Critique de Kingsglaive: Final Fantasy XV

Critique de Kingsglaive: Final Fantasy XV

Note de l'auteur

Final Fantasy XV, le prochain hit hyper attendu de Square Enix fera son arrivée (enfin) le 29 novembre prochain sur consoles. Mais parce que ce numéro 15 est particulier, il bénéficie d’une introduction sous forme de sortie en Blu-ray, DVD et VOD chez Sony Pictures Home Entertainment… grosse campagne de com’ en perspective…

 

S’il y a bien une chose qui caractérise les Final Fantasy, c’est leur aspect cinématographique. Square Enix a toujours fait appel aux dernières technologies pour rendre ses cinématiques les plus proches de la réalité possible. Aujourd’hui, lorsqu’on regarde le trailer de Final Fantasy VII par exemple (attention au coup de vieux !), on peut en douter… mais pour ceux qui l’ont découvert à l’époque en 1997, je peux vous assurer que c’était magnifique. Et ça a été le cas pour chaque opus, où les trailers de lancement nous explosaient les rétines. Le film Kingsglaive: Final Fantasy XV bénéficie donc de ces technologies de pointe en matière d’images de synthèse, mais est-ce vraiment suffisant ?

 

L’univers

Encore une fois, il est question de guerre, de rébellion, de familles déchirées, d’amours séparées, d’héroïsme, de dépassement de soi, les thèmes fétiches de tout FF qui se respecte. Synopsis :

“Le royaume de Lucis abrite le cristal sacré et l’empire de Niflheim est bien déterminé à s’en emparer. Le roi Regis de Lucis commande une unité spéciale de soldats d’élite : les Kingsglaives. Maniant la magie de leur roi, Nyx et les Glaives se battent pour protéger Lucis, tout en protégeant la princesse Lunafreya, prisonnière de Nilheim…”

Pour faire simple : 2 factions, avec d’un côté les gentils protégés par le vieux roi et ses gardes magiques et de l’autre, les méchants dirigés par un empereur mégalo qui veut tout casser chez les gentils… et une jolie princesse au milieu de tonnes de mâles qui veulent la sauver.

Et comme souvent dans les Final Fantasy (encore), on se retrouve face à un monde atypique, contemporain (des véhicules modernes, des ordinateurs, des smartphones…), mais fortement teinté de Medieval Fantasy, avec la présence de dieux, de créatures fantastiques, de guerriers en armures irréelles… la magie est partout.

Mais si le jeu nous met dans la peau du prince Noctis et de ses compagnons de route, celui de Kingsglaive se déroule un peu en amont et nous entraîne dans les prémices de cette guerre, alors que le roi Regis et ses fidèles Kingsglaives – et plus particulièrement Nyx Ulric, un peu rebelle, mais fidèle à son vieux roi dont il tire tout son pouvoir – tentent de protéger les terres de Lucis. Déjà vu, vous me direz ? Pas faux… mais encore une fois dans un FF, un prélude aux allures ‘simplet’ risque de cacher moult rebondissements…

 

Gros enjeux, gros budgets

On ne change pas une équipe qui gagne, surtout quand une horde de fans vous attend au tournant. C’est pour cela que Square Enix, accompagné par Sony Pictures, a une nouvelle fois choisi d’employer les effets techniques les plus aboutis pour rendre un réalisme bluffant. Parfois même un peu trop : chaque pore de la peau, chaque coupure sur les mains des guerriers saute aux yeux… trop de réalisme peu parfois tuer le réalisme. Pourtant, on oublie vite ces « détails », plongés à nouveau dans cet univers familier mais toujours aussi prenant, celui typique des Final Fantasy.

Comme précédemment pour Final Fantasy, the Spirits Within (2001) ou même Final Fantasy VII: Advent Children, on sent bien que Kingsglaive fait office de vitrine technique à ce qui promet d’être un jeu magnifique… et le désir monte malgré un scénario prévisible et assez vite expédié.

Pourtant, l’équipe a joué gros en s’employant les services de doubleurs VIP comme Gô Ayano ou Shiori Kutsuna pour la version originale japonaise, ou Sean Bean (le Roi Regis), Aaron ‘Breaking Bad’ Paul (Nyx le héros) et Lena Heady (Luna, la frêle princesse… sacré paradoxe pour la voix de Cersei Lannister, gorgone de la série Game of Thrones) pour la version américaine. Mais pour les puristes qui vont certainement le regarder en version originale, ce tour de passe-passe risque de passer inaperçu, tout juste un ‘crédit’ sur les affiches. On remarquera aussi le réalisateur Takeshi Nozue aux commandes, celui qui avait déjà officié sur Final Fantasy VII: Advent Children.

 

Parce que tout vient du jeu…

Après avoir été repoussé, on devrait enfin pouvoir le tenir entre nos mains fébriles le 29 novembre prochain (sur Xbox One et PS4). Et si mon discours laisse transparaître un poil de déception niveau scénaristique, il faut bien avouer que c’est une sacrée introduction aux titres que tant de joueurs attendent. Et comme eux certainement, j’ai bu chaque seconde de Kingsglaive avec l’avidité d’un voyageur traversant le désert de Gobi.

Pour ceux qui l’auraient oublié (pauvres fous !), on va se remémorer le trailer présenté à l’E3 il y a 3 ans…

Voilà pourquoi il faut voir Kingsglaive: Final Fantasy XV, pas parce que c’est un grand film d’animation, mais parce qu’il nous replonge dans ce monde qui nous avait tant manqué. Ainsi, on lui pardonne son aspect longue cinématique un peu fade pour y voir l’ouverture, la mise en bouche de ce qu’on espère être un grand jeu, celui qui nous réconciliera avec les MMO empoudrés et les remakes liftés de la licence, qui étanchent à peine notre soif depuis tant d’années.

 

Kingsglaive : Final Fantasy XV en vente en DVD, blu-ray et VOD depuis le 30 septembre 2016 (© 2016 Sony Pictures Home Entertainment Inc. Tous droits réservés).

Nota : pour continuer à vous plonger dans l’univers FFXV et patienter avant sa sortie (repoussée du 30 septembre initial au 11 novembre 2016, sic !), vous pouvez aussi visionner Brotherhood Final Fantasy XV, la minisérie animée en 5 épisodes, disponible sur YouTube. Celle-ci s’intéresse plutôt au prince Noctis et ses compagnons (bromance centrale du jeu vidéo), lors de leur voyage en grosse cylindrée vers… [no spoil]

Et parce que 2 avis opposés c’est toujours intéressant, ici la review du vilain Docteur No (je rigole, c’est un mec en or !) qui lui n’a pas trop aimé le film et qui explique pourquoi…

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