#Critique Nirvana (T. 1)

#Critique Nirvana (T. 1)

Note de l'auteur

Nirvana-1-dokiQuelques mois après avoir dégainé le prometteur Les Six Destinées de Sayuki, l’éditeur Doki-Doki s’offre une sortie simultanée entre la France et le Japon, du titre Nirvana, du même auteur, en collaboration avec Jin. Un shônen du même calibre que le précédent, proposant un récit fantastique d’aventure, plein de magie, d’ésotérisme et de bastons en tout genre. L’entrée en matière est ici encore assez efficace avec une ligne limpide, des enjeux clairement posés et une galerie de personnages hauts en couleur. Ce n’est pas encore vraiment le nirvana mais bon…

 

Yachiyo Hitotose, surnommée « la nouvelle Mère Teresa » par ses camarades de classe, est en partance pour une nouvelle mission bénévole à l’étranger. Malheureusement pour elle, l’avion s’écrase… Elle se réveille alors dans un monde étrange et rencontre un jeune homme qui reconnaît en elle Sakuya, la réincarnation de la déesse de l’harmonie. Pour sauver le royaume en péril, elle va devoir entreprendre un voyage, en quête de douze compagnons et leurs avatars élémentaires. Tout comme Les Six Destinées, Nirvana baigne dans un mysticisme oriental évoquant les croyances hindouistes et bouddhistes. Si dans l’un, on suit un héros maudit, condamné à vivre avec le poids de ses erreurs, dans l’autre, on voit l’avènement d’une divinité salvatrice d’un monde en perdition. À bien des égards, les deux titres semblent se répondre et pourraient constituer les premières pierres fondatrices du travail de Sayuki. Ici, les auteurs rentrent vite dans le vif du sujet en exposant clairement et simplement les tenants et aboutissants de l’histoire. Au-delà du concept vu un bon million de fois, la bonne idée ici, réside dans sa quête pour retrouver les douze avatars. La possibilité qu’a Sakuya de pouvoir fusionner avec chacun d’entre eux, donnant forme à de nouveaux personnages, offre de nombreuses opportunités.

 

Capture-3On se sent très vite investi dans le récit grâce à un parfait dosage de Jin et Sayuki. Tous les ingrédients sont là pour nous offrir un shônen généreux en action, en humour, en émotion et en morceaux de bravoure épique et poignant. Yachiyo est une héroïne pimpante et pleine de vie. Son sens aiguisé de la justice et son grand sens de l’empathie font d’elle une parfaite incarnation de la déesse de l’harmonie. Dès ce premier tome, elle prend rapidement ses marques et fait preuve de détermination face au mal qui ronge ce monde qu’elle doit sauver. À ses côtés, on fait la connaissance de deux des douze compagnons, Mal Bârah du signe du sanglier et Lûna Salbâj du signe du singe. Chaque nouvelle rencontre est l’occasion de découvrir une nouvelle personnalité mais également, une forme inédite de la déesse Sakuya. Nirvana multiplie donc les configurations possibles, lui permettant de renouveler et moduler à loisir sa galerie de personnages. Sur la forme, le dessinateur montre un vrai savoir-faire, aussi à l’aise dans le chara-design que dans les scènes d’action pures. Le trait est précis, fin et nous livre quelques pages iconiques lors des phases de combat. Avec Nirvana, l’éditeur Doki-Doki ajoute une corde à son arc et consolide son catalogue shônen. Avec son autre titre, le mangaka Sayuki confirme sa place parmi les auteurs à suivre de près. Bref, un début convaincant…

 

Nirvana (T. 1)
De Sayuki et Jin
Édité par Doki-Doki

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