#Critique On a fait le tri (n°18)

#Critique On a fait le tri (n°18)

Parce qu’on n’a malheureusement pas le temps de vous parler en détail de tous les bouquins qui sont passés entre nos mains, ‘On a fait le tri’ revient sur les dernières sorties de la planète BD.

Niourk (Intégrale)

Couv_293594Niourk, c’est l’adaptation d’un roman de Stefan Wul par Olivier Vatine. Un très bel objet, publié dans son intégralité aux éditions Ankama, le tout dans une atmosphère de grands aplats noirs et blancs. Niourk, c’est l’histoire d’un monde post-apocalyptique, post-nucléaire, où l’humanité a régressé et n’est plus composée que de quelques tribus disparates. Dans l’une d’elles, un enfant vit rejeté par les siens. Condamné à mort par le sorcier, il se dirige vers la ville de Niourk, la ville des dieux.
Très belle histoire aux créatures lovecraftiennes, Niourk souffre un peu d’une histoire racontée beaucoup trop rapidement, qui ne laisse pas le temps de s’attacher aux personnages, ou de comprendre les enjeux du récit. Des sauts dans le temps, des sauts de point de vue qui desservent malheureusement la BD, pourtant mise en valeur par un trait très expressionniste et un papier de très bonne qualité. (Je n’ai pas lu le roman, et ne sais donc si c’est la faute du roman ou de l’adaptation)

Satanie

satanieDans le monde des ovnis de la BD, je demande Satanie de Fabien Vehlmann au scénario et Kerascoët aux dessins et couleurs. Un one shot haut en couleur publié aux éditions Soleil, collection métamorphose. Satanie, c’est un drôle de voyage au centre de la Terre. L’histoire de Charlie, une jeune femme rousse, qui monte une expédition spéléologique pour retrouver son frère Constantin, un jeune chercheur darwiniste qui a disparu lors de ses recherches : il voulait prouver l’existence de l’Enfer.
Le nom, comme la couleur de la couverture, pourrait nous faire penser que nous partons réellement à la recherche du diable. Nous sommes pourtant plus dans un voyage au centre de la Terre, à la recherche et la rencontre d’un monde étrange, avec ses règles propres, qui fera perdre la tête à certains et nous fait rencontrer des créatures bien différentes de nous… Les couleurs comme le trait sont très doux, offrant parfois des panneaux monochromatiques très agréables pour chaque strate de ce monde étrange. Un récit puissant, sombre pourtant, contrebalancé par des couleurs et des dessins plus ronds, un bel équilibre, un bon voyage.

 R.U.S.T. (tome 3)

White-strikeLa trilogie R.U.S.T. se conclut dans ce volume, après deux tomes que nous avons chroniqués par ailleurs (volume 1 ici, volume 2 ici). Dans un monde post-apocalyptique, des hommes et des femmes combattent des créatures monstrueuses grâce à de drôles de méchas, pour sauver une humanité réfugiée sous terre.
Malheureusement, ce troisième tome, intitulé White Strike ne redresse pas la barre des deux premiers. Certes, le trait de Nesskain et ses couleurs sont toujours aussi agréables, mais l’histoire est toujours trop proche de celle d’un Neon Genesis Evangelion. C’est d’autant plus dommage que les personnages sont originaux et auraient pu être attachants, s’ils ne rappelaient pas leurs homologues japonais. Le monde des méchas n’est-il pas suffisamment grand et ne peut-on pas imaginer assez d’histoires pour proposer un contenu original ? Les scènes de combats sont parfois un peu confuses, et l’histoire reste sauvée par une Becky très intéressante, et un Angel qu’on aime et qu’on déteste. Des questions resteront en suspens, des mystères planeront sur la suite de ce monde. Ce tome aurait pu s’intituler « Third Impact ».

 

 

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