement urbain est un personnage à part entière. C’est un dédale de rues, de souterrains et d’égouts dont les protagonistes semblent être prisonniers. Pour magnifier ses imposantes mégastructures de béton et d’acier, Ōtomo s’impose en maître de la perspective et de la profondeur de champ. Son souci du détail, cette recherche du photoréalisme donne corps à son œuvre et offre à ses personnages un terrain de jeu incroyable. Chaque planche, chaque case, rien n’est laissé au hasard et à aucun moment l’auteur n’opte pour la facilité. Ici, tout est extrêmement fourni, précis et parfaitement maîtrisé. Bien évidement, il en va de même pour le découpage millimétré du maestro qui lui permet d’exprimer tout son talent. Bref, je pourrais continuer comme ça pendant longtemps mais vous l’aurez compris. Cette œuvre est parfaitement indispensable et la réédition que nous propose Glénat l’est tout autant. Tout vient à point à qui sait attendre, comme dirait l’autre… !

 

Akira (T. 2)
De Katsuhiro Ōtomo
Édité par Glénat

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