#Critique Resident Evil – Heavenly Island (T. 3)

#Critique Resident Evil – Heavenly Island (T. 3)

Note de l'auteur

9782368523995Alors que Resident Evil VII vient de sortir, l’adaptation manga de la saga vidéoludique se poursuit. Ne nous le cachons pas, Heavenly Island, comme il est titré, n’est rien de plus qu’une occasion de capitaliser sur la fameuse licence et d’empocher quelques billets supplémentaires. Les deux premiers tomes de piètre qualité n’étaient pas bien convaincants et ce troisième ne relève pas grand-chose, même si on doit reconnaître que l’on s’ennuie un peu moins que dans les précédents. Cependant, pas de quoi s’extasier, la recette ne change pas : une île paradisiaque, des bimbos en bikini et d’horribles créatures génétiquement modifiées qui aiment la tripaille. Mais pourquoi sont-ils aussi méchants ?!

 

Le tournage du « reality show » Idol Survival, avec tout plein de mannequins décérébrés dedans, est devenu un gros carnage. Des zombies surgissent de partout et très vite, l’épidémie se répand. Seuls quelques survivants parviennent à s’échapper par petits groupes. Fort heureusement, Inès Diaco, membre de Terrasave qui est sur place, demande de l’aide à Claire Redfield. Cette dernière fait alors appel à son frère Chris, capitaine de l’équipe Alpha-machin-bidule qui défonce toutes sortes de vilaines créatures, pour qu’il vienne à la rescousse avec ses gros hélicoptères. Mais jusque là, il faut survivre. Et en même temps, l’émission s’appelle Idol Survival, donc bon, elles ne vont pas non plus se plaindre… ! Après avoir brièvement envisagé, de rejoindre le yacht pour se mettre en sécurité, les survivants se ravisent en voyant la plage infestée de mangeurs de chair fraîche. Du coup, direction la jungle en attendant les secours qui ne tardent pas à arriver. Mais ils ne sont pas les seuls puisque débarquent à la fête, d’un côté le monstre nommé le harpouilleux (on ne rigole pas) et de l’autre, l’arme bio-organique, appelée aussi B.O.W., mais également le Diable aux hélices. Une grosse séquence de shoot’em up mise en scène sous une pluie torrentielle, bref tout un programme ! Et pour finir, Capcom, le célèbre éditeur de jeu, crédité au scénario de ce truc insipide, nous gratifie d’un cliffhanger nanardeux.

 

resident_evil_hi_3_centreVoilà maintenant trois tomes que nous sommes embarqués dans ce survival paresseux et rien ne semble fait pour que le lecteur s’immerge dans un récit en pilote automatique. Du fan-service à tous les étages, des personnages parfaitement creux et des séquences toutes aussi oubliables qu’interchangeables, Heavenly Island est un inoffensif produit marketing, sans grand intérêt. À moins d’être un fan hardcore de la saga, et encore, je vois mal comment on peut être sensible à ce genre de titre. D’autant qu’il ne brille pas non plus d’un point de vue graphique. Parfois trop chargé, figé ou confus, le dessin ne paraît pas toujours très convaincant, surtout dans les expressions des personnages. Voilà, inutile d’en rajouter des tartines, cette adaptation manga de Resident Evil n’a que très peu de choses à offrir et encore, je ne suis même pas sur de savoir lesquelles. J’ai envie de dire, vivement la suite !

 

Resident Evil – Heavenly Island (T. 3)
De Capcom et Naoki Serizawa
Édité par Kurokawa

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