#Critique Bleach (T. 72)

#Critique Bleach (T. 72)

Note de l'auteur

9782344019863-GPlus que deux petits tomes et on pourra dire au revoir à Bleach. L’éditeur Glénat voit se terminer l’un de ses best-sellers et les fans (s’il en reste) pleurent la fin des aventures d’Ichigo. En attendant l’inéluctable, ce tome 72 augmente le tempo en termes de baston mais peine à lier l’ensemble et à ce stade, on n’a pas franchement l’impression d’arriver au terme de la série de Tite Kubo. Fidèle à lui-même, Bleach conservera jusqu’au bout ses atouts et ses trop nombreux défauts et finalement, c’est pour ça qu’on l’aime (un peu) et qu’on le déteste gentiment…

 

Cela fait un bon paquet de tomes que tenter de faire un résumé de la situation, est devenu franchement compliqué. En gros, les Quincy ont envahi la Soul Society, il y a de la baston à tous les niveaux, dans tous les coins et plein de gens sont morts. Les capitaines et vice-capitaines de toutes les divisions du Seireitei ont eu droit à leur moment de gloire face à une flopée d’adversaires plus ou moins classe. Bref, c’est du Bleach, quoi ! Le seul souci, c’est que l’on ne sait absolument jamais où on se situe, on est complètement paumé ! Ce tome aurait aussi bien pu être le 67 ou le 70, tant ils sont interchangeables. On se bouffe des scènes de combat jusqu’à l’écœurement, allant de l’une à l’autre, assister aux exploits de nos champions Shinigami mais en vrai, on ne comprend pas grand-chose de ce qui se passe ni de qui combat qui. Qu’importe, à ce stade, on se contente de peu et puis, l’overdose d’action et le surplus de personnages ont toujours été une marque de fabrique de Bleach. Pour ma part, je pense que c’est clairement pour masquer de réelles lacunes dans l’écriture et la construction des relations entre les personnages. À titre de comparaison, sur ce point précis, si l’on peut reprocher à One Piece les mêmes choses concernant les personnages et l’action, les scènes du quotidien, en creux, fonctionnent à travers la complicité et les relations tissées entre les personnages. Ce liant, fait cruellement défaut à Bleach et ce, depuis le début. Le petit groupe de personnes évoluant autour d’Ichigo n’aura jamais réussi à vraiment fonctionner en tant que tel. Ici, les retrouvailles du héros avec son ami et ancien compagnon d’arme, Ishida, tombent un peu à plat et témoignent du manque flagrant de construction entre les personnages.

 

bleach-scan-657-01Pour le reste, les combats sont toujours aussi impressionnants et leur mise en scène est le plupart du temps à la hauteur. Je ne le répéterai jamais assez, le trait de Tite Kubo est d’une très grande maîtrise. Clair, fin mais puissant, il confère au combat une vraie plus-value. Le chara-design est également une des grandes forces du mangaka. Car effectivement, compte tenu du nombre astronomique de personnages, mieux vaut avoir de la suite dans les idées, à ce niveau-là. Du titre Bleach, il restera certains individus iconiques, parmi les Shinigamis comme chez leurs adversaires. Carrément badass et charismatiques, parfois délibérément grotesques ou caricaturaux, quelques-uns des bad-guys de la série nous laisseront clairement de bons souvenirs. Toujours est-il qu’il ne reste que deux tomes à Ichigo pour aller mettre une branlée à l’ultime big boss, Yhwach. Deux derniers tomes que l’on espère complètement dingue et « what the fuck », bien comme on les aime. Un final débridé, qui à défaut d’être convenable en termes d’histoire, sera jouissif en termes d’action et d’un point de vue graphique. Allez, plus que deux tomes !

 

Bleach (T. 72)
De Tite Kubo
Édité par Glénat

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