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#Critique Les Archives de la Suicide Squad (T.2) par John Ostrander, Kim Yale et Luke McDonnell

#Critique Les Archives de la Suicide Squad (T.2) par John Ostrander, Kim Yale et Luke McDonnell

Note de l'auteur

L’équipe au casier judiciaire aussi long que la grande muraille de Chine est de retour dans un deuxième volume. Au placard l’itération actuelle et peu intéressante, le vrai et unique Escadron Suicide se trouve dans ces pages.

 

Ça raconte quoi ?

Dirigée d’une main de fer dans un gant de fer par Amanda Waller, la Suicide Squad est une équipe composée de super-vilains taulards à qui on propose une remise de peine en échange de leur participation à des missions dangereuses où ils ont très peu de chance de revenir en vie. Après avoir rempli plusieurs actions, l’escadron se retrouve aujourd’hui plongé dans une vaste machination et va également devoir arrêter l’un de ses propres membres.

 

C’est de qui ?

Toujours par le même duo que le premier tome à savoir John Ostrander au scénario et Luke McDonnell au dessin. Kim Yale vient officiellement se greffer à la bande et va enrichir les scénarios avec notamment l’arrivée d’un personnage clé de l’univers DC.

 

À savoir pour briller en société

C’est en effet dans Suicide Squad #23 qu’apparaît pour la première fois le personnage d’Oracle, le génie de l’informatique qui deviendra peu à peu l’agent de renseignement de la majorité des héros de l’univers DC et principalement de Batman et ses lieutenants. Oracle sera également à l’origine de la création des Bird of Prey, une équipe féminine composée notamment de Black Canary et Huntress. Si son identité est inconnue lors de son apparition, on découvrira dans la série que c’est Barbara Gordon, alors paralysée, qui se cache derrière ce nom.

 

C’est bien ?

Oui, mais avec quelques bémols. Dans un premier temps, il faut une nouvelle fois saluer l’édition d’Urban. D’une part pour proposer l’une des séries clés de DC Comics et cela malgré son âge, mais également pour la proposer dans un énorme volume contenant des épisodes provenant d’autres séries (Checkmate, Firestorm etc.), cela afin d’avoir le crossover The Janus Directive dans sa totalité. Une saga jouant sur les faux-semblants et mettant en scène une organisation secrète arrivant à monter entre elles différentes agences gouvernementales. Dénonçant le culte du secret et les errements d’une démocratie, The Janus Directive aurait pu être une saga mémorable si elle n’était pas plombée par une écriture lourde et des ramifications multiples qui perdent régulièrement le lecteur. Gros morceaux du volume, elle reste au final une déception.

 

Fort heureusement, on aura assisté auparavant à des histoires bien plus passionnantes mettant en valeur la particularité de la Suicide Squad et une certaine maturité du propos dont on ressent encore l’influence aujourd’hui. La série de John Ostrander étant clairement une œuvre déterminante dans l’univers du comic-book du super-héros. S’il ne fallait retenir qu’un exemple, ça serait bien sur Suicide Squad #22 dans lequel Rick tente d’assassiner un sénateur désireux de révéler au média l’existence de la Suicide Squad.

 

 

 

Poursuivi par cette dernière, la traque va mettre en exergue toutes les tensions entre les différents membres de l’équipe, certains prenant beaucoup de plaisir à vouloir arrêter leur ancien chef par tous les moyens nécessaires. Dernier round est une des meilleures histoires de la série montrant non seulement la noirceur d’une œuvre traitant de terrorisme et de ce qu’on est prêt à sacrifier pour le combattre, mais également des personnages ambigus. On pense en premier lieu à Deadshot.

 

Comme un écho pour apporter un certain équilibre, le personnage de Boomerang apporte ce qu’il faut de comique, même quand cela arrive à ses dépends. Construit sur le long terme, les scénarios de Ostrander et Yale sont de subtiles mélanges de récits bouclés, de fil rouge courant sur plusieurs épisodes et de personnages se développant au fur et à mesure. Le tout lié avec brio et cela même sur des histoires qui nous paraissent anodine au premier abord. On a cité le cas d’Oracle plus haut, mais on ne pourrait terminer sans citer le grand mystère de l’entarteur qui tient en haleine beaucoup de lecteur.

 

Bien qu’alourdit par un crossover décevant, ce deuxième volume n’en reste pas moins une très bonne lecture et la confirmation que la meilleure série Suicide Squad se trouve ici et non dans les récentes séries somme toute quelconques.

 

 

 

Suicide Squad – Tome 2 (DC Classiques, Urban Comics, DC Comics) comprend les épisodes US de Suicide Quad #17 à #30, Suicide Squad Annual #1, Suicide Squad Annual Back Up #1, Checkmate #15 à #18, Manhunter #14 et Firestorm #86
Écrit par John Ostrander, Kim Yale et Paul Kupperberg
Dessiné par Luke McDonnell, Graham Nolan, Keith Giffen, Pablo Marcos, Grant Miehm, Steve Erwin, John Snyder III, Rick Oberg, Doug Rice et Tom Mandrake

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