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Re-Anime: Dragon Ball Z – La Résurrection de F. (de Tadayoshi Yamamuro)

Re-Anime: Dragon Ball Z – La Résurrection de F. (de Tadayoshi Yamamuro)

Note de l'auteur

2_1_3_dragon-ball-resurrection-freezer-affiche-filmComme c’est demain que sera diffusé dans tout un tas de salles en France, le nouveau film estampillé DBZ, voici un Re-Anime spécial, qui lui est dédié. L’inépuisable licence de Akira Toriyama fête ses 30 ans et pour l’occasion, fait revenir son bad guy le plus emblématique, Freezer. Après la catastrophe Battle of Gods, avais-je quelques raisons d’espérer quoique se soit de La Résurrection de F. ? Pas vraiment… Mais comme tout bon fanboy, j’y ai jeté un coup d’œil, par acquis de conscience. Verdict : En léger progrès ! Mais peut-on vraiment mieux faire ?!

 

DBZ est en plein revival depuis l’amorce du précédent film, Battle of Gods (critique ici). Entre ce nouveau long métrage et la nouvelle série Dragon Ball Super (hum… faut le dire vite…), la licence se porte plutôt bien. Merci pour elle. D’autant que le film surprend en cartonnant (à son échelle), un peu partout dans le monde. Alors qu’il a engrangé pas loin de 11 millions de dollars au Japon, il s’est également emparé furtivement de la sixième place du box-office américain, durant le mois d’août, totalisant, à ce moment-là, plus de 3,5 millions de billets verts. De son côté, DB Super fait des audiences plus que correctes malgré l’ire des fans, outrés par un dessin et une animation parfois minables. La sortie prochaine de l’édition Blu-ray devrait toutefois changer le tir. Bref, les tiroirs-caisses de la Tôei et d’Akira Toriyama marchent à plein régime.

 

1280x720-YckMaintenant que Goku est un Saiyan God (force rose sponsorisée par L’Oréal) et qu’il s’est fait de nouveaux potes, dont Beerus, le Dieu de la Destruction, il traîne avec eux, accompagné de Vegeta, pour parfaire son entraînement. Pendant ce temps-là, sur Terre, Freezer en mode vraiment pas content, revient à la vie (encore) grâce aux boules de cristal. Et il ne revient pas tout seul le mec. Il revient avec une armée de mille soldats. En attendant le retour de Goku et Vegeta, leurs compagnons vont devoir s’y coller et… suspense insoutenable… se battre ! Eh oui, comme dans tout bon opus DBZ qui se respecte, il faut de la baston, il faut que ça tape et de préférence, fort et à grande vitesse. Alors, si en la matière, Battle of Gods se foutait bien de notre gueule, La Résurrection de F. propose son lot de scènes de fight en offrant à chacun des protagonistes le même temps d’apparition. Tout est ultra-balisé, à grand renfort de fan-service. On a droit aux attaques spéciales de chacun, aux poses iconiques et d’une certaine façon, ça marche. Les scènes de combats sont maîtrisées, fluides et rapides. Chacun a son petit quart d’heure de gloire. Les fans jubilent (peut-être bêtement) et tout le monde est content.

 

D’autant qu’ici, on se concentre sur un petit groupe de personnages dont certains se cantonnent bien souvent à de la figuration. Hormis Krilin, Piccolo et Gohan, on retrouve un Kame Sennin (Tortue Géniale en VF) dans une forme olympique, ainsi qu’un Ten Shin Han, un peu plus charismatique qu’à l’accoutumée. Ce qui est plus surprenant, c’est le personnage de Gohan qui, à une époque lointaine, était clairement le plus prometteur (remember Cell) mais qui se fait de plus en plus discret. Il est finalement aujourd’hui relégué au second plan, aux côtés de Krilin (qui lui a l’habitude). Pas de Goten et Trunks, trop chiants, pas de Yamcha ou Chaozu, trop inutiles. Par contre, un petit nouveau, Jaco The Galactic Patrolman. Il intervient d’ailleurs un peu comme un cheveu sur la soupe pour quiconque n’a pas lu au préalable, le one-shot qui lui est consacré (critique ici). Tout ça n’est évidemment qu’une entrée en matière pour nous mettre l’eau à la bouche, puisque lorsque les deux saiyans arrivent sur Terre, les choses deviennent tout de suite plus musclées.

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En plat de résistance, on a donc droit à un affrontement au sommet entre un Goku en mode SSGSS (comprenez Super Saiyan God Super Saiyan, et ouais !) qui arbore une magnifique chevelure bleue (la coupe arc-en-ciel, c’est pour bientôt) et un Golden Freezer plus énervé et bling-bling que jamais. C’est qu’il est franchement capricieux et revanchard le Freezer ! Tel un petit gamin hargneux, il crie, il trépigne mais en vain, puisque très vite, le dieu Goku lui met une grosse rouste. Du coup, Freezer, il est encore plus en colère. Là encore, les scènes de baston avec Goku, puis celles de Vegeta, sont plus que correctes. Chaque coup détruit tout un pan du paysage et l’ensemble parvient à nous rappeler les grandes heures de l’anime. Alors certes, on n’atteint pas la claque que l’on s’est prise lors de l’affrontement avec Cell, mais si on ne fait pas trop la fine bouche, on prend un certain plaisir à voir tout ce petit monde se foutre joyeusement sur la tronche.

 

Par contre, au sommaire des apparitions parfaitement inutiles, on retiendra encore et toujours celle du gang de Pilaf. Apparaissant inlassablement dans chaque nouveau projet autour de la licence, ce vieux de la vieille n’apporte absolument rien au récit et n’est rien de plus qu’un prétexte, un clin d’œil sans intérêt à des fans un peu trop indulgents. Dans le même genre, les personnages de Beerus et Whiz ne servent absolument à rien ici et assurent juste la continuité avec le film précédent. D’ailleurs, ici, pas un mot concernant les multiples univers auxquels le Dieu de la Destruction fait allusion dans Battle of Gods. On sait que Toriyama garde ça sous le coude pour la série Dragon Ball Super, mais bon ! L’information semble suffisamment importante pour qu’on revienne dessus, quand même. Mais pas ici… Dommage.

 

vegeta-syan-god_qmk2Le chara-design n’égale pas celui de la grande époque de DBZ mais reste de bonne facture. Heureusement, on évite la catastrophe à la Dragon Ball Super et techniquement, l’ensemble parvient à tirer son épingle du jeu. L’animation est assez fluide et le trait vif respecte l’œuvre d’origine. Malgré un scénario en carton et un final assez consternant, La Résurrection de F. ne s’en sort pas trop mal. On retrouve un peu de ce qui fait la substantifique moelle du titre de Toriyama, avec de la baston, de la baston et encore un peu de baston. Finalement, on en vient à se dire que Dragon Ball Z ne parviendra jamais plus à dépasser son concept de base. Maintenant que Goku et Vegeta sont devenus des dieux, on voit mal ce qui pourrait les inquiéter, si ce n’est Beerus. Mais comme c’est plus ou moins devenu leur pote, pas de souci à se faire. Les seules possibilités pour que l’univers se relance, seraient soit d’explorer le concept du multiverse, soit d’orienter le récit vers la Patrouille Galactique comme dans Jaco The Galactic Patrolman et Katsuraakira (critique par là).

 

Pour le moment, on se contentera de cette Résurrection de F. qui, à défaut de briller par son côté innovant, parvient à distraire le fanboy qui sommeille en nous. Très clairement, ce n’est pas encore ça (et ça ne le sera certainement jamais) mais bon, ce n’est pas désagréable. Tant qu’il y aura de la castagne et des perruques multicolores, il y aura des fans. On devrait se revoir bientôt pour parler du très bancal anime Dragon Ball Super. Allez, je vous laisse, je vais me faire une couleur. See you!

 

Le film sera projeté demain, vendredi 11 septembre 2015, dans plus de 80 salles du réseau CGR et partenaires. Retrouvez la listes des cinémas participants, ici-même.

 

 

Dragon Ball Z – La Résurrection de F. de Tadayoshi Yamamuro (2015) – Tôei Animation

 

L’avis lapidaire du Dr No, c’est par  !

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