#Critique Fire Force (T. 1)

#Critique Fire Force (T. 1)

Note de l'auteur

JQ_FireForce_01_FR.inddL’auteur du titre à succès Soul Eater est de retour. Après Kurokawa, c’est l’éditeur Kana qui l’accueille dans son catalogue avec sa nouvelle série intitulée Fire Force. Plus de faucheuses ou de sorcières à l’horizon, place à la 8e brigade spéciale Fire Force, une caserne de super-pompiers devant faire face à des phénomènes de combustions humaines. Atsushi Ohkubo ne met cependant pas le shônen fantastique de côté pour autant, dotant ses protagonistes de capacités hors normes afin de lutter contre ce nouveau fléau. On retrouve avec beaucoup de plaisir, son style si particulier dans un premier tome efficace et rondement mené. Vous êtes prévenus, ça risque de chauffer… !

 

C’est très certainement l’événement manga du mois ! Fire Force débarque en fanfare en France après avoir été le meilleur lancement shônen au Japon, en 2016 avec 42 000 exemplaires vendus dès la première semaine. Compte tenu du succès du précédent titre d’Atsushi Ohkubo, Soul Eater, la sortie de Fire Force était attendue par de nombreux lecteurs. Soul Eater, bien qu’inégal, avait réussi à surprendre son monde avec son univers barré, inquiétant et burtonnien. Ici, changement de décors, il nous balance en l’an 198 dans un Tokyo d’inspiration steampunk. L’humanité doit faire face à d’étranges cas de combustions humaines. Pour y faire face, des brigades spéciales Fire Force ont été créées. Elles sont composées de brigadiers très spéciaux, des victimes de deuxième et troisième génération étant plus adaptées au phénomène de combustion et ayant même appris à contrôler les flammes. Cependant, les victimes dites de première génération, demeurent de dangereuses torches humaines ambulantes. Shinra Kusakabe est un jeune homme intégrant fraîchement la 8e brigade en tant que deuxième classe, sous le commandement de Takehisa Hinawa. Notre héros doit vivre avec le souvenir de sa mère morte dans les flammes alors qu’il n’était qu’un enfant. Si certains le pensent coupable de l’incendie, lui est convaincu d’avoir vu une silhouette ce jour-là. Shinra est détenteur d’un pouvoir de troisième génération, ce qu’il lui permet de créer et manipuler le feu à sa guise. Véritable tête brûlée, il tente de cacher ses blessures derrière un large sourire de façade. On retrouve en Shinra aussi bien du Soul Eater que du Black Star, personnages charismatiques de la précédente série d’Ohkubo.

 

fire-force-vol-1-train-demonAvec Fire Force, l’auteur nous propose à nouveau un concept rarement  voire jamais, vu dans le shônen et cultive un univers à contre-courant de ce qu’il se fait aujourd’hui. À l’heure où les « death games » et autres « survivals » trustent les ventes, ce titre nous propose un manga sur la vie, comment la préserver et la sauver. Shinra tente de surpasser son traumatisme en offrant ses services pour aider autrui. Comme dans Soul Eater, la galerie de personnages met en avant des caractères bien affirmés, ce qui provoque quelques étincelles. Cette première incursion dans le monde de Fire Force permet d’exposer clairement le concept du titre, tout en nous donnant quelques pistes concernant les enjeux majeurs qui vont se jouer par la suite. Côté dessin, on retrouve avec plaisir le style maîtrisé du mangaka. Le trait est vif et détaillé et les scènes d’action sont l’occasion de nous en balancer plein la tronche à travers un graphisme musclé et agressif, caractéristique du shônen. Bref, on attendait le retour d’Atsushi Ohkubo et avec ce premier tome, notre attente est récompensée. Voici un début parfaitement convaincant qui annonce une série dont on n’a pas fini d’entendre parler. One Punch Man et My Hero Academia n’ont qu’à bien se tenir… Fire Force fait monter la température d’un cran !

 

Fire Force (T. 1)
De Atsushi Ohkubo
Édité par Kana

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