• Home »
  • SÉRIES »
  • #Critique : ça doit bien valoir un paquet de fripes (Girlboss / Netflix)
#Critique : ça doit bien valoir un paquet de fripes (Girlboss / Netflix)

#Critique : ça doit bien valoir un paquet de fripes (Girlboss / Netflix)

Note de l'auteur

Après 13 Reasons Why, Netflix mise sur une autre adaptation, mais cette fois-ci à partir d’une autobiographie. Girlboss s’habille sous la forme d’un drôle de portrait futé et nerveux sans pour autant convaincre d’une future longévité.

Sophia est une jeune femme qui parvient difficilement à tenir en place, a fortiori dès qu’il s’agit d’exercer un petit boulot. Et puis un jour, elle a l’idée de vendre sur eBay une veste achetée pour quelques dollars dans une friperie. Les enchères explosent et une toute nouvelle vie s’ouvre devant elle…

En 2014 (dans la vraie vie), Sophia Amoruso publie #Girlboss (aux éditions Globe en français). Elle y raconte comment elle a réussi à créer sa marque – dès 2006 – grâce à eBay, en y vendant des vêtements vintage d’occasion. De fil en aiguille, le succès grandissant, elle finira par monter sa propre enseigne pour devenir une chef d’entreprise, accessoirement multimillionnaire cinq ans plus tard.

Au départ, Girlboss est un projet monté par Charlize Theron en compagnie de Kay Cannon. On ne présente plus l’actrice sud-africaine. Mais arrêtons-nous sur Cannon. Cette dernière perce sur la scène de la comédie d’improvisation dans l’entourage d’une certaine Tina Fey à Chicago. Quand Fey lance 30 Rock en 2006, Cannon l’accompagne et deviendra productrice exécutive de la comédie de NBC. Depuis, elle a surtout travaillé pour le cinéma et fait forte impression avec la franchise Pitch Perfect dont elle a écrit la trilogie.
En 2016, Cannon et Theron font le tour des networks pour proposer Girlboss et les retours sont catastrophiques. Au détour d’un de ces entretiens, on leur propose même de revoir le point de vue de Sophia sous un angle masculin…

C’est Netflix qui mise sur la série et Britt Robertson est choisie pour le rôle principal. À 27 ans, l’actrice possède déjà un curriculum vitæ télévisuel conséquent. Il faut surtout souligner qu’elle a constamment su briller quelque soit le niveau des séries auxquelles elle participait, de Swingtown à Life Unexpected, The Secret Circle ou bien encore Under the Dome.
Dans Girlboss, elle est une nouvelle fois très convaincante dans un rôle espiègle et touchant.

Néanmoins, les premiers épisodes – nous avons pu en découvrir 4 – peinent à emballer pleinement l’adhésion. Si les arabesques comiques sont toujours bien réglées, la portée dramatique reste superficielle. L’égoïsme sous-jacent de l’héroïne ne sert finalement aucun enjeu et laisse, par conséquent, une certaine amertume s’installer.

Depuis l’an passé, le fantastique destin de Sophia Amoruso est entaché. Elle n’est plus la dirigeante de sa société, laquelle a depuis déposé le bilan. Toutefois, c’est une perspective qui pourrait constituer un beau pied de nez, mais il n’est pas certain que ce soit l’avis des responsables de la série, du moins à moyen terme.

GIRLBOSS (Netflix) SAISON 1
disponible dès le 21 avril.
Série créée par Kay Cannon.
D’après un essai de Sophia Amoruso.
Série écrite par Kay Cannon, Caroline Williams et Sonny Lee.
Série réalisée par Christian Ditter et Steven Tsuchida.
Avec Britt Robertson, Ellie Reed, Johnny Simmons, Alphonso McAuley et Dean Norris.
Musique originale de Jeff Cardoni.
Supervision musicale de Season Kent.

Visuel : Girlboss © Karen Ballard / Netflix

Partager