#Critique Le haut palais – T.1 Le pacte d’Obsidian de Gross et Carey

#Critique Le haut palais – T.1 Le pacte d’Obsidian de Gross et Carey

Note de l'auteur

Un peu cliché et surtout trop peu rythmé, ce premier opus recèle pourtant une intrigue bien construite. Peut-on sortir de la condition qui vous a vu naître ? La réponse dans les prochains tomes.

L’histoire : Moth, jeune garçon arraché à ses parents, est vendu à la noble famille d’Aldercrest pour devenir esclave dans une forteresse imprenable. Exploité et fourbu, il reçoit les visites nocturnes d’Obsidian. Une voix enfermée dans le Haut Palais qui lui demande de se damner pour la fortune et la gloire. Peut-il seulement refuser cette proposition qui lui permettrait d’échapper à sa condition peu envieuse ?

Mon avis : dans ce pays fictif du Moyen-Age, on ne rigole pas tous les jours. Le système féodal est basé comme de juste sur l’exploitation de l’homme par l’homme. Asservie, une bonne partie de la population se tue à la tâche pour se plier aux souhaits des puissants. Une aliénation manifeste renforcée par le fait que ce sont les parents qui vendent leur progéniture pour permettre à leur famille de survivre. Aux mômes de s’en sortir ensuite.

Dans le huis clos d’une forteresse inexpugnable, les personnages se livrent à une guerre d’influence et de domination manifeste. Les gens sont durs pour survivre et garder le pouvoir sur de pauvres hères qui n’ont pas beaucoup d’espoir. Sauf celui initié par une force mystérieuse qui drague ouvertement le jeune Moth dans ses rêves. Au point de le faire sortir de son état d’esclave.

Ce n’est pas une BD qui fait monter au plafond. Le rythme est lent, les décors épurés et tristes à souhait. Si on récolte ce qu’on a semé, pas sûr que les autres tomes méritent une cueillette.

En accompagnement : Misère, génialement interprétée par Coluche.

Si vous aimez : Amistad de Steven Spielberg.

Autour de la BD : le Liverpuldien Mike Carey est un auteur extrêmement prolifique qui travaille beaucoup dans l’univers du fantastique. Peter Gross et son trait extrêmement réaliste ont notamment été aperçus sur Lucifer.

Extraits : « Tu vois comme c’est mon enfant. »

« Va-t’en, je ne t’écoute pas. »

« Tu es entouré d’ennemis et tu n’as aucun allié ici. »

« Il y a Fless. »

« C’est une esclave. Tout comme toi. Elle ne peut t’aider. Il n’y a que moi. »

« Je ne sais même pas qui tu es. »

« Appelle-moi Obsidian (…) Je serai ton rocher Moth. Agrippe-toi à moi. Rien qu’à moi. Et personne ne pourra te faire du mal. »

Écrit par Mike Carey
Dessiné par Peter Gross
Édité par Glénat

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