#Critique Le Prince des ténèbres (T.1 et 2)

#Critique Le Prince des ténèbres (T.1 et 2)

Note de l'auteur

Dans cette uchronie en trois volets de l’excellente série Jour J, on se prend à rêver que John Kerry a effectivement évité la réélection de Georges W. Bush en 2004. Cela signifie que les attentats du 9-11 ont été évités grâce à un agent du FBI, John O’Neill, conscient dès 1996 de la dangerosité de Ben Laden et des sbires. C’est beau un monde qui rêve.

L’histoire : et si les attentats du 11 septembre avaient pu être évités… La face du monde des quinze dernières années en aurait été totalement changée. Ces deux premiers tomes nous plongent dans la vie de John O’Neill, un agent du bureau, qui a réellement existé mais qui est mort ensuite dans la vraie vie lors de l’effondrement des tours du World Trade Center en 2001 dont il était directeur de la sécurité. Grâce à son action, les terroristes vont échouer et les relations internationales différer de la réalité vécue.

Mon avis : le principe est toujours aussi intéressant : et si un jour avait changé le cours d’un événement historique au point de tout bouleverser ensuite. Intellectuellement, c’est assez grisant et déstabilisant puisque, comme à l’accoutumée, ces récits ont pour base des faits réels suivis par des hypothèses plausibles. En l’espèce, les secrets de la victoire de John Kerry, 44e président des États-Unis, et de son vice-président Barack Obama pour le premier volet et la traque difficile d’Oussama Ben Laden dans le deuxième pour ne pas verser dans la guerre de civilisation.

On y croit forcément, on se prend au jeu avec un art consommé du suspens. Le personnage du Prince des ténèbres, aka John O’Neill, y prend toute sa place. Toujours vêtu de noir, il est le roi du billard à quatre bandes, des alliances contre-natures et donne une véritable épaisseur à ces deux premiers opus. Toujours dans l’ombre, c’est évidemment lui le phare de ce début d’aventure qui se terminera en novembre avec le troisième tome.

Si vous aimez : la série Black op de Stephen Desberg chez Dargaud.

En accompagnement : The man who Warned America de Murray Weiss qui retrace sa vie.

Autour de la BD : Fred Duval est un scénariste habituel de Jour J, on le connaît aussi pour Hauteville house ou Carmen McCallum. Son compère, Jean-Pierre Pécau est toujours au rendez-vous quand il s’agit d’histoire, lui l’ancien professeur en la matière. Au dessin, Igor Kordey est un touche-à-tout qui a l’habitude de travailler avec Pécau.

Extraits : « Comment Carter a-t-elle fait pour diriger l’avion sur le mémorial ? »

« Elle ne l’a pas fait. »

« C’était leur (aux terroristes) cible ? »

« Non. »

« L’Air Force l’a shooté. »

« Bon Dieu. »

« On ne leur a laissé aucune chance. »

« Aucune. »

Le Prince des ténèbres
Écrit par Fred Duval et Jean-Pierre Pécau
Dessiné par Igor Kordey
Édité par Delcourt

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