#Critique Justice League International (T.2) par J. M. DeMatteis et Keith Giffen

#Critique Justice League International (T.2) par J. M. DeMatteis et Keith Giffen

Note de l'auteur

La plus grande équipe de l’univers DC est de retour pour des aventures épiques et renversantes. Et quand même le Joker trouve que les membres de cette association sont timbrés, c’est vraiment qu’il y a un problème.

 

Ça raconte quoi ?

La Ligue de Justice est la plus grande équipe de la Terre regroupant le top du top des vedettes… en théorie. Entre un super-beauf venu du futur et son pote milliardaire ruiné, un Green Lantern aux fraises, un demi-dieu qui aimerait juste passer un peu de temps avec sa femme et de nouveaux membres qui veulent faire leurs preuves, les pauvres Batman et Martian Manhunter ont bien du mal à ne pas péter un câble. Surtout que pendant ce temps-là, les méchants ne prennent pas de pauses.

 

C’est de qui ?

Toujours les mêmes coupables : J. M. DeMatteis, Keith Giffen et Kevin Maguire.

 

 

 

 

Et c’est bien ?

C’est le top du top des lectures. Regroupant les épisodes 14 à 30 de Justice League International (renommé entre temps Justice League of America), la série de J. M. DeMatteis, Keith Giffen et Kevin Maguire trouve ici son rythme de croisière. On devrait d’ailleurs parler davantage de tempête tant les rebondissements s’enchaînent pour ne jamais donner un temps de repos au lecteur.

 

S’inspirant de l’écriture soutenue des sitcoms, les scénaristes s’appuient sur des dialogues extrêmement bien ciselés et rythmés. Lire un épisode de JLI, c’est savourer des échanges de hautes volées entre des personnages qu’un Jacques Audiard ou un Alexandre Astier ne renieraient pas. À ce sujet, il faut saluer l’excellente traduction de Jérôme Wicky, dont le plaisir qu’il prend à trouver une sonorité parfaite et à travailler les jeux de mots et autres blagues saute aux yeux.

 

Comédie de super-héros, Justice League International excelle sur plusieurs registres. Running gag, quiproquos, duo de bras cassés ou association clown blanc/auguste etc., tout y passe. On se délecte des mésaventures de Booster Gold et Blue Beetle ; on s’inquiète de la santé mentale de Martian Manhutter devant supporter ses partenaires ; on s’amuse des tentatives de la vie de banlieusard de Mister Miracle et Big Barda ; on rit face à ce cul serré de Hawkman qui ne peut s’empêcher de débiter ses souvenirs d’ancien combattant de la précédente Ligue.

 

Il ne faut pourtant pas croire que cette Ligue de Justice est une ligue de bras cassés. Bien au contraire. DeMatteis et Giffen ne perdent jamais de vue qu’ils traitent de personnages capables d’actes extraordinaires alors même qu’ils ne sont pas foutus d’allumer correctement un barbecue. Les scénaristes ne sous-estiment pas leurs personnages et leur donnent des challenges à la hauteur de leurs pouvoirs. On pense bien sûr à la mission de sauvetage de Mister Miracle sur Apokolips tandis qu’une partie de l’équipe doit gérer d’autres missions sur Terre. De la même façon, si la gaudriole est de mise, elle n’empêche pas le développement et la construction des personnages ainsi que les épreuves dramatiques. Quand Booster Gold et Blue Beetle sont payés pour traquer un vampire, la conclusion n’est clairement pas la plus amusante qui soit.

 

Délurée tout en traitant sérieusement ses histoires, sitcom aux proportions épiques, comédie avec des moments dramatiques, Justice League International est tout cela, et bien plus encore. On se délectera de ce nouveau tome et on attend avec impatience le prochain.

 

 

Justice League International – Volume 2 (DC Essentiels, Urban Comics, DC Comics) comprend les épisodes US de Justice Leaugue International #14 à #25, Justice League International Annual #2, Justice League of America #26 à #30
Écrit par J. M. DeMatteis et Keith Giffen
Dessiné par Kevin Maguire, Ty Templeton, Steve Leialoha, Mike McKone et Bill Willingham

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