Critique Outlander 4×01 : Bienvenue en Amérique

Critique Outlander 4×01 : Bienvenue en Amérique

Note de l'auteur

Outlander est de retour pour sa quatrième saison sur Starz (USA) et Netflix (France) et cette fois-ci, la série nous embarque en Amérique coloniale. Pour rappel, Claire et Jamie ont échoué sur une plage de Géorgie après le naufrage de l’Artémis et cette nouvelle saison reprend les choses quatre mois plus tard alors que nos héros cherchent à rentrer en Écosse.

La Caroline du Nord, des pendus et des arbres

America the Beautiful s’ouvre sur une séquence se déroulant en 2000 avant J.-C. et nous montrant une tribu primitive dansant autour d’un cercle de pierres. Bien sûr cela n’est pas sans rappeler Craigh Na Dun et les pierres ayant permis à Claire (Caitriona Balfe) de remonter dans le temps. Si cette séquence permet bien entendu de souligner la thématique du « cercle » qui jalonne l’épisode, elle semble aussi nous laisser penser qu’il y a peut-être en Amérique un endroit similaire à Craigh Na Dun (tout comme cela était le cas en Jamaïque la saison précédente) qui pourrait permettre un voyage dans le temps. Au hasard, disons que cela pourrait peut-être permettre à Brianna et Roger de venir rendre une petite visite à Claire et Jamie (Sam Heughan) ? Nous verrons bien.

Cette nouvelle saison démarre ensuite sur les chapeaux de roues avec l’exécution d’un des camarades de prison de Jamie. Histoire de nous mettre dans l’ambiance du Nouveau Monde, ce premier épisode ne cherche pas à dissimuler que l’Amérique de 1767 n’est pas des plus tendres. Les Anglais font encore la loi et l’Amérique n’est pas forcément un endroit très sûr pour les Fraser et pourtant… ils décident de rester et de voir s’ils peuvent se bâtir une nouvelle vie sur ce territoire encore très peu exploré. Un joli moment entre Claire et Jamie permet d’ailleurs à celui-ci d’expliquer à sa femme qu’il souhaite pouvoir aider à construire l’Amérique dans laquelle leur fille grandira, tentant ainsi de tisser un lien entre lui et l’enfant qu’il n’a pas pu élever. La scène est tendre et permet de montrer que Brianna est toujours dans l’esprit de Jamie (et de la garder dans celui des téléspectateurs).

Claire et Jamie, toujours plus forts

Si une bonne partie de ce premier épisode de saison est consacré à nous exposer la situation, America the Beautiful n’en oublie pas pour autant de laisser la part belle aux personnages et à nous montrer où ils en sont. Fergus (César Domboy) et Marsali (Lauren Lyle) vont avoir un enfant, le jeune Ian (John Bell) a trouvé un chien-loup qui l’aidera sans doute à lutter contre le traumatisme causé par Geillis qui le hante toujours (une très chouette scène montre d’ailleurs Ian et son oncle discutant du viol subit par le jeune homme), et Claire et Jamie sont plus unis que jamais. Plusieurs scènes montrent que le couple s’est véritablement ressoudé et a surmonté les obstacles posés par leur longue séparation. Ensemble, ils sont plus forts que tout, et il semblerait que cette année nous ayons enfin l’occasion de les voir heureux, enfin au moins de temps en temps…

Un méchant des plus vilains

Eh oui, car il faut dire que les choses ne se terminent pas très bien pour les Fraser dans ce premier épisode. Un nouveau méchant à la hauteur de Black Jack Randall a été introduit dans la série et sous ses airs innocents, Stephen Bonnet (Ed Speleers) s’avère être une vile ordure. Ce pirate parvient à amadouer Claire et Jamie au début de l’épisode et à les laisser penser qu’il n’est qu’un voleur inoffensif, mais il réapparaît à la fin et attaque le bateau sur lequel naviguent les Fraser. Le jeune Ian et Jamie se font tabasser, Claire essaye d’avaler ses alliances au lieu de les donner à Bonnet, et ce dernier tranche la gorge de Lesley (Keith Fleming). Le tout finit par être une scène des plus sinistres dans laquelle Claire perd l’alliance de Frank, l’un des derniers camarades de Jamie perd la vie, et Stephen Bonnet s’affirme comme étant le nouveau grand méchant de la série. Caitriona Balfe est grandiose tout au long de la séquence et Speleers montre qu’il peut rendre sa gueule d’ange parfaitement terrifiante.

Dans son ensemble, America the Beautiful est un épisode un poil lent dans sa narration et met du temps à mettre en place les grands arcs de la saison, mais il n’en reste pas moins un solide épisode d’Outlander. L’ambiance et le ton de la série vont peut-être changer cette saison, mais l’esprit est toujours là et il nous tarde de voir où la suite va nous mener.

Outlander S04E01 « America the Beautiful »
Diffusée en France sur Netflix, au rythme d’un épisode par semaine en US+24.
Série développée par Ronald D. Moore
Réalisé par Julian Holmes
Écrit par Matthew B. Roberts et Toni Graphia
Avec Caitriona Balfe, Sam Heughan, César Domboy, Ed Speleers

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