On a (aussi) lu…Batman – Black and White (T.1)

On a (aussi) lu…Batman – Black and White (T.1)

Note de l'auteur

Quand l’hommage à une grande personnalité du comic book débouche sur une compilation passionnante de récit sur le chevalier noir de Gotham, on se tait et on savoure.

 

batman black et white t1 - 3Ça raconte quoi ?

C’est l’histoire d’un enfant qui, une nuit, voit ses parents mourir sous les balles d’un voleur. Marqué à jamais, il grandira, s’entraînera et deviendra un justicier masqué sous le nom de Batman. Dorénavant, il arpente les rues de la ville de Gotham pour combattre le crime.

 

Tu ne te foutrais pas un peu de moi ?

Si peu. Mais plus sérieusement la forme même de l’ouvrage empêche tout résumé fidèle.

 

C’est de qui ?

Par une tripoté de scénaristes et une flopée de dessinateurs. Il y en a tellement que je ne vais pas tous les nommer ici, ça ressemblerait à un annuaire. On va citer par contre l’initiateur du projet : Mark Chiarello. C’est lui qui, en voulant rendre hommage à Archie Goodwin a décidé de marier Batman aux légendaire Creepy.

 

batman black et white t1 - 4Creepy ?

Hé oui, jeune padawan. Il s’agit d’une revue publiée à partir de 1964 et qui, en contournant malicieusement le Comics Code en étant vendue en tant que revue de cinéma, offrait des récits horrifiques d’une qualité rarement égalée. Parmi les contributeurs on peut citer Alex Toth, Steve Ditko, Bernie Wrightson, Gene Colan, Neal Adams, Richard Corben, Al Williamson et l’immense Frank Frazetta.

 

Rédacteur en chef à partir du numéro 4, Archie Goodwin sera le plus gros contributeur d’histoires d’un magazine qui marquera toute une génération qui paye ici son tribut. Lancé en juin 1996, Batman – Black & White pose le même cadre restrictif aux auteurs : un récit en noir et blanc ne dépassant pas les huit pages. S’ajoute à cela le cadre imposé de la ville de Gotham et de son justicier.

 

Ça ne donne pas des récits chiants avec de telles contraintes ?

Bien au contraire petit scarabée. D’une part, le plaisir de participer à un tel hommage se ressent dans chaque travail des auteurs. D’autre part, l’univers de la chauve-souris est suffisamment vaste pour écrire des tas d’histoires originales et passionnantes. Le format court apporte un tonus et une vivacité incroyable aux différents récits et la somme monstrueuse d’auteurs présents dans ce premier volume fait de Batman – Black & White un véritable condensé du meilleur des auteurs de l’époque.

 

Formellement, l’ouvrage est d’une belle tenue. Chaque histoire est introduite par une biographie enthousiaste des dessinateurs et des scénaristes et le tout est complété par des croquis et planches en bonus permettant de voir les différents processus de création. Mention spéciale à la page originale du récit de Klaus Janson, Good Evening, Midnight, proposant une fin bien différente de celle publiée.

 

batman black et white t1 - 5Ce sont lesquelles tes récits préférés ?

Pas tous mais presque. Dans l’ordre d’apparition, citons Deux comme moi de Bruce « Batman TAS » Timm qui met en avant un de ses personnages fétiches Double-Face, Les Crimes du quotidien et son serial killer visant ceux qui manquent de civilité par le célèbre Howard Chaykin, Légende par un Walter Simonson qui sera à l’honneur dans ces pages la semaine prochaine, le très drôle Monde en noir et blanc de Neil Gaiman et Simon Bisley, Le Troisième Masque de Katsuhiro Ōtomo etc. On pourrait tous les citer tant la qualité est grande et tant la variété des styles et des histoires est importante.

 

Pas de déception ?

Très peu et en premier lieu le récit To Become the Bat de Warren Ellis et un Jim Lee en très petite forme qui n’hésite pas à reprendre quelques cases vues dans Silence.

 

À lire donc ?

Totalement et tu ne t’arrêtes pas à en si bon chemin et tu files prendre les premiers tomes de Creepy publiés chez Delirium.

 

 

batman black et white t1 - 1

 

 

Partager