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#Critique Saint Seiya – The Lost Canvas Chronicles (T. 15)

#Critique Saint Seiya – The Lost Canvas Chronicles (T. 15)

Note de l'auteur

9782368524848_cgLa fratrie a toujours été un élément fondateur de la galaxie Saint Seiya. Après le binôme Aspros/Deuteros, il paraît tout à fait normal que Sage et Harukei aient également droit à leur diptyque. Deux tomes qui clôtureront la saga TLC Chronicles et qui s’ouvrent donc avec le quinzième et avant-dernier tome. Si les chroniques selon Shiori Teshirogi ont été très irrégulières en termes de qualité scénaristique, cet opus fait partie des réussites du titre. Voici les dernières étincelles d’une como-énergie qui a beaucoup trop brûlé.

 

Seiya et Seika, Shun et Ikki, Saga et Kanon ou encore Bud et Syd dans l’arc d’Asgard, la famille, mais plus encore la fratrie, a toujours été au cœur de la mythologie créée par Masami Kurumada. Des relations souvent compliquées, si ce n’est chaotiques, parfois alimentées par la rancœur ou la jalousie. Après le piètre chapitre consacré aux Gémeaux Aspros et Deuteros, voici donc la chapitre final mettant en scène les personnages de Sage, Grand Pope du Sanctuaire et Harukei, chevalier de l’Autel, les frères jumeaux rescapés de deux Guerres Saintes. L’histoire nous plonge vingt ans avant les événements de The Lost Canvas, la déesse Athéna ne s’est pas encore réincarnée et le Sanctuaire doit se faire à la désertion de certains chevaliers d’or, dont Zaphiri du Scorpion. Ce dernier a décidé d’appeler à l’aide Poséidon pour affronter l’armée d’Hadès. Outre Zaphiri, cette introduction permet de (re)découvrir de nombreux Chevaliers d’Or de la précédente génération, dont Lugonis du Poisson, Ilias du Lion et Krest du Verseau. C’est d’ailleurs ce dernier qui attire toute l’attention puisque la mangaka en fait un personnage particulièrement fort et respecté, lui-même survivant de la précédente Guerre Sainte. Ça n’a l’air de rien comme ça, mais le parti pris de mettre en avant d’autres chevaliers que la Vierge, la Balance, le Lion ou le Bélier, tient presque du miracle compte tenu de l’immuabilité des canons de Saint Seiya.

 

kba5OjeCependant, le cœur de l’histoire ne se déroule pas juste vingt ans auparavant, mais bien dans un flashback qui nous est conté, remontant à deux-cent soixante ans avant TLC. Telles des poupées russes, Shiori Teshirogi n’en finit plus d’emboîter les époques et d’établir des parallèles et des passerelles entre les générations successives de chevaliers. Nous voilà donc à l’aube d’une énième Guerre Sainte contre Hadès et son armée. Sage n’est pas encore Grand Pope et garde la maison du Cancer. Quant à Harukei, il porte l’armure d’argent de l’Autel. Le Sanctuaire est fracturé de toutes parts et les Chevaliers d’Or se retrouvent à devoir s’affronter entre eux. Sous l’emprise du dieu des Enfers, Gateguard du Bélier et Francisca du Taureau s’en prennent à leurs frères d’armes. Ce tome ne brille pas par l’originalité de son récit mais bien par ce désir d’introduire une multitude de nouveaux protagonistes et de jouer avec les archétypes qu’ils représentent. Une fois encore, ça paraît idiot, mais le fait de voir certains personnages dans des rôles différents des canons Saint Seiya fait pas mal de bien. Faire de Krest du Verseau un chevalier survivant et respecté de tous ou faire de Guateguard du Bélier un chevalier renégat, c’est rompre avec une forme de tradition et cela permet à ce dernier chapitre de TLC Chronicles de se hisser parmi les meilleurs de la série. Ne reste plus qu’un seul tome pour conclure ces chroniques et nous pourrons dire au revoir au titre de Shiori Teshirogi. Voilà maintenant onze ans qu’elle travaille sur l’œuvre initiée par Masami Kurumada, et sa vision, bien qu’imparfaite, reste à ce jour ce qui s’est fait de mieux dans la mythologie Saint Seiya depuis la série originale. Pas si mal… !

 

Saint Seiya – The Lost Canvas Chronicles (T. 15)
De Shiori Teshirogi et Masami Kurumada
Édité par Kurokawa

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