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#Critique Saint Seiya – The Lost Canvas Chronicles (T. 13 & 14)

#Critique Saint Seiya – The Lost Canvas Chronicles (T. 13 & 14)

Note de l'auteur

21604Les deux derniers tomes, en date, de TLC Chronicles sont en fait les deux faces d’une même pièce. Celui qui a les honneurs de voir ses aventures s’étaler sur deux tomes, n’est autre que Shion du Bélier, personnage éminemment important dans la mythologie Saint Seiya, depuis l’arc Hadès. Étant l’un des deux survivants de la précédente guerre sainte, avec Dokho, le récit de sa vie est vaste et offre à la mangaka Shiori Teshirogi, un terrain de jeu passionnant.

 

TLC Chronicles touche presque à sa fin et nous sort l’artillerie lourde. Avec presque autant de bons que de mauvais tomes, ce spin-off de Teshirogi a eu un parcours honorable et s’en sort bien mieux que ses petits frères et sœurs. Après le très décevant diptyque sur les Gémeaux, voilà que l’auteur nous balance deux très bons tomes qui s’articulent autour des deux fonctions majeures qu’a incarnées Shion. Dans l’un, on le retrouve donc assez jeune, à l’aube de la guerre sainte, désireux de revêtir l’armure du Bélier. Son maître Sage, lui, n’est clairement pas de cet avis, arguant qu’il n’est pas assez fort pour prétendre à ce poste. Pour atteindre son objectif, il va devoir se frotter à Kairos, dieu du temps, dit métaphysique. À ne pas confondre donc avec Chronos… Eh ouais, il y a des petites subtilités dans Saint Seiya ! Dans l’autre, alors qu’il est devenu Grand Pope du Sanctuaire, il va de nouveau affronter Kairos dans une ultime bataille mêlant passé, présent et futur. Vaste programme donc, et la mangaka, qui pratique les personnages depuis maintenant un certain nombre d’années, parvient parfois à les magnifier dans ses fameuses chroniques. Ce fut le cas avec Albafica du Poisson ou encore Téneo du Taureaux et Shion peut désormais rejoindre cette liste.

 

a4s_032-033Certains chevaliers ont toujours eu plus d’aura que d’autres en raison de leurs modèles dans la série originale de Kurumada. Le personnage de Mû a imposé une sorte de caractérisation du Chevalier d’Or du Bélier. Il incarne une forme de sagesse, la force tranquille mais redoutable qui impose le respect. Mû, Shion, Avenir, même Kiki, si on le prend en compte, chaque incarnation du premier des douze Chevaliers d’Or repose sur la précédente et est un point d’ancrage pour le lecteur. Il est synonyme de stabilité, de droiture et de justice. Le parcours de Shion est assez atypique dans l’univers Saint Seiya. La première fois qu’on l’a découvert, c’est lors de l’arc Hadès, dans lequel il revenait d’entre les morts, après avoir juré fidélité au dieu des enfers. Par la suite, on l’a découvert chevalier d’Athéna, puis Grand Pope. Nous le dévoile d’abord du côté obscur, lui qui fait partie d’une lignée de nobles chevaliers, a été, à l’époque, une très bonne idée de Kurumada. Personne n’est à l’abri de vendre son âme, même les plus grands… De son côté, Teshirogi a l’opportunité d’avoir une page blanche afin d’écrire sur un personnage déjà culte pour les fans mais inconnu de son vivant. Même si la recette est un peu toujours la même, la mangaka parvient à insuffler à ces tomes 13 et 14, de la grandeur afin de hisser le personnage de Shion au panthéon Saint Seiya. Toujours aussi à l’aise graphiquement, elle fait preuve d’une grande finesse et d’une belle maîtrise. Ne reste plus que les deux derniers tomes de la série pour faire nos adieux aux chroniques de Shiori Teshirogi. Espérons qu’ils soient à la hauteur.

 

Saint Seiya – The Lost Canvas Chronicles (T. 13 & 14)

De Shiori Teshirogi et Masami Kurumada

Édité par Kurokawa

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