#Critique Batman – La Nuit des monstres

#Critique Batman – La Nuit des monstres

Note de l'auteur

« This is thriller, thriller night and no one’s gonna save you from the beast about to strike » comme le chantait le philosophe Michael Jackson. Heureusement, avec Batman – La Nuit des monstres, des gens viendront vous sauver de la bête sur le point de frapper. Des gens avec des capes et des collants bardés de motifs de chauve-souris.

 

Ça raconte quoi ?

Une énorme tempête arrive sur Gotham. Batman et ses alliés sont sur le pied de guerre pour protéger la population. Pendant ce temps-là, le projet qu’Hugo Strange avait planifié depuis plusieurs mois arrive à maturité et ses monstres gigantesques attaquent la ville.

 

À savoir pour briller en société

La Nuit des monstres est le premier crossover, c’est-à-dire une histoire commençant dans une série et dont la suite directe se trouve dans une autre, de l’ère Rebirth. Elle se déroule dans les séries Batman, Detective Comics et Nightwing.

 

C’est de qui ?

Au dessin : Riley Rossmo, Roge Antonio et Andy MacDonald. Si on retrouve les scénaristes habituels des différents titres (Tom King, James Tynion IV et Tim Seeley, c’est Steve Orlando (Supergirl, Justice League of America) qui chapeaute l’intrigue générale et supervise les dialogues.

 

C’est bien ?

Oui. L’avantage d’avoir un scénariste qui supervise l’intégralité du récit est de se retrouver avec une histoire très bien construite et sans redondance entre les différents titres. Cette cohérence faisait ainsi défaut à DC depuis de nombreuses années et se révélait parfois problématiques sur certains titres (typiquement ceux de Superman). On peut voir dans la rigueur indéniable de l’ensemble du récit, une belle reprise en main de l’éditeur dans la construction éditoriale de son catalogue.

 

Artistiquement, La Nuit des monstres s’inscrit à la fois dans l’univers de Batman par son écho à d’anciennes batailles avec Hugo Strange (on appréciera par ailleurs la publication simultanée par Urban de Batman et les monstres de Matt Wagner) et dans une sorte de revival des histoires de monstres géants qu’on retrouve au cinéma ou dans la BD. Surtout La Nuit des monstres est, plus que jamais, l’occasion d’une réunion des héros de l’univers de Batman.

 

Personnage considéré comme solitaire, le chevalier noir est, dans les faits, secondé par une multitude d’alliés qui suivirent son exemple. Cette réalité acceptée par le principal intéressé reste d’ailleurs l’un des héritages les plus importants du cycle de Grant Morrison avec la création de Damian Wayne. Par son choix de raconter l’histoire d’un groupe de héros commandé par Batwoman, la série actuelle Detective Comics est aujourd’hui le reflet de cette diversité.

 

La Nuit des monstres est quelque part la confirmation d’une ville pouvant compter sur une multitude de héros avec en son centre un Batman capable de se farcir des gloumoutes haut de plusieurs mètres pour ensuite affronter un psychiatre tordu. Récit haletant se déroulant sur une nuit, La Nuit des monstres a ceci d’agréable qu’il n’oublie cependant pas les derniers événements que les héros viennent de vivre (telle la mort, admis par les héros, de Tim Drake). Rythmés et variés dans ses théâtres d’actions permettant la mise en valeur de tous les personnages, La Nuit des monstres est une belle réussite qui confirme la bonne santé de l’univers de Batman.

 

 

 

Batman – La Nuit des monstres (DC Rebirth, Urban Comics, DC Comics) comprend les épisodes US de Batman Rebirth #7 et #8, Detective Comics #941 et #942 et Nightwing Rebirth #5 et #6)
Écrit par Steve Orlando, Tom King, James Tynion IV et Tim Seeley
Dessiné par Riley Rossmo, Roge Antonio et Andy MacDonald.

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