#Critique On a fait le tri (N°17)

#Critique On a fait le tri (N°17)

Parce qu’on n’a malheureusement pas le temps de vous parler en détail de tous les bouquins qui sont passés entre nos mains, ‘On a fait le tri’ revient sur les dernières sorties de la planète comics.

 

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La Vision – Tome 1

Derrière la grosse production de Marvel/DC se cachent régulièrement des petites séries. Par leur faible audience et une volonté marquée de leurs auteurs, celles-ci deviennent souvent des laboratoires à idées et des champs d’explorations sans limites. Libérés des grosses contraintes éditoriales, scénaristes et dessinateurs s’en donne à cœur joie pour offrir des œuvres qui marquent au-delà du cercle d’amateurs de super-héros. Après un Hawkeye par Matt Fraction qui s’impose avec le temps comme une série phare de son époque, voici que Tom King pose un nouveau pavé en se demandant si les androïdes rêvent de famille électrique. À la lisière du genre super-héroïque, de la SF d’Asimov et de La Quatrième Dimension, The Vision est une série totalement à part qui dérange autant qu’elle enthousiasme. Si l’étude de la vie de tous les jours par des êtres de pure logique est fascinante, le déraillement de cette vie idéale à de quoi bien perturber. Série en douze épisodes (le deuxième et dernier tome est prévu en avril), The Vision est un vrai paradoxe. Une série qui dégage de la chaleur malgré son univers et ses personnages totalement froids.

 

 

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Star Wars : Icônes – Tome 3

Delcourt continue l’exploitation du catalogue Star Wars pré-Marvel avec aujourd’hui une anthologie d’histoires centrée sur le plus grand des Jedi. Comme souvent, il y a à boire et à manger dans ce recueil dont on appréciera la qualité éditoriale qui place chaque épisode dans l’histoire de la série. Alternant les genres (du comique à l’épique), on y retrouve tout autant des histoires se déroulant après Le Retour du Jedi que durant la jeunesse de Luke sur Tatooine. Du lot, on retiendra surtout la première histoire située peu après Un Nouvel Espoir et jouant habilement avec un des éléments de la sinistre prélogie.

 

 

 

 

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Superman – Adieu, Kryptonite !

Si le personnage est très maltraité par l’actuelle continuité de DC Comics¹ et les films débiloïdes de Zack Snyder, il n’en reste pas moins que Superman est un réservoir immense de grande histoire. Preuve en est encore une fois avec Superman – Adieu, Kryptonite !, cycle d’épisodes majeurs dans l’histoire écrite du super-héros. Après la fin de l’ère éditoriale de Mort Weisinger, Julius Schwartz reprend les rênes de Superman est va appliquer la même cure de jouvence qu’il utilisa pour les personnages de Flash, Wonder Woman et Batman. Il fit pour cela appelle à Dennis O’Neil (sortant alors de son célèbre Green Lantern/Green Arrow) pour moderniser l’homme d’acier. Également appelé The Sandman Saga, ces neufs épisodes voient Clark Kent changer de métier (il devient présentateur du journal télévisé) et Superman devenir invulnérable face à la kryptonite. En contrepartie, ses pouvoirs semblent diminuer peut-être en rapport avec l’arrivée d’une créature faite de sable et ressemblant au héros. Illustrée par Curt Swan, cette saga s’attache tout autant à changer la donne de l’univers de Superman tout en en gardant les fondamentaux. Un travail qui rappelle celui effectué quelques années plus tôt sur Batman. Immortalisé par une couverture semblant poser le Superman définitif, ce cycle bien que court sera déterminant pour la suite de la série et bien au-delà comme on pourra le constater avec les films Superman 2 et 3.

 

 

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Hellboy Deluxe – Tome 1

Avec Walking Dead et Star Wars, Hellboy est le troisième pilier de la collection comics de Delcourt. Œuvre sans pareil, la création de Mike Mignola est revenue en fin d’année dans une superbe édition regroupant les deux premières mini-séries : Les Germes de la destruction et Au nom du diable. À une époque où commençait à émerger une nouvelle offre en dehors de Marvel et DC avec Image, mais que nos yeux saignaient face aux horreurs grossières et vulgaires de leurs créations, les aventures horrifiques et fantastiques du fils de l’enfer furent un choc dont on ne se remet jamais totalement. Dessinateur déjà en vue au sein de la profession comme le rappelle l’avant-propos de l’ouvrage, Mike Mignola trouve avec Hellboy le réceptacle de tout son amour pour Lovecraft, l’horreur gothique, l’occulte, la magie, le catch mexicain et les gros singes. Grands formats et papier de grande qualité contribuent à mettre en valeur le grandiose talent graphique d’un auteur unique.

 

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Fear Agent – Hors Série

Venant à la suite de deux tomes contenant l’intégralité de la géniale série de Rick Remender, Légendes d’un Fear Agent se trouve être une anthologie d’histoires se situant durant la période où Heath Huston sillonnait la galaxie avec quatre grammes d’alcool dans le sang de façon régulière. Si Rick Remender et Tony Moore sont toujours présents, ils sont accompagnés d’une belle brochette de dessinateurs et de scénaristes : Kieron Dwyer, Hilary Barta, Steve Niles ou bien encore Eric Nguyen. Si on n’atteint pas la qualité de la série régulière, il n’en reste pas moins que l’ensemble représente une belle façon d’approfondir un univers riche en bestioles et de prolonger l’hommage à la science-fiction américaine des années 40/50. En outre, cela permet de compléter une édition qui peut se vanter maintenant d’être intégrale.

 

¹ Le calvaire touche heureusement à sa fin.

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